Mrs. Craddock est le premier tourbillon annonciateur du maelström des veuves où s'engouffre l'oeuvre de Somerset Maugham. La future Mrs. Craddock, Bertha Ley, jouit d'un vaste domaine, d'une belle rente et d'un nom illustre.Elle vit seule avec une tante dont l'esprit n'a rien à envier à Madame du Deffand. Bertha Ley se nourrit de Montaigne, de Marc Aurèle et de Madame de Sévigné; elle s'est mis en tête d'épouser un de ses métayers, Mr. Craddock, parce qu'il a des mains fortes et viriles, parce que ses botte font naître en elle un frisson de plaisir, par leur seule taille, qui suggère une fermeté de caractère et une autorité des plus rassurantes.Sommerset Maugham se révèle d'une rosserie réjouissante. Peu à peu il distille un acide cynique qui ronge les pages d'abord imprégnées de niaiserie sentimentale. Les belles bottes de Mr. Craddock broientune à une toutes les illusions de son épouse. [...] Et Sommerset Maugham de laisser entendre que souvent, dans un roman d'amour, le livre de la vie pour l'un est écrit en italiques, pour l'autre, il est composé en grosses lettres capitales. Linda Lê
Nombre de pages
310
Date de parution
23/11/1994
Poids
230g
Largeur
110mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782253932260
Titre
Mrs. Craddock
Auteur
Maugham William Somerset
Editeur
LGF
Largeur
110
Poids
230
Date de parution
19941123
Nombre de pages
310,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il n'est, pour apprécier l'?uvre de SOMMERSET MAUGHAM à sa juste valeur, que d'écouter ses pairs. Chacun l'a loué, de George ORWELL à GRAHAM GREEN, de Raymond CHANDLER à Patricia HIGHSMITH, pour qui ses nouvelles semblent englober toute l'expérience humaine en quelques pages. C'est pourquoi, mieux que d'autres, Maugham franchit comme avec allégresse l'écueil du temps : son art tout de transparence, de retenue et de mesure -même dans l'indicible- l'a, d'ores et déjà, porté au rang de ces classiques qu'il admirait tant.
Voici le Bildungsroman de Somerset Maugham par lequel il s'est imposé en 1915 et qui reste incontestablement l'un des grands romans anglais de ce siècle. C'est toute l'histoire d'un homme, de sa naissance à la maturité réconciliée, d'un homme vite éloigné des joies et des certitudes de l'enfance, tôt confronté aux questionnements de l'existence comme à ses incohérences et qui à toute force veut donner un sens à sa vie. Contraint de renoncer à la peinture où il a cru un moment trouver son salut, il deviendra médecin malgré de grandes difficultés matérielles, et finira par rencontrer l'amour. Eludant tout lyrisme incongru dans ce roman où il a mis beaucoup de sa propre vie, Somerset Maugham a prouvé avec ce chef-d'?uvre qu'il avait bien mérité des lettres anglaises.
Quand un jeune Anglais très convenable rencontre une jeune femme russe dans un de ces bordels parisiens des années 20 et que, de surcroît, l'héroïne est la femme d'un bagnard auteur d'un crime crapuleux, on pourrait s'attendre au pire roman de gare. Tout l'art de Somerset Maugham (1874-1965) est de transformer ce mélo en un petit chef-d??uvre d'ébénisterie littéraire. On comprend l'admiration sans bornes que le grand Evelyn Waugh, plutôt avare en compliments, portait à son confrère: "En termes de pure réussite technique, Vacances de Noël est son meilleur livre."
Après les deux premiers volumes des nouvelles qui ont permis de redécouvrir la plume cinglante du plus français des grands écrivains anglais du XXe siècle, ce troisième volet est l'occasion de retrouver l'univers anticonformiste et cosmopolite de Maugham. D'abord paru sous une forme romanesque, Mr Ashenden, agent secret se déploie, une fois n'est pas coutume, autour d'un même thème, le contre-espionnage, et d'un même personnage, Mr Ashenden, inspiré de la propre expérience de Maugham dans les services secrets anglais pendant la Première Guerre mondiale. Somptueusement écrites, riches de descriptions et de poésie, ces nouvelles nous emmènent d'un pays à l'autre de l'Europe en guerre, et brosse les portraits corrosifs et drôles des personnages qu'Ashenden croise au gré de ses aventures, et qui se révèlent être tous espions, ou presque. Sans rien ignorer des lois du genre, Maugham évite soigneusement les pièges du pittoresque de convention et joue, ironique et mordant avec les codes et méthodes de l'Intelligence Service, marquant la naissance du roman d'espionnage moderne, et assumant la paternité de célèbres espions à venir, au nombre desquels James Bond et son humour so british.
1954, dans un hôpital militaire de Hanoi, Yann, un soldat breton, est soigné par Mai. Ils tombent amoureux, mais le père de la jeune fille l'a promise à un autre. Elle s'insurge, elle est bannie de la famille... Ils se marient en toute hâte, avant que Yann rejoigne la cuvette de Diên Biên Phu. Après la défaite de l'armée française, Yann est emmené dans un camp d'internement. Dans une langue poétique, avec grâce et pudeur, Hoai Huong Nguyen peint le Vietnam d'hier et un amour qui affronte la violence d'une guerre. L'histoire bouleversante de Mai et de Yann laisse percer la lumière des humbles héros qui croient à la liberté et à l'absolu malgré les vicissitudes de l'Histoire. Tout est là : l'Histoire, l'histoire, la manière de les faire s'imbriquer, la netteté de l'écriture, la volonté de trouver une parole adéquate à la tragédie, la complexité des psychologies... "Un instant de littérature pure." Yann Moix, Le Figaro littéraire.
Avant le vol des bons de la Défense nationale et les assassinats qui suivirent, la renommée de Victor, de la Brigade mondaine, n'excédait pas le cercle restreint de ses chefs et de ses collègues. Il fallut, pour le mettre en évidence, qu'apparût brusquement en face de lui cet extraordinaire, ce formidable personnage d'Arsène Lupin, qui allait donner à cette ténébreuse affaire sa signification et son intérêt spécial. Les qualités déjà remarquables du vieil inspecteur furent portées à leur paroxysme par le prodigieux adversaire que lui opposaient les circonstances. C'est leur lutte sournoise, ardente, implacable, poursuivie dans l'ombre d'abord, puis en pleine clarté, que nous raconte Victor, de la Brigade mondaine.
Antonine?? Clara?? laquelle de ces deux figures constituait la véritable personnalité de l'être charmant qu'il avait rencontré? Elle avait à la fois le sourire le plus franc et le plus mystérieux, le regard le plus candide et les yeux les plus voluptueux, l'aspect le plus ingénu et l'air le plus inquiétant. "Arsène Lupin, dit Raoul, résout, bien sûr, le premier, une ténébreuse affaire de meurtre, et avec quelle maestria! Amoureux, il risque sa vie. Ingénieux, il s'échappe alors qu'il est cerné par la police ou les truands. Insolent, il joue des tours aux deux.Le gentleman-cambrioleur est au mieux de sa forme pour notre plus grand bonheur. "