Maugham William Somerset ; Dobrinsky Joseph ; Mart
ROBERT LAFFONT
12,11 €
Épuisé
EAN :9782221114797
Après Les Trois Grosses Dames d'Antibes, on retrouve avec bonheur dans ces vingt-quatre histoires très différentes les unes des autres l'univers singulier de Somerset Maugham. Écriture, fragilité du pouvoir, tragédie de l'existence, haine des conventions sont quelques-uns des thèmes qui baignent ces nouvelles, et que Maugham décline dans un style à la fois incisif et empreint d'une grande tendresse. L'Angleterre, bien sûr, l'Europe, mais surtout les voyages et les colonies ont la part belle dans ce recueil, et sont évoqués au travers de portraits au scalpel de ceux qui ont fait le choix des îles. On découvre ou redécouvre au fil de ces histoires la morale immoraliste de l'auteur, pour qui les mariages légitimes sont souvent boiteux, tandis que les couples socialement mal assemblés sont parfaitement heureux. Ainsi cette nouvelle où une veuve vieillissante épouse, au grand dam de son milieu, un jeune homme de vingt-sept ans son cadet, et qui lui brisera le co eur quand elle décidera de divorcer: ce texte comme tant d'autres est ancré dans un anticonformisme radical, que Maugham affiche comme sien avec insolence et légèreté. Souvent drôles, pleines de fantaisie et empreintes d'une certaine nostalgie, ces nouvelles parlent aussi de ce monde ancien qui est celui de Maugham, et qui est sur le point de basculer et de disparaître.
Nombre de pages
677
Date de parution
09/09/2010
Poids
430g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782221114797
Titre
Madame la colonelle
Auteur
Maugham William Somerset ; Dobrinsky Joseph ; Mart
Editeur
ROBERT LAFFONT
Largeur
124
Poids
430
Date de parution
20100909
Nombre de pages
677,00 €
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Mrs. Craddock est le premier tourbillon annonciateur du maelström des veuves où s'engouffre l'oeuvre de Somerset Maugham. La future Mrs. Craddock, Bertha Ley, jouit d'un vaste domaine, d'une belle rente et d'un nom illustre.Elle vit seule avec une tante dont l'esprit n'a rien à envier à Madame du Deffand. Bertha Ley se nourrit de Montaigne, de Marc Aurèle et de Madame de Sévigné; elle s'est mis en tête d'épouser un de ses métayers, Mr. Craddock, parce qu'il a des mains fortes et viriles, parce que ses botte font naître en elle un frisson de plaisir, par leur seule taille, qui suggère une fermeté de caractère et une autorité des plus rassurantes.Sommerset Maugham se révèle d'une rosserie réjouissante. Peu à peu il distille un acide cynique qui ronge les pages d'abord imprégnées de niaiserie sentimentale. Les belles bottes de Mr. Craddock broientune à une toutes les illusions de son épouse. [...] Et Sommerset Maugham de laisser entendre que souvent, dans un roman d'amour, le livre de la vie pour l'un est écrit en italiques, pour l'autre, il est composé en grosses lettres capitales. Linda Lê
Il n'est, pour apprécier l'?uvre de SOMMERSET MAUGHAM à sa juste valeur, que d'écouter ses pairs. Chacun l'a loué, de George ORWELL à GRAHAM GREEN, de Raymond CHANDLER à Patricia HIGHSMITH, pour qui ses nouvelles semblent englober toute l'expérience humaine en quelques pages. C'est pourquoi, mieux que d'autres, Maugham franchit comme avec allégresse l'écueil du temps : son art tout de transparence, de retenue et de mesure -même dans l'indicible- l'a, d'ores et déjà, porté au rang de ces classiques qu'il admirait tant.
Résumé : Voici le Bildungsroman de Somerset Maugham par lequel il s'est imposé en 1915 et qui reste incontestablement l'un des grands romans anglais de ce siècle. C'est toute l'histoire d'un homme, de sa naissance à la maturité réconciliée, d'un homme vite éloigné des joies et des certitudes de l'enfance, tôt confronté aux questionnements de l'existence comme à ses incohérences et qui à toute force veut donner un sens à sa vie. Contraint de renoncer à la peinture où il a cru un moment trouver son salut, il deviendra médecin malgré de grandes difficultés matérielles, et finira par rencontrer l'amour. Eludant tout lyrisme incongru dans ce roman où il a mis beaucoup de sa propre vie, Somerset Maugham a prouvé avec ce chef-d'?uvre qu'il avait bien mérité des lettres anglaises.
Quand un jeune Anglais très convenable rencontre une jeune femme russe dans un de ces bordels parisiens des années 20 et que, de surcroît, l'héroïne est la femme d'un bagnard auteur d'un crime crapuleux, on pourrait s'attendre au pire roman de gare. Tout l'art de Somerset Maugham (1874-1965) est de transformer ce mélo en un petit chef-d??uvre d'ébénisterie littéraire. On comprend l'admiration sans bornes que le grand Evelyn Waugh, plutôt avare en compliments, portait à son confrère: "En termes de pure réussite technique, Vacances de Noël est son meilleur livre."