Indicateur sensible des changements de la punitivité dans le monde occidental, l'usage de la prison n'en finit pas de croître depuis une trentaine d'années ; dans le même temps, la critique de la prison et la démonstration de ses impossibilités ont rarement été aussi nourries par les expériences et analyses de ceux qui, à divers titres, côtoient l'univers carcéral. Les enjeux contemporains de la prison se déclinent autour de ce paradoxe. Mise en chantier en 1996, une législation destinée à encadrer l'exécution des peines privatives de liberté a été adoptée en 2005. Si cette loi confirme le mouvement de judiciarisation et de juridicisation impulsé dans les années 1970 en vue de la reconnaissance des droits des détenus, les modalités de sa mise en oeuvre montrent plutôt qu'elle est avant tout une nouvelle source de légitimation de l'institution, de plus en plus réduite, pour le reste, à ses fonctions de neutralisation dans un contexte de punitivité accrue. A cette critique est opposée l'impossibilité de mettre en oeuvre une telle loi face à la situation de surpopulation qui caractérise nombre d'établissements pénitentiaires belges. Le constat est loin d'être faux, mais il ne doo pas pour autant occulter d'autres obstacles, parfois plus fondamentaux, que permet de discerner l'examen des principaux objectifs liés à la réhabilitation, que sa fore soit ancienne - la réinsertion - ou nouvelle - déclinée sur le mode de la réparation ou de la responsabilisation. Face à ce qu'un collectif d'agents de l'administration pénitentiaire avait appelé "l'impossible réforme des prisons", il faut alors revenir sur la question de l'abolition de la prison. Cet ouvrage est basé sur les leçons de la chaire Francqui que l'auteur a occupée aux Facultés universitaires Saint-Louis en 2011.
Date de parution
29/05/2013
Poids
499g
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EAN
9782802802136
Titre
Enjeux contemporains de la prison
ISBN
2802802135
Auteur
Mary Philippe
Editeur
FUSL
Largeur
0
Poids
499
Date de parution
20130529
Disponibilité
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Roubaix, 1953. Willy, un batelier, est retrouvé assassiné. Un autre batelier est suspecté, mais sera acquitté faute de preuve. 50 ans plus tard, Alex, un célèbre photographe de la ville, se retrouve nez-à-nez avec le spectre de Willy qui lui demande de lui rendre justice. Aidé de son ami le commissaire Bébert, Alex va essayer de satisfaire le revenant, malgré la peur, les rebondissements et les secrets enfouis...
Michel Foucault l'a montré, la critique de la prison naît avec la prison et se répète depuis le XIXe siècle, tout comme les principes qui lui sont opposés : correction, classification, travail, éducation, contrôle ou assistance. Aujourd'hui, des changements sont intervenus, comme de nouvelles normes tendant à la reconnaissance de droits aux détenus. Les modalités de leur mise en oeuvre les font cependant apparaître comme un nouveau discours de légitimation de la prison. La surpopulation est souvent avancée pour expliquer ce décalage, mais elle ne doit pas occulter d'autres écueils, parfois plus fondamentaux, que cet ouvrage tente de discerner en faisant le point sur trois thèmes : les histoires de la prison en Belgique, du XIXe siècle à aujourd'hui ; les normes qui la régissent, de leur création à leur exécution ; les pratiques de ceux qui la pensent et, surtout, de ceux qui y vivent, professionnels ou détenus.
Il y a tout juste cinquante ans naissait la Nouvelle Vague. Qu'en reste-t-il aujourd'hui, au-delà de la révolution esthétique que ces films incarnent et de la modernité artistique et politique qu'ils reflètent ? Une nouvelle structure, répond Philippe Mary dans une analyse sociologique d'une décennie (1950-1960) qui, de Truffaut à Chabrol, de Godard à Rivette, a profondément bouleversé le paysage cinématographique. Car c'est à la Nouvelle Vague que l'on doit la naissance d'un monde nouveau : celui d'un cinéma, champ désormais autonome, structuré en deux pôles - le cinéma commercial d'une part, le cinéma d'auteur d'autre part. C'est ce bouleversement que se propose de mettre au jour, loin des approches strictement esthétiques ou étroitement sociologisantes, cet essai d'«histoire sociale du cinéma».
Ce volume reproduit les actes du Colloque organisé aux Facultés universitaires Saint-Louis les 3 et 4 mai 1974 en hommage à Mgr Van Camp. Il veut apporter une contribution aux problèmes de la rencontre inter-disciplinaire en sciences humaines. Trois domaines sont abordés : Psychanalyse et création littéraire et plastique. Epistémologie des sciences sociales. Réflexion philosophique sur l'égalité en droit et en morale. Littéraires, économistes, sociologues, juristes, psychanalystes et philosophes y trouveront matière à réflexion et à discussion.
Mort pour nos péchés". Cette antique formule exprime le sens que prend pour la foi l'événement historique de la mort de Jésus. Elle est liée à un ensemble de catégories archaïques (sacrifice, expiation, substitution, rachat, rédemption, etc.) dont l'homme contemporain ne semble plus pouvoir faire usage. Comment faut-il donc la comprendre aujourd'hui ? C'est à cette question que tente de répondre ce volume, résultant d'une session théologique pour enseignants et universitaires, tenue en 1975 à l'Ecole des sciences philosophiques et religieuses des Facultés universitaires Saint-Louis à Bruxelles. La démarche est pluridisciplinaire et comporte quatre moments : enquête exégétique, analyse anthropologique, ethnosociologie des religions et réflexion théologique.