La nécessité d'interroger le langage est aujourd'hui une évidence pour des raisons non pas seulement formelles, logiques ou analytiques, mais aussi phénoménologiques : dans quelle mesure le phénomène, dans son apparaître ou son inapparaître, dépend-il du langage, de la langue ou de la parole ? Or, pour répondre, ce sont d'abord ces concepts qu'il faut éclaircir. Désignent-ils des phénomènes en tant que tels ? Des médiations entre la conscience et certains objets ? Des moyens authentiques d'expression du sujet ? Ces questions ont été d'abord posées lors des journées de phénoménologie organisées chaque année par le Cercle Niçois de Phénoménologie et le Centre de Recherche en Histoire des Idées (CRHI) les 1er et 2 juin 2006 à l'Université de Nice Sophia-Antipolis sur le thème : " Le langage et ses phénomènes ". La volonté des organisateurs fut de rendre possible un dialogue entre les multiples courants phénoménologiques contemporains d'une part. pour lesquels ces questions sont au centre des réflexions les plus avancées, et entre des traditions tout aussi vivantes d'autre part, qui ne rentrent hélas que difficilement en relation avec la phénoménologie (la philosophie analytique, cognitiviste ou la pensée augustinienne) et qui ont pourtant beaucoup à offrir. Les textes rassemblés ici abordent les principaux aspects de cette immense problématique, introduisant le lecteur non seulement à une phénoménologie du langage. mais aussi à une réflexion sur cet " outil de communication " qui rassemble et " fait monde ".
Nombre de pages
250
Date de parution
06/09/2007
Poids
330g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296037267
Titre
Le langage et ses phénomènes
Auteur
Mayzaud Yves ; Jean Grégori
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
330
Date de parution
20070906
Nombre de pages
250,00 €
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La présente recherche étudie le surplus de sens que représente la socialité par rapport à la donation de la personne dans la philosophie de E. Husserl. Contrairement à la plupart des commentateurs, ce passage par le fondateur de la phénoménologie refuse son orientation téléologique et théologique pour se concentrer sur une description qui essaie de ne pas sortir de la sphère phénoménologique. Le recours à la monade au sens de Husserl s'impose alors pour appréhender la profondeur d'un phénomène qui compose un tout par accident, et selon des modalités et des niveaux qu'aucune " harmonie préétablie ", " main invisible " ou " Esprit " ne justifie. L'ontologie grise des sciences de la Cité admet comme allant de soi que toute collectivité est un ensemble d'individus, et que les phénomènes qui s'y manifestent doivent être les conséquences de leurs interactions. Profondément influencée par la physique, tout se résumerait à des mouvements d'atomes. D'emblée, la collectivité se divise en société et en communauté, en relations que F. Tônnies qualifiait soit de mécaniques soit d'organiques. Mais cette division ne découle-t-elle pas d'une réflexion sur le genre plutôt que sur la chose même ? La personne est-elle un être si simple que l'on puisse réduire la collectivité à deux sortes de relation ? La phénoménologie politique qui se réclame de la tradition de Husserl doit se poser deux séries de questions essentielles. D'un côté : qu'est-ce que la personne ? Quelle sorte de phénomène est-elle ? Comment comprendre son inévitable et contradictoire socialité ? De l'autre : à quels phénomènes donne lieu la rencontre réelle ou virtuelle des sujets personnels ? Ont-ils tous les mêmes structures d'apparition ? Apparaissent-ils d'ailleurs comme le commun des objets ?
Descartes a subi toutes les déformations possibles, mais la pire sans doute, contemporaine, est celle qui tend à le réduire à ses trois premières Méditations métaphysiques. On oublie qu'il y en a trois autres qui reviennent vers le monde matériel et la réalité corporelle de l'homme. On caricature volontiers la moitié de son œuvre, on oublie simplement l'autre ; or c'est précisément celle-là qui polarise tout le système vers la réalité quotidienne et naturelle de l'homme. Cet ouvrage va tenter de dévoiler la silhouette entière du système cartésien et de montrer que le problème classiquement compris comme celui de l'union substantielle, de l'union de l'âme et du corps, trouve sa réponse claire et distincte dans une propriété essentielle d'une vaste analogie de l'Etre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.