André Gide & Henri Thomas. Correspondance 1930-1951
Gide André ; Thomas Henri ; Masson Pierre
PU LYON
20,00 €
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EAN :9782729714857
Pierre Masson nous propose dans cet ouvrage l'une des dernières correspondances inédites d'André Gide (plutôt déséquilibrée puisque l'on conserve 120 lettres de Thomas contre 60 de Gide), qui apporte un nouveau témoignage sur la vie littéraire en France, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Né dans les Vosges d'un père cultivateur mort jeune et d'une mère institutrice, Henri Thomas (1912-1993) écrit à André Gide alors qu'il est encore lycéen pour lui demander de l'accueillir chez lui afin qu'il réalise son destin d'écrivain. Ce dernier refuse, mais ils se rencontrent lorsque Thomas entre en classes préparatoires au lycée Henri IV en 1932. Dès lors, une correspondance soutenue s'instaure entre eux : Gide apprécie son intelligence et Thomas cherche son soutien. Après avoir échoué au concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure, Thomas enchaîne les petits boulots et sollicite fréquemment l'aide de Gide. En septembre 1940, il rejoint le sud de la France et devient membre à part entière du premier cercle de l'écrivain, mais il rentre bientôt à Paris où il est censé s'occuper de l'appartement de Gide (qu'il lui rendra deux ans plus tard dans un état lamentable). La même année, Gallimard édite son premier roman, "Le Seau à charbon" . En 1945, Thomas devient secrétaire de l'hebdomadaire "Terre des Hommes" créé par Pierre Herbart, autre ami d'André Gide. Il traduit de nombreux ouvrages de l'allemand avant de partir vivre à Londres pendant 10 ans où il est traducteur pour la BBC. Lors de cette période d'exil, la correspondance Gide/Thomas est particulièrement abondante, et ne s'achèvera qu'avec la mort de Gide en 1951. Malgré une oeuvre prolifique et couronnée par de nombreux prix (prix Médicis en 1960, prix Fémina en 1961, prix Valéry Larbaud pour l'ensemble de son oeuvre en 1970), Henri Thomas reste méconnu du grand public, mais fut un correspondant important de Gide lors de ses vingt dernières années d'existence.
Nombre de pages
248
Date de parution
12/06/2025
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782729714857
Titre
Gide & Thomas : correspondance 1930-1951
Auteur
Gide André ; Thomas Henri ; Masson Pierre
Editeur
PU LYON
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20250612
Nombre de pages
248,00 €
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Un matin, j'eus une curieuse révélation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous.
4e de couverture : "Nathanaël, je t'enseignerai la ferveur.Une existence pathétique, Nathanaël, plutôt que la tranquillité. Je ne souhaite pas d'autre repos que celui du sommeil de la mort. J'ai peur que tout désir, toute énergie que je n'aurais pas satisfaits durant ma vie, pour leur survie ne me tourmentent. J'espère, après avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en moi, satisfait, mourir complètement désespéré."Notes Biographiques : Né le 22 novembre 1869 à Paris, André Gide fait partie de l'entourage littéraire de Mallarmé et de Valéry dès 1891. Il fonde avec quelques amis La Nouvelle Revue Française en 1908, donnant trois ans plus tard aux Éditions de la N.R.F. l'une de leurs toutes premières publications, Isabelle. Par son oeuvre, ses prises de position, ses nombreuses amitiés et ses voyages, il exerce durant l'entre-deux-guerres et au-delà un véritable magistère. Il reçoit le prix Nobel de Littérature en 1947 et meurt à Paris le 19 février 1951.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
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Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
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