France-Allemagne. Eglise et société du Concile Vatican II à nos jours
MAUGENEST DENIS
BEAUCHESNE
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EAN :9782701011646
C'est sur le double horizon de l'Europe et de l'Eglise qu'il convient de placer le dialogue qu'universitaires catholiques allemands et français, réunis à l'Institut catholique de Paris à l'initiative de son Institut d'Etudes sociales, ont entrepris et se sont proposé de poursuivre, chemin faisant... Chemin faisant de l'Europe : dans l'histoire, déjà longue, de ce sous-continent multiforme, comment ne pas rappeler la place éminente tenue par les universités et par les universitaires dans le patient travail d'engendrer l'Europe ? En cette fin du xxe siècle où l'Europe recherche les chemins de ses retrouvailles, pouvait-on imaginer que les universitaires seraient les derniers à oeuvrer à cette tâche ? L'Europe ne se fera pleinement et durablement que si, comme hier, à ses industriels et à ses marchands, à ses gouvernants, se joignent ses intellectuels et ses artistes, ses religieux aussi, voués professionnellement à en dire la richesse, contrastée, de l'imaginaire, de l'esprit et du coeur. Chemin faisant de l'Eglise aussi. Dans la trame de la grande oeuvre européenne, nul doute que l'Eglise ait une part, et probablement une part très privilégiée, aujourd'hui comme hier. Le survol des évolutions culturelles, des problèmes de société, des problèmes politiques, des problèmes économiques et sociaux, des médias et de l'éducation, en France et en Allemagne, présente un panorama complet des rapports entre les Eglises et la Société depuis le Concile Vatican II. Il aura permis de dégager le visage particulier des deux églises, confrontées ensemble aux mêmes défis de la sécularisation, d'une certaine marginalisation des chrétiens, d'une nouvelle évangélisation dans la modernité, double tâche pour faire l'Europe et pour faire l'Eglise.
Nombre de pages
226
Date de parution
15/10/1989
Poids
314g
Largeur
135mm
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EAN
9782701011646
Titre
France-Allemagne. Eglise et société du Concile Vatican II à nos jours
Auteur
MAUGENEST DENIS
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
135
Poids
314
Date de parution
19891015
Nombre de pages
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Sont rassemblés dans ce recueil les principaux documents officiels par lesquels l'Épiscopat et l'Église de France, depuis l'avènement de la troisième République et tout au long du XXe siècle, ont pris position sur les grandes questions d'intérêt national : le « ralliement », la «  séparation », la question scolaire, l'Action française, le Front populaire et le régime de Vichy, la laïcité et le pluralisme, la croissance puis la crise économique, la « révolution » de 1968 et la liberté morale, la politique, le marxisme, la guerre et la paix, la justice, l'éducation...
La société moderne prétend se mouvoir de manière autonome par rapport aux forces religieuses, et spécialement par rapport à l'Église. Les acteurs de la modernité ont entendu l'expulser progressivement et définitivement de la vie publique pour la confiner dans la sphère des activités privées. Mais paradoxalement tout se passe comme si le dynamisme social du christianisme, loin d'être atténué et affaibli par sa marginalisation apparente dans le monde moderne, se trouvait comme aiguisé et renforcé du fait même de cette situation. Au fondement de ce dynamisme : l'expérience que les chrétiens font d'eux-mêmes et du monde, selon la diversité des situations qui sont les leurs. Le présent ouvrage s'efforce de ressaisir quelques aspects du mouvement social catholique en France, depuis l'expérience de quelques-uns de ses acteurs importants et influents (Cetty, Liénart, Guerry, Matagrin), jusqu'à ses produits élaborés et structurés : formation des clercs, débats des semaines sociales, pensée théologique, discours collégial de l'épiscopat. À frais nouveaux, tout au long du XXème siècle, le mouvement social catholique français a produit une réflexion et un discours qui expriment tout à la fois les problèmes majeurs de la société française et les propositions de l'Église de France. Une tradition prend corps, originale et féconde, avec laquelle il convient de compter - dans l'Église, dans la société française.
Parler de la situation des droits de l'Homme dans une sous-région africaine, interroger sans ménagement leur complexité théorique et pratique, tel est le défi de ce livre. Les textes ici rassemblés témoignent d'une période de crise, de restructurations sociales et de transition historique, dans laquelle se meuvent des pays africains de la zone franc (pour ne rien dire des autres). Pendant une trentaine d'années, les sociétés d'Afrique centrale ont connu des régimes le plus souvent soucieux d'une unité nationale à construire par et autour de l'État et du parti unique, avec tout ce que cela pouvait signifier de monopole à la fois politique et culturel dans l'ordre de l'information et de la communication. Se présente aujourd'hui un temps intermédiaire, où les structures anciennes périclitent, et où de nouvelles cherchent à s'établir au profit de la société civile. Faut-il corriger les droits de l'Homme parmi les " détestables mots qui chantent plus qu'ils ne parlent, qui demandent plus qu'ils ne répondent ; aussi propres aux analyses illusoires qu'aux fins de phrase qui déchaînent le tonnerre " ? Mots détestables, peut-être. Armes dangereuses, certainement, pour ceux contre qui les droits de l'Homme sont invoqués, mais aussi pour ceux qui les manieraient inconsidérément dans leur propre intérêt. Raison de plus pour tenter de comprendre ces mots, afin que, de slogans disponibles pour tous emplois ambigus, ils deviennent principes de vie et d'action dans la tâche d'édifier une " société de droit ", c'est-à-dire un monde humain. Denis Maugenest, né en 1938, ancien doyen de la faculté de sciences sociales de l'Université catholique de Paris, et Paul Gérard Pougoué, né en 1949, ancien doyen de la faculté de droit de l'Université de Yaoundé, enseignent à l'Université catholique d'Afrique centrale, à Yaoundé, et codirigent un groupe de recherches sur les droits de l'Homme qu'ils ont fondé en 1993. Ce livre est le fruit du premier colloque organisé par ce groupe, en novembre 1994, et est consacré à la situation des droits de l'Homme en Afrique centrale.
Ce qui ne s'enseigne pas en cours de lettres se trouve ici. L'art de fabriquer une citation d'auteur, de révéler le lien mystérieux qui unit les publicités pour les shampooings et la littérature épique, de conclure une dissertation avec hauteur en y glissant le mot échasses comme l'avaient fait autrefois Proust et Montaigne?Un précis indispensable, érudit et facétieux. Né en 1964, Thierry Maugenest est romancier, essayiste et traducteur de l'italien. Il est notamment l'auteur des Rillettes de Proust ou 50 conseils pour devenir écrivain et de Bâchez la queue du wagon-taxi avec les pyjamas du fakir. Aphorismes et autres fantaisies littéraires, disponibles chez Points. "Thierry Maugenest ne badine pas avec l'humour. C'est délicieux !" Le Figaro littéraire
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.