Du droit à la différence à la différence des droits. N'acceptons pas les fragmentations identitaires
Mayol Samuel
HELIADE
Nouveauté
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EAN :9782488897129
Un manifeste clair et exigeant qui démonte la confusion actuelle entre "droit à la différence" et "différence des droits" , et montre comment le glissement de l'un à l'autre fragilise le projet républicain. En défendant un universalisme lucide et une laïcité émancipatrice, le texte propose une ligne de crête : reconnaître les singularités sans fragmenter le droit commun. De quoi ça parle ? L'ouverture pose le diagnostic : ce qui était un progrès - le droit à la différence, comme liberté d'être soi dans un cadre commun - tend à se transformer en revendication de "différences de droits" selon les appartenances. La thèse est nette : reconnaître les individus dans leur singularité ne signifie pas que la loi doive varier selon les groupes ; la confusion entre droit à la différence et différence des droits met en péril l'égalité républicaine. Le manifeste se déploie en quatre grandes parties : - I. Le droit à la différence : une conquête légitime - Genèse philosophique (Lumières, universalisme, Mill, mouvements des droits civiques, féminismes) et montée d'un "droit à être soi" . - Alerte sur le risque d'essentialisation : la reconnaissance peut se transformer en assignation si l'on fige les identités. - La République face à la diversité : universalisme républicain, laïcité comme émancipation, articulation intégration / reconnaissance. - II. Le basculement : de la différence à la différenciation des droits - Quand la revendication devient exigence normative : dérogations, régimes d'exception, normes ajustées aux appartenances. - Le "piège" du multiculturalisme juridique (exemples Royaume-Uni, Canada) et ses effets sur l'unité du droit. - Rôle des "entrepreneurs identitaires" et du "marché de l'identité" : identités comme ressources symboliques et vecteurs de concurrence. - III. Les conséquences : une République sous tension - Egalité mise à l'épreuve, sentiment de "discriminations inversées" , concurrence des légitimités, fragmentation sociale et concurrence victimaire. - Perte du langage commun, conflits symboliques, divergence sur le sens même de mots comme "égalité" , "laïcité" , "discrimination" . - La laïcité fragilisée : confusion entre liberté et privilèges religieux, dérogations successives, risques d'érosion du cadre commun. - IV. Réaffirmer l'universalisme sans nier les différences - Universalisme comme horizon exigeant : primauté de l'individu, unité du droit, lutte contre les discriminations réelles. - "Reconnaître sans fragmenter" : politiques publiques ciblant des situations (sociales, territoriales) plutôt que des identités. - La laïcité comme méthode politique : séparation pour protéger, neutralité active, cadre commun affranchi des appartenances. - Conclusion : "tenir la ligne de crête" entre uniformité aveugle et fragmentation communautariste, pour préserver l'égalité des droits. Collection Manifeste Héliade : textes courts d'intervention, à mi-chemin entre le livre et l'article, pour intervenir sur des enjeux brûlants avec un ton libre, vif, parfois polémique mais rigoureux. - Format matériel : fascicule agrafé et non broché, pensé pour une lecture rapide, une diffusion large, des débats en librairie, en classes, en associations ou en réunions publiques. - Objectif : offrir des prises de parole marquantes sur universalisme, laïcité, République, identités, afin de nourrir un débat d'idées exigeant et accessible.
