Tan'gun N° 4 : Où va la République populaire démocratique de Corée ?
Maurus Patrick
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782343006338
Rien n'est plus difficile que de parler de la Corée du Nord. Les rares " spécialistes ", tenus volontairement par les règles strictes de la recherche, limitent leurs interventions et la place reste occupée par les permanents de l'opinion. La presse adore inviter ces donneurs de leçons aux discours bien rodés, bien attendus. On aura donc sempiternellement droit à Ubu, à Orwell, aux paranoïaques, aux schizophrènes, à la dynastie, au leader poupin qui regarde des films et souffre de sa petite taille, et, naturellement, au terrible danger que fait courir la RPDC au reste du monde. Pourquoi ? Pourquoi peut-on dire n'importe quoi, n'importe quand, de la Corée du Nord ? Pourquoi en rajouter alors que la situation difficile de ce pays n'appelle aucune exagération, la réalité suffisant ? Ces gens ont leur réponse toute prête, tant il vrai que l'idéologie a toujours réponse à tout : on ne peut pas y aller, on ne peut rien voir, " ils " cachent tout. Si c'était le cas, alors pourquoi ne pas se taire ? Il n'est pas facile d'aller en Corée du Nord et de se documenter. Mais ce n'est pas impossible. Il est faux qu'on ne puisse pas voyager, il est faux qu'on ne puisse pas y faire aboutir des projets, il est faux que la RPDC demande allégeance à ses visiteurs. De quoi ont-ils donc peur, tous ces bavards qui ne savent pas lire le coréen, pour avoir besoin d'accuser tout chercheur d'être complice ou téléguidé ou manipulé par le Nord ? Bref, eux savent sans y aller, et nous qui y allons sommes des imbéciles, au mieux. Ce numéro de tangua est une modeste et pessimiste tentative de parler aux happy few. Une modeste et pessimiste tentative de désorientation ou de déconcertation, comme disait Lyotard. Il est composé de travaux de chercheurs travaillant sur des documents de première main et ayant pour la plupart été sur place.
Nombre de pages
230
Date de parution
07/05/2013
Poids
284g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343006338
Titre
Tan'gun N° 4 : Où va la République populaire démocratique de Corée ?
Auteur
Maurus Patrick
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
284
Date de parution
20130507
Nombre de pages
230,00 €
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La littérature coréenne a longtemps eu de la peine à se faire connaître et son identité, après 2 500 ans d'appartenance au monde chinois, risquait d'être mal perçue. Or, c'est justement dans ce mouvement d'émancipation à l'égard de la Chine et du confucianisme, malgré la chape de plomb d'un siècle de colonialisme japonais, que la littérature coréenne a affirmé sa richesse, sa modernité et son originalité. On ne saurait désormais ignorer cette littérature; les traductions en français sont de plus en plus nombreuses et ce livre de la collection "Littérature des cinq continents" aidera le lecteur dans son périple au coeur d'un pays à la fois si lointain et si proche.
Tan'gun, le fondateur mythique de la Corée, est invoqué dans tous les discours sur ce pays. Pourquoi n'y ferions-nous pas référence, nous aussi, même si nous nous donnions pour objectif de déconstruire ces discours ? Chaque numéro fera appel à des spécialistes capables de manier des documents de première main, afin de poser ces questions : pourquoi la Corée, quand elle est évoquée, est-elle l'objet d'une telle désinvolture de la part de certains " chercheurs " ? Pourquoi la Corée peut-elle encore être présentée par des " traductions " signées par des gens n'en lisant pas la langue ? Pourquoi une certaine Corée favorise-t-elle ces pratiques ? Est-ce pour cela que la Corée, malgré les publications, n'est encore l'objet d'aucune représentation contradictoire spécifique ? Si la Corée parvient petit à petit à se faire connaître, lentement, il faut l'avouer, c'est d'abord par les images qu'elle fabrique ou invente. Le cinéma, enfin reconnu, initiateur de la vague coréenne (hallyu) plus réelle en Extrême-Orient qu'en Europe, et qui reste davantage une revendication qu'une réalité, la complexe question des quotas, l'informatique, l'internet et leurs avatars, dont la surprenante bd sur téléphone, le vidéo-art, initié par Nam June Paik qui vient de disparaître et auquel nous consacrons un dossier, la publicité, etc. Nous nous intéressons autant aux supports qu'aux contenus, ainsi qu'aux liens complexes et négligés avec les formes artistiques plus anciennes, comme la littérature.
Quoi de mieux, pour essayer de "dire la Corée", que de s'adresser directement à l'un de ceux qui ont placé l'analyse de la coréité au centre de leur recherche. Le prosateur Yi Ch'ôngjun, décédé l'an dernier, y a consacré l'essentiel de son oeuvre. En littérature, cela donne une tentative d'exprimer le han, mais pas sous sa forme de récupération nationaliste par le dictateur Pak Chônghûi, souvent reprise de façon non critique : il aurait exprimé la souffrance spécifique du peuple coréen, qui aurait toujours été victime des autres sans jamais être agresseur.
Sortir l'ancienne analyse idéologique de ses impasses, situer la socialité du texte au principe même de sa mise en forme, penser la textualisation comme un rapport créatif et dynamique avec des discours, des représentations, des langages, se distinguer ainsi radicalement de la sociologie de la littérature, telles sont les bases fondamentales de la sociocritique exposées dans les travaux de Claude Duchet, d'Edmond Cros, de Pierre V. Zima ou Régine Robin.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.