Joseph Begarra. Un socialiste oranais dans la guerre d'Algérie
Marynower Claire
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782296065147
Avril 1956 au Caire : Joseph Begarra est chargé par Guy Mollet alors président du Conseil de prendre des contacts avec des chefs du FLN pour explorer les conditions d'un cessez-le-feu et les voies d'une solution aux "événements d'Algérie". Il rencontre secrètement à cinq reprises Mohamed Khider, l'un des chefs de l'extérieur du FLN : un moment, "l'émissaire" entrevoit la possibilité d'un accord, mais très vite c'est l'impasse. Pourquoi Begarra pour cette mission ? Ce militant socialiste s'est fait connaître dans les congrès de son parti quand il dénonçait les abus d'un certain colonialisme, et évoquait les perspectives d'une Algérie où toutes les communautés vivraient à égalité dans les valeurs de la République. Fils d'un jardinier, né en Oranie en 1908, instituteur, militant depuis 1930, responsable de la fédération d'Oran, Joseph Begarra a vécu la guerre d'Algérie dans sa chair. Secrétaire fédéral, résistant, conseiller de l'Union française et membre du comité directeur de la SFIO depuis le début des années 50, il est aussi une personnalité à Oran où la fédération socialiste plus qu'ailleurs recrute dans la population musulmane. Jusqu'en 1958 il se refuse à perdre espoir : des réformes peuvent encore sauver la situation. Il devient en 1961 la cible des ultras de l'OAS et assiste au basculement de l'Oranie dans la violence, jusqu'à son départ et celui de sa famille. Cette biographie politique exploite des archives inédites et éclaire, à hauteur d'homme, la guerre d'Algérie vécue par un pied-noir socialiste de 1954 à 1962, entre une Algérie "rêvée" et les combats de la guerre d'indépendance. Cet ouvrage reprend en grande partie le master de recherche mention histoire et théorie du politique soutenu par Claire Margnower à Sciences Po Paris, lauréate du Prix de la fondation Jean-Jaurès 2007.
Nombre de pages
234
Date de parution
25/11/2008
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296065147
Titre
Joseph Begarra. Un socialiste oranais dans la guerre d'Algérie
Auteur
Marynower Claire
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20081125
Nombre de pages
234,00 €
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Résumé : Du début du XXe siècle jusqu'à l'indépendance, des générations d'individus ont milité à gauche, au parti socialiste, dans l'Algérie colonisée. Ce livre retrace leur histoire et s'attache à dessiner le portrait des militants dans leur diversité et leur complexité. Car la plupart étaient français, mais il y eut aussi des Algériens parmi eux. Ils militaient pour l'égalisation des conditions de vie entre tous les habitants du pays, pour les droits des travailleurs, mais ne prirent longtemps pas la mesure de ce qu'était la "nuit coloniale" pour ceux qui la subissaient. Ils étaient de toutes les grèves, défilaient dans les rues et se battaient avec la droite européenne, mais ne se joignirent pas aux cortèges qui demandaient l'indépendance pour l'Algérie. C'est cet entre-deux, ni anticolonialiste ni purement colonialiste, que ce livre cherche à restituer, pour une compréhension en profondeur de la société coloniale.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.