Internationaliser l'éducation. La France, l'UNESCO et la fin des empires coloniaux en Afrique (1945-
Matasci Damiano
PU SEPTENTRION
24,00 €
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EAN :9782757438145
Pourquoi l'accès au savoir a-t-il constitué l'un des grands enjeux de la décolonisation ? C'est la question à laquelle cet ouvrage se propose de répondre en examinant le processus d'internationalisation de la politique éducative française en Afrique subsaharienne entre 1945 et 1961. Fondée sur une riche documentation archivistique, cette enquête met en lumière les relations qui se tissent entre la France, les autres puissances coloniales européennes et l'UNESCO, offrant une plongée unique au coeur des visions contrastées du développement et de la coopération internationale qui émergent au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Le livre retrace plus particulièrement les échanges et les rivalités qui accompagnent l'élaboration de nouveaux paradigmes - en particulier l'éducation de base - et analyse de manière détaillée leur mise en application en Afrique occidentale et équatoriale française. Il dévoile enfin les multiples reconfigurations qui s'opèrent au moment des indépendances, fournissant un éclairage inédit sur la genèse de l'aide au développement.
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Nombre de pages
290
Date de parution
02/03/2023
Poids
484g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757438145
Titre
Internationaliser l'éducation. La France, l'UNESCO et la fin des empires coloniaux en Afrique (1945-
Auteur
Matasci Damiano
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
484
Date de parution
20230302
Nombre de pages
290,00 €
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Matasci Damiano ; Bandeira Jerónimo Miguel ; Gonça
En s'intéressant à la relation que l'éducation entretient avec la "mission civilisatrice" du colonialisme, cet ouvrage collectif a pour ambition de restituer la complexité, les limites et la nature souvent ambivalente des politiques et des institutions scolaires en contexte (post)colonial. Organisé autour de trois axes thématiques, le volume examine plus particulièrement comment l'éducation coloniale est devenue au cours du XXe siècle un enjeu global, faisant l'objet d'échanges et de circulations entre et par-delà les empires. Les contributions se penchent aussi sur la place des enjeux éducatifs dans l'histoire des politiques de "mise en valeur" et de modernisation des territoires coloniaux et des pays nouvellement indépendants. Enfin, elles analysent les continuités et les ruptures qui émaillent la transition entre la période coloniale et postcoloniale, questionnant notamment les ambiguïtés du processus de décolonisation. Mettant en perspective des études de cas portant sur des aires géographiques variées (Afrique du Nord et subsaharienne, Asie et Océanie), ce livre permet de rendre compte non seulement des caractéristiques uniques de chaque situation coloniale, mais également de l'existence de problématiques communes à des régions de monde à première vue déconnectées, contribuant ainsi à dessiner les contours d'une véritable histoire globale de l'éducation.
Le tourisme est une activité économique importante en Suisse. Il est source de revenus et pourvoyeur d'emplois. Néanmoins, son importance découle avant tout du rôle qu'il joue dans les régions de montagne, où les défis du tourisme sont les plus importants aussi bien en termes d'infrastructures que de clientèle. Mais la Suisse fait face à un climat qui se réchauffe? les changements climatiques sonnent le glas du tourisme d'hiver en Suisse?
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.