Archives de sciences sociales des religions N° 140, Octobre-Décembre 2007
Mary André ; Bisson David ; Décobert Christian
EHESS
22,00 €
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EAN :9782713221453
Loin d'être une forme d'organisation religieuse traditionnelle en voie de disparition, les confréries soufies retrouvent depuis quelques années une nouvelle jeunesse de part et d'autre de la Méditerranée. Diverses observations ethnographiques en France et en Italie, conduites par de jeunes chercheurs, mettent à jour les dimensions identitaires et transnationales de cette dynamique, ici marquée par la figure spirituelle de René Guénon, penseur européen de la Tradition, converti à l'islam. Les notes critiques de cette livraison abordent divers travaux historiques récents sur la littérature chrétienne sous domination musulmane dans l'Orient médiéval, ainsi que sur les chemins multiples qu'emprunte aujourd'hui le catholicisme français pour faire face à son déclin. Une lecture plus contemporaine sur les " Yoruba du Nouveau Monde " s'ouvre à la quête de racines africaines des citoyens noirs américains. Enfin un hommage amical est rendu à notre collègue Marc Gaborieau, spécialiste de l'islam dans le sous-continent indo-pakistanais. À travers sa centaine de recensions, le bulletin bibliographique ne déroge pas à sa règle de variété. Indiquons seulement quelques auteurs ici traités : les philosophes Soren Kierkegaard et Hermann Cohen, le philologue Eric Auerbach, l'ethnologue Pierre Verger ou la sociologue Doris Bensimon
Nombre de pages
314
Date de parution
17/01/2008
Poids
508g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713221453
Titre
Archives de sciences sociales des religions N° 140, Octobre-Décembre 2007
Auteur
Mary André ; Bisson David ; Décobert Christian
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
508
Date de parution
20080117
Nombre de pages
314,00 €
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Ami Trista,... quand je vous vois mort, je n'ai plus de raisons de vivre. Vous êtes mort pour mon amour, et je meurs de tendresse et du regret de n'avoir pu vous secourir. Ami, ami, je n'aurai plus jamais soulas, confort, joie et santé. Maudite soit cette tempête qui me fit demeurer en mer ! Si je fusse venue à temps, je vous eusse rendu la vie, et vous eusse parlé longuement, doucement de nos amours ; je vous eusse rappelé nos aventures, nos joies et nos peines, tout ce qui fut notre étrange destinée. Puisque je n'ai pu vous rappeler à la vie, qu'au moins je vous rejoigne dans la mort, que j'ai confort avec vous, comme autrefois, du même breuvage. " " Tristan et Iseut ne s'aiment pas, ils l'ont dit et tout le confirme. Ce qu'ils aiment, c'est l'amour, c'est le fait même d'aimer " (Denis de Rougemont).
Ce recueil, qui fait suite à La Chambre des Dames, groupe trois histoires du XII? siècle, tour à tour pittoresques, dramatiques et pathétiques : L'Enfance d'Éracle, tirée du poème où Gautier d'Arras a exploité les traditions légendaires relatives à l'empereur Héraclius ; Cligès et Fenice, version un peu allégée de la seconde partie de l'oeuvre de Chrétien de Troyes qui eut, au Moyen Âge, presque autant de retentissement que le roman de Tristan ; Guillaume d'Angleterre, ouvrage curieux du même auteur, un chef-d'oeuvre de narration qui est en somme une espèce de vie de saint traitée par un poète de cour. L'Écoufle, le roman de Jean Renart qui termine le volume, est une gracieuse histoire, légèrement libre par endroits, décrivant les milieux aristocratiques que fréquentait l'auteur.
Marseille est un laboratoire privilégié. La crise actuelle de son modèle de développement économique est aussi celle de son territoire. Aussi la mise en cause de ses équilibres spatiaux appelait-elle tant une lecture historique de la genèse des structures urbaines qu'une lecture géographique des distributions sociales et spatiales d'aujourd'hui. C'est à cette double démarche que répond ce livre. D'une part, en analysant les dimensions synchroniques des activités économiques et démographiques inscrites dans une morphologie urbaine socialement structurée. D'autre part, en construisant le modèle génétique de l'articulation entre division sociale et trame matérielle de la ville : un modèle " libéral ", fruit de stratégies et de conduites, tôt établi au XIXe siècle, porteur d'effets de longue durée, et qu'échoue à altérer une haussmannisation manquée. L'interaction entre modes d'agir et formes urbaines, entre continuités et discontinuités temporelles, a fait de Marseille un cas d'école : division sociale, morphologie, croissance y sont étroitement liées, dans l'espace comme dans l'histoire. La ville se lit dans les principes tant de sa construction sociale que de sa division sociale. La première est le produit d'une création urbaine portée par des groupes, propriétaires, négociants, entrepreneurs immobiliers, animés par des projets mais aussi soumis à des contraintes, des compromis et des ratages. La seconde dessine des oppositions, entre équerre des beaux quartiers, de Longchamp au Prado, et faubourgs industriels, ville et port, nord et sud, avec la Canebière comme frontière, oppositions qui sont autant de composantes historiquement situées d'une structuration sociale du territoire, Dans un double refus du postulat écologique, pour qui la conduite des hommes est subordonnée à l'influence du milieu, et du postulat sociologiste, pour qui la société se projette simplement et immédiatement sur un sol quasiment vierge, l'ouvrage de Marcel Roncayolo est ainsi exemplaire pour les trois modèles qu'il propose, de genèse historique de la ville contemporaine, d'interprétation des relations entre territoire et société, et de mobilisation croisée des démarches de la géographie et de l'histoire.