Nombre de pages
38
Date de parution
08/09/2026
Poids
70g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782488897129
Auteur
Mayol Samuel
Editeur
HELIADE
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20260908
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38,00 €
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Pourquoi la laïcité française suscite-t-elle autant de passions, de malentendus et de polémiques ? D'où vient ce principe, et que dit vraiment la loi de 1905 ? Peut-on porter un signe religieux au lycée, au travail, dans la rue ? L'État est-il neutre ou hostile aux religions ? Et surtout : comment s'y retrouver, sans être juriste ni militant ? Accessible, clair et vivant, ce livre s'adresse à tous ceux qui veulent (re)prendre en main un principe au c'ur de la République. Conçu pour le grand public ? lycéens, étudiants, enseignants, parents, citoyens curieux ? il propose une approche à la fois rigoureuse et lisible, structurée en trois grandes parties : l'histoire, le droit et les débats contemporains. Chaque chapitre est indépendant et peut se lire seul, comme une porte d'entrée vers une question, une controverse ou un enjeu majeur de la vie publique. Pensé comme un guide progressif, Je pige enfin la laïcité ! relie les textes, les idées et les cas concrets pour donner du sens à un principe souvent invoqué, rarement expliqué. Un jeu de cartes à télécharger accompagne également l'ouvrage. Encadrés explicatifs, repères historiques, décisions de justice et exemples du quotidien vous accompagnent pour que, pas à pas, vous puissiez dire : « Cette fois, j'ai enfin pigé la laïcité ! »
Cet ouvrage cherche à situer les nouvelles techniques du marketing (2.0 et 3.0) dans la stratégie globale de l'entreprise. Il les met également en perspective, en étudiant les mutations de la société, et en portant un regard critique sur le marketing 3.0.Il se propose de dresser un tableau à la fois simple et complet de ce qu'est le marketing 2.0 (communication unidirectionnelle de l'entreprise vers ses clients en faveur d'un dialogue avec le consommateur, et surtout entre les consommateurs) et de ce que sera vraisemblablement le marketing 3.0, en reprenant les principales techniques et leur impact sur le consommateur. Le passage au marketing 3.0 est un processus d'institutionnalisation du phénomène 2.0, avec de nouvelles pratiques sociales associées, dont les professionnels du marketing tentent de s'emparer en vue de se procurer un avantage concurrentiel décisif.
Dans une France fragmentée, en proie à la défiance et à la montée des replis identitaires, réenchanter le lien républicain est devenu un enjeu central. S'appuyant sur l'histoire et l'analyse des rites français, Samuel Mayol montre combien la République souffre d'un vide symbolique : les cérémonies civiques s'asphyxient, les grands moments du calendrier national perdent leur force de cohésion. Pourtant, l'expérience prouve que l'émotion partagée, la ritualité inventive et l'ancrage du collectif sont des moteurs puissants d'unité. A travers un plaidoyer incarné, nourri d'exemples concrets et de comparaisons internationales, ce livre invite à réinventer fêtes, gestes et paroles du vivre-ensemble pour transmettre, rallier, et résister à la fragmentation. Un appel à restaurer la magie du commun, et à refonder la promesse républicaine autour de cérémonies vivantes, inclusives et désirées.
Depuis trente ans, marques, agences, partis politiques et institutions ont adopté un même réflexe : segmenter les Français par origine supposée, religion présumée, appartenance imaginée. On appelle cela "ethnomarketing" et on le présente comme un raffinement moral. Samuel Mayol, docteur en sciences de gestion et spécialiste du marketing, retourne l'outil : ce qui prétend simplement s'ajuster à des différences préexistantes les produit, les fige et les vend. Résultat : un communautarisme marchand qui sape l'universalisme républicain. Un livre bref (52 pages), dense, structuré en 5 chapitres et qui débouche sur une proposition constructive - une éthique de la segmentation en cinq principes.
