Hélène et Hailou, son conjoint anthropologue, s'installent dans la vallée de la Kibish qui a vu apparaître le premier homme moderne, il y a 195 000 ans. Aux confins du Soudan, du Kenya et de l'Ethiopie, la région est un point aveugle sur les cartes. Hailou a reçu pour mission de faire la paix entre des tribus qui guerroient depuis l'aube des temps pour le contrôle des points d'eau et des rares pâturages. Hélène la Française se consume d'ennui tandis qu'Hailou bat montagnes et volcans pour négocier avec les dignitaires traditionnels. Sous des dehors rustiques dont ils jouent comme d'un masque, ceux-ci sont de redoutables politiques et des stratèges machiavéliques. Hailou n'a pas jugé utile de révéler à Hélène qu'un mystérieux Occidental lui offre beaucoup d'argent contre des informations de première main sur la situation géostratégique d'une zone riche en pétrole et en minéraux où la guerre entre le Nord- et le Sud-Soudan menace de se rallumer à tout instant. D'abord désorientée par un monde dans lequel elle se sent profondément étrangère, Hélène est finalement emportée dans le chaos de la rivière Kibish où la violence est parfois mêlée d'une étrange douceur.
Nombre de pages
428
Date de parution
08/10/2009
Poids
544g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782070124817
Titre
Du fond des temps
Auteur
Mathieu Bernard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
154
Poids
544
Date de parution
20091008
Nombre de pages
428,00 €
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Vous ne connaissez pas Carmelita da Cruz et jamais vous ne la rencontrerez : elle, ou même quelqu'un qui lui ressemble, à moins... ... À moins qu'un soir où vos vêtements collent à vos épaules, où les éclairs de foudre embrasent vos nerfs, un soir, enfin, où les hommes regardent les femmes à la pointe des seins, vous ne décidiez d'entrer dans l'un de ces motels bordant la route fédérale 60 qui coupe le Planalto brésilien... Zé, jeune flic issu de la misère de São Paulo, a franchi l'une de ces portes fatales. Il y a rencontré le Mal, la corruption des âmes, la passion, la beauté et... deux femmes, l'une blanche, l'autre noire. Bernard Mathieu, né en 1943, est l'un des romanciers français contemporains majeurs à découvrir. Zé inaugure dans un style capiteux et féroce la trilogie du Sang du Capricorne disponible dans la collection La Noire et déjà récompensée par le prix du polar SNCF 2000 pour Otelo et par le noir français du Festival de films policiers de Cognac.
Barreto, vieux flic corrompu, usé au service des puissants, pleure et ne peut plus dormir. Devenu riche au prix de deux meurtres et d'une énième trahison, il quitte Brasilia, ses gosses et la grosse Zulma qui lui servait de maîtresse. Il prend la route des marais immenses du Pantanal, aux confins du Brésil, entre Argentine et Paraguay, où tout se trafique et se vend. A la même heure, à Sao Paulo, le capitaine Otelo court après sa jeunesse foudroyée par la dictature. L'image d'Iris, vue pour la dernière fois couverte de sang dans les locaux de la police politique de l'armée, le hante. C'était au temps de la guérilla mais le pays a-t-il vraiment changé? Zé, tiré de la rue, éduqué comme son propre fils et devenu enquêteur, ne donne plus de nouvelles... Otelo a trop de métier pour ne pas s'inquiéter. A son tour, il va prendre la route sans fin...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.