La couronneM. Sprung devise gaiement, comme s'il était à une terrasse de café: il voudrait savoir qui a donné ses coordonnées à Françoise.Renversée dans le fauteuil, la bouche ouverte et les yeux fermés, elle fait des moulinets avec l'index pour signifier «Je vous dis ça plus tard, quand vous m'aurez lâchée», mais elle s'interrompt et lève brusquement les deux mains vers le bras du docteur en proférant un grognement furieux, facilement interprétable comme un juron.Sprung reste d'un calme olympien. Il attend, l'arme à la main. Encore un qui est habitué à la douleur des autres. D'ailleurs, il a le physique sec de ceux qui ont le coeur sec.- C'est là, on dirait? lance-t-il avant de laisser Françoise cracher dans le petit lavabo.Et lorsqu'elle s'est redressée, il se met à gratter autour de la dent en sifflotant.Françoise récupère. Elle demande à son ventre de se relâcher, puis à sa poitrine et à ses épaules.Lorsqu'elle s'adresse ensuite à son menton, elle pense brusquement à son poil de barbe, qu'elle a négligé dernièrement. C'est impossible qu'il ne l'ait pas repéré, quelle idiote! Par ailleurs, il a une vue imprenable sur ses narines: elle aurait dû inspecter tout ça, avant de venir.Elle est de nouveau totalement contractée quand Sprung commence à dévitaliser sa dent.Le soir, bourrée de calmants, une tasse de verveine à côté de son ordinateur, elle tape le nom du docteur, sur internet. Elle glousse en découvrant son prénom: Paul-Emmanuel. C'est ridicule! D'ailleurs, il s'est bien gardé de l'inscrire sur ses feuilles de maladie.Elle prononce à voix haute «Paul-Emmanuel», puis elle zoome sur une petite photo de lui. Avec sa tête de fouine, il n'est vraiment pas son genre d'homme.Plus tard, allongée dans son lit, elle tente de définir ce qu'est, justement, son genre d'homme, mais le petit portrait de Sprung a imprégné sa cervelle embrumée par les médicaments, et elle s'endort en pensant à lui.Avant de retourner au cabinet la semaine suivante, elle épile son poil au menton. Elle prend aussi le temps de choisir un soutien-gorge en dentelle et hésite longuement à propos de l'ouverture du bouton supérieur de son corsage.
Nombre de pages
221
Date de parution
20/03/2013
Poids
220g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782213671024
Titre
Pas de chichis ! Nouvelles
Auteur
Maury Kaufmann Marianne
Editeur
FAYARD
Largeur
120
Poids
220
Date de parution
20130320
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Maman se suicide vendredi » : c'est ce que Noémie annonce à sa s'ur Katia, par téléphone.En entendant cette petite phrase terrible, Katia pense : une énième catastrophe !Et si c'était le contraire ?...Dans la famille de Marianne Maury Kaufmann, on se suicide. Cinq cas, on peut parler d'une série. Mais est-ce que cette série constitue une biographie ? La réponse est non.Marianne Maury Kaufmann est connue comme illustratrice de presse avec la création, en 2005, du personnage de Gloria, présent chaque mois dans le magazine belge Gael et chaque semaine dans le magazine français Version Femina. Maman se suicide vendredi fait suite à Pas de chichis ! (nouvelles, 2013), Dédé, enfant de salaud, (roman, 2014), Varsovie-les Lilas (roman, 2019) et Ciment (roman, 2023).4e de couverture : « Maman se suicide vendredi » : c'est ce que Noémie annonce à sa s'ur Katia, par téléphone.En entendant cette petite phrase terrible, Katia pense : une énième catastrophe !Et si c'était le contraire ?...Dans la famille de Marianne Maury Kaufmann, on se suicide. Cinq cas, on peut parler d'une série. Mais est-ce que cette série constitue une biographie ? La réponse est non.Marianne Maury Kaufmann est connue comme illustratrice de presse avec la création, en 2005, du personnage de Gloria, présent chaque mois dans le magazine belge Gael et chaque semaine dans le magazine français Version Femina. Maman se suicide vendredi fait suite à Pas de chichis ! (nouvelles, 2013), Dédé, enfant de salaud, (roman, 2014), Varsovie-les Lilas (roman, 2019) et Ciment (roman, 2023).
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).