Discours pour la laïcité rassemble les allocutions prononcées lors des cérémonies de remise des Prix de la laïcité du Comité Laïcité République depuis 2003. Ecrivains, magistrats, chercheurs, artistes, dessinateurs, enseignants, journalistes et militants y prennent la parole pour dire ce que la laïcité protège, ce qu'elle exige et ce qu'elle promet. De quoi ça parle ? Sur plus de vingt ans, le CLR a réuni au moment de ses Prix des voix venues d'horizons très différents pour honorer celles et ceux qui, souvent au péril de leur liberté ou de leur vie, défendent la laïcité et l'universalisme. Le recueil restitue ces allocutions dans leur ton propre - hommage, plaidoyer, colère juste, gratitude, alerte - et compose une mémoire vivante des combats laïques contemporains, en France comme à l'étranger. Trois lignes de force traversent le livre ? : ·la laïcité comme liberté? : liberté de conscience, liberté de croire ou de ne pas croire, liberté de dire, de créer et d'enseigner ? ; ? ·la laïcité comme cadre commun ? : égalité des citoyens, neutralité de l'Etat, séparation, refus des assignations identitaires ? ; ? ·la laïcité comme courage ? : hommage rendu à celles et ceux qui, journalistes, dessinateurs, magistrats, enseignants ou dissidents, l'ont défendue au prix de menaces et parfois de leur vie. ? Fil rouge ? : la laïcité n'est pas un dogme mais une promesse civique qu'il faut sans cesse redire et transmettre. ? Voix et moments phares Le recueil réunit notamment ? : ·Elisabeth Badinter, Caroline Fourest, Catherine Kintzler ·Kamel Daoud, Boualem Sansal, Waleed Al Husseini ·Philippe Val, Richard Malka, François Zimeray ·Jean-Pierre Obin, Georges Bensoussan, Henri Pena-Ruiz Un livre-mémoire pour comprendre, transmettre et défendre la laïcité, à lire d'une traite ou à parcourir voix après voix.
Sacrée bataille" propose une analyse des polémiques qui entourent la bataille de Poitiers, événement vieux de treize siècles devenu un véritable champ de bataille mémoriel et politique. Vincent Tournier retrace l'extraordinaire destin de cet épisode historique, de sa consécration sous la monarchie de Juillet à son rejet progressif à partir des années 1970-1980, jusqu'aux controverses actuelles qui en font un marqueur de la polarisation politique française. L'ouvrage analyse les trois facteurs qui ont transformé le regard porté sur cette bataille : la décolonisation et le sentiment de culpabilité post-colonial, la dépendance énergétique vis-à-vis des pays arabes producteurs de pétrole, et la chute de l'URSS qui ouvre l'ère de la mondialisation et du rejet des identités nationales. Dans ce nouveau contexte géopolitique et idéologique, la bataille de Poitiers devient embarrassante. Charles Martel, jadis héros célébré par Ernest Lavisse et Jean Jaurès, se voit progressivement effacé des programmes scolaires, puis associé à l'extrême droite. Les historiens contemporains minimisent l'événement, parlant de "mythe" ou de "simple raid" , tandis qu'émerge un nouveau récit "inclusiviste" valorisant les contacts et les échanges culturels entre chrétienté et islam. Vincent Tournier met en lumière les enjeux de cette réécriture mémorielle : le mythe d'Al-Andalus tolérante, la thèse de "nos ancêtres les Sarrasins" , les projets d'histoire "mondiale" de la France. Autant de tentatives pour adapter le récit du passé aux préoccupations du présent, dans une société marquée par l'immigration et la quête d'un "vivre-ensemble" apaisé. Mais les attentats islamistes de 2015 et des années suivantes ont fragilisé ce discours optimiste. L'histoire revient avec violence dans le débat public. En 2024, trois étudiants sont arrêtés alors qu'ils préparaient un attentat contre la mairie de Poitiers pour "venger" la bataille de 732, révélant la persistance d'un imaginaire de conquête chez certains musulmans, en contradiction avec le récit pacifié promu par les élites. Au-delà de l'analyse historiographique, l'ouvrage pose une question politique fondamentale : dans une société fragmentée, traversée par les tensions identitaires et religieuses, quel récit du passé est encore possible ? Entre la nostalgie du roman national et le rejet de toute référence historique jugée "identitaire" , existe-t-il une troisième voie ? La France peut-elle encore assumer son histoire, y compris ses dimensions conflictuelles, sans tomber dans la stigmatisation ni dans le déni ? Accessible et rigoureusement documenté, nourri d'une connaissance approfondie des débats historiographiques et des enjeux politiques contemporains, Sacrée batailles'adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre comment l'histoire devient un enjeu de pouvoir, comment le passé est instrumentalisé, et pourquoi la bataille de Poitiers cristallise aujourd'hui autant de passions. Un livre essentiel pour comprendre les guerres mémorielles qui traversent la France du XXIe siècle. Vincent Tournier est maître de conférences de sciences politiques. Spécialiste des questions électorales, de l'opinion publique et de la sociologie politique, il enseigne à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Ses travaux portent notamment sur les transformations des valeurs politiques, les comportements électoraux et les enjeux identitaires dans les démocraties contemporaines. Il est l'auteur de nombreux articles scientifiques et chroniques dans la presse analysant les mutations de la société française et les recompositions du paysage politique.
