Vous ne connaissez pas Carmelita da Cruz et jamais vous ne la rencontrerez : elle, ou même quelqu'un qui lui ressemble, à moins... ... À moins qu'un soir où vos vêtements collent à vos épaules, où les éclairs de foudre embrasent vos nerfs, un soir, enfin, où les hommes regardent les femmes à la pointe des seins, vous ne décidiez d'entrer dans l'un de ces motels bordant la route fédérale 60 qui coupe le Planalto brésilien... Zé, jeune flic issu de la misère de São Paulo, a franchi l'une de ces portes fatales. Il y a rencontré le Mal, la corruption des âmes, la passion, la beauté et... deux femmes, l'une blanche, l'autre noire. Bernard Mathieu, né en 1943, est l'un des romanciers français contemporains majeurs à découvrir. Zé inaugure dans un style capiteux et féroce la trilogie du Sang du Capricorne disponible dans la collection La Noire et déjà récompensée par le prix du polar SNCF 2000 pour Otelo et par le noir français du Festival de films policiers de Cognac.
Nombre de pages
308
Date de parution
09/09/2004
Poids
170g
Largeur
112mm
Plus d'informations
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EAN
9782070316410
Titre
Zé. Le sang du capricorne
Auteur
Mathieu Bernard
Editeur
FOLIO
Largeur
112
Poids
170
Date de parution
20040909
Nombre de pages
308,00 €
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Hélène et Hailou, son conjoint anthropologue, s'installent dans la vallée de la Kibish qui a vu apparaître le premier homme moderne, il y a 195 000 ans. Aux confins du Soudan, du Kenya et de l'Ethiopie, la région est un point aveugle sur les cartes. Hailou a reçu pour mission de faire la paix entre des tribus qui guerroient depuis l'aube des temps pour le contrôle des points d'eau et des rares pâturages. Hélène la Française se consume d'ennui tandis qu'Hailou bat montagnes et volcans pour négocier avec les dignitaires traditionnels. Sous des dehors rustiques dont ils jouent comme d'un masque, ceux-ci sont de redoutables politiques et des stratèges machiavéliques. Hailou n'a pas jugé utile de révéler à Hélène qu'un mystérieux Occidental lui offre beaucoup d'argent contre des informations de première main sur la situation géostratégique d'une zone riche en pétrole et en minéraux où la guerre entre le Nord- et le Sud-Soudan menace de se rallumer à tout instant. D'abord désorientée par un monde dans lequel elle se sent profondément étrangère, Hélène est finalement emportée dans le chaos de la rivière Kibish où la violence est parfois mêlée d'une étrange douceur.
Barreto, vieux flic corrompu, usé au service des puissants, pleure et ne peut plus dormir. Devenu riche au prix de deux meurtres et d'une énième trahison, il quitte Brasilia, ses gosses et la grosse Zulma qui lui servait de maîtresse. Il prend la route des marais immenses du Pantanal, aux confins du Brésil, entre Argentine et Paraguay, où tout se trafique et se vend. A la même heure, à Sao Paulo, le capitaine Otelo court après sa jeunesse foudroyée par la dictature. L'image d'Iris, vue pour la dernière fois couverte de sang dans les locaux de la police politique de l'armée, le hante. C'était au temps de la guérilla mais le pays a-t-il vraiment changé? Zé, tiré de la rue, éduqué comme son propre fils et devenu enquêteur, ne donne plus de nouvelles... Otelo a trop de métier pour ne pas s'inquiéter. A son tour, il va prendre la route sans fin...
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys