Y a-t-il une langue maternelle ? Ce que disent les écritures francophones
Mathieu-Job Martine
HERMANN
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EAN :9791037020123
Les écrivains francophones habitent de moins en moins des identités nationales stables. Les appréhender par le biais exclusif des appartenances culturelles est donc insatisfaisant et fait trop souvent perdre de vue la qualité même de leurs œuvres, leur « tremblement » intime. On risque surtout d’occulter ce que leur écriture dévoile de façon exemplaire : une création littéraire repose sur le rapport sensible, imaginaire, que tout auteur noue à la langue. La prévalence du sensible, exacerbée dans les œuvres qui s’engendrent entre deux langues, offre un effet loupe qui permet de réévaluer des notions et des représentations rarement contestées. Y a-t-il une langue dont on puisse dire qu’elle est naturellement et immuablement maternelle ? Y a-t-il des appropriations différentes d’une langue selon qu’elle relève d’une tradition familiale ou d’une acquisition personnelle ? Autant de réponses singulières dans les textes, mais qui toutes imposent cette mise en question.
Nombre de pages
217
Date de parution
30/06/2022
Poids
278g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9791037020123
Titre
Y a-t-il une langue maternelle ? Ce que disent les écritures francophones
Auteur
Mathieu-Job Martine
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
278
Date de parution
20220630
Nombre de pages
217,00 €
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On a lu, on lit, on lira Le Fils du pauvre, ce récit que Mouloud Feraoun commence à écrire dès 1939 mais n'achève qu'en 1948 et ne réussit à publier qu'en 1950. Au fil du demi-siècle d'existence des littératures du Maghreb, ou plus largement encore des littératures francophones - entendues comme littératures en français produites par des écrivains dont l'univers créatif se déploie en plusieurs langues et plusieurs cultures - l'oeuvre a acquis un statut de classique. La reconnaissance de la critique, qui contribue aussi pour sa part à légitimer le nouveau champ littéraire maghrébin, se double d'une reconnaissance de l'institution scolaire ou universitaire qui, fréquemment, place en avant ce texte de pionnier, mais au titre discutable de témoignage ethnographique. Cet ouvrage se propose de contribuer à une lecture plus littéraire de l'oeuvre, qui mette en perspective son histoire et sa poétique, et cherche de ce fait à comprendre comment et pourquoi, en dépit de la pseudo-simplicité dont elle a souvent trop vite été taxée, elle est l'emblème d'une certaine littérature francophone.
J'ai besoin d'invoquer votre visage, le fantôme de votre présence pour instaurer entre nous un tant soit peu d'intimité épistolaire. [...] me mettre dans vos pas, revisiter les moments de votre vie étroitement noués à votre oeuvre. l'une et l'autre inscrivent en profondeur leurs effets de résonance en moi." En native de la même terre, Martine Mathieu-Job interroge avec une affectueuse complicité le lien d'Albert Camus à l'Algérie en s'intéressant surtout à deux périodes clés : son enfance, qui a nourri un rêve utopique brisé par l'histoire coloniale, et les années trente qui ont forgé son éducation esthétique et politique. Sous le signe d'une Méditerranée lumineuse et tragique, le dialogue avec le "philosophe-artiste" aide plus que jamais à penser les questions toujours brûlantes du rapport à l'altérité, à la justice, à la haine et à la solidarité.
Mathieu-Job Martine ; Seksig Alain ; Allouche Jean
Cinquante-deux auteurs de cultures musulmane, juive ou chrétienne livrent leurs souvenirs d'école dans l'Algérie française et coloniale. De l'école française, pour "indigènes" ou non, espace de normativité mais aussi, souvent, d'ouverture à l'autre. Et parfois, en parallèle, de l'école coranique ou talmudique. Reflets de la complexité des expériences vécues, ces récits inédits recèlent des informations méconnues, mettent à mal des préjugés sur les deux rives de la Méditerranée et forment, avec l'iconographie qui les accompagne, un riche matériau pour les historiens. Par leur qualité littéraire, ils témoignent enfin que l'école française a donné à certains de ses élèves, quelle que soit leur origine, une langue d'écriture en partage. Dirigé par Martine Mathieu-Job, ce livre s'inscrit dans le genre des recueils de mémoires initié par Leïla Sebbar.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.