Préface d'Arnaud Montebourg. «France 203X : Engagement pour une France sociale et souveraine»présente un programme de redressement national sur 10 à 15 ans, face à un effondrement inédit de la confiance démocratique et à quarante années de dérégulation, de renoncements et de déclassement.L'ouvrage refuse la perspective d'une prise de pouvoir durable du Rassemblement national et propose « les Décennies vertueuses » autour de trois piliers :-recréer l'empathie envers les citoyens,-recréer l'espoir dans l'avenir et-recréer la crédibilité d'un projet fondé sur des mesures concrètes. Le coeur du programme est une réindustrialisation massive : 210 milliards d'euros sur cinq ans pour 1 000 usines, une part de l'industrie portée de 11% à 15% du PIB, un grand emprunt national, un fonds souverain de 100 milliards et un État stratège doté d'un ministère d'État de l'industrie. S'y ajoutent 50 milliards pour moderniser ports, canaux, fret ferroviaire, routes et réseaux.Le projet défend une agriculture souveraine via un protectionnisme raisonné, une transition agroécologique et une meilleure rémunération des agriculteurs. Il propose une revitalisation démocratique par le recours au référendum, la simplification administrative et la restauration des services publics de proximité. Il articule transition écologique (nucléaire, électrification, rénovation thermique) et justice sociale (meilleur partage de la valeur, renforcement du rôle des salariés).Sur le plan international, il plaide pour un euro-keynésianisme et une souveraineté retrouvée dans une Europe réorientée. Porté par une écriture à la fois chiffrée et lyrique, préfacé par Arnaud Montebourg, le texte s'inscrit dans la tradition républicaine française et se conclut par un appel à « plus de démocratie, plus de République, plus de protection sociale et plus de souveraineté ». L'Engagement est un micro-parti politique créé initialement pour soutenir les campagnes présidentielles d'Arnaud Montebourg. Après le retrait de ce dernier de la vie politique, L'Engagement a poursuivi son action en se transformant en un laboratoire d'idées citoyennes. Composé de militants issus de la société civile, d'experts et de femmes et hommes de terrain, le mouvement refuse la résignation face à la crise démocratique française. Pendant deux ans, une douzaine de commissions thématiques rassemblant experts et profanes ont travaillé à élaborer un projet politique concret, ambitieux et républicain. L'Engagement est présidé par Vincent Guibert. L'ouvrage bénéficie d'une préface d'Arnaud Montebourg, entrepreneur et ancien ministre de l'Économie, du Redressement productif et du Numérique.
Jour du jugement de l'attentat du 14 juillet 2016. Nice est sur le banc des accusés. Ashanti est toujours en état de choc : la ville qui l'a fait grandir s'est montrée incapable de la protéger, ni elle, ni les nombreuses autres victimes du camion-bélier dont 86 ont perdu la vie. Ashanti, convoquée à la Cour d'assises de Paris, le coeur meurtri, a accepté de comparaître à l'audience, à la fin de laquelle elle remet en main propre à la métropole azuréenne, celle qu'elle considère comme sa mère, une longue lettre : son " carnet de voyages " après le drame. Alice Banki-Neige est une écrivaine portraitiste franco-congolaise. Dans ce roman poignant, elle retrace le parcours d'Ashanti, une jeune femme dont les sentiments ambivalents se dessinent à travers ses nombreux voyages en quête de bonheur, pour le meilleur et pour le pire. Ce récit à dimension autobiographique est une méditation sur la résilience et la capacité à transformer la douleur en art, la violence en création, faisant de l'écriture une source de vie unissant les villes aux âmes qu'elles édifient.