Un jour, je présente Josef K. à mes proches dans un silence embarrassé. Un peu comme si je débarquais à une réunion de famille accompagné d'une amoureuse non conforme. Plutôt que de demander franco "qu'est-ce que tu lui trouves", on fait mine de s'intéresser à lui. Politesse forcée, ton mièvre, sourire faux. La banalité de ce gars ne peut être que feinte. Il y a un piège, forcément, se dit le père. Alors, c'est vous le héros de mon fils ? Ne le prenez pas mal, mais pour être tout à fait franc je vous imaginais autrement. Vous semblez très ordinaire de prime abord. Personnage de roman, dites donc, ça doit être exaltant. Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Je veux dire : vous avez une profession ? Ah, vous êtes employé de banque. Formidable. Cadre supérieur ? Je suis soufflé. À part ça, vous avez une passion, j'imagine. Une pratique artistique ? Laissez-moi deviner : vous aimez les voyages ! Ça non plus, pas le temps, trop de travail à la banque, ça arrive souvent quand on ne compte pas ses heures. Et sinon, quelles perspectives ? Devenir directeur adjoint, bonne idée. Une famille peut-être ? Non plus, vous êtes célibataire. Sinon, mon fils m'a dit que vous aviez un procès. " Parc Astérix, festival Twillight, animations Harry Potter, Bloomsday... On a sorti les personnages de fiction des livres et des écrans. On s'identifie à eux, on leur demande conseil, il arrive même qu'on les demande en mariage. Cyrille Martinez, lui, a tout de suite accroché avec Josef K. Lorsqu'il apprend qu'un parc à thème est consacré au personnage du Procès, il décide de s'y rendre. 24 heures en immersion, avec costumes et architecture d'époque. Bienvenue au Josef parK.
Nombre de pages
114
Date de parution
10/09/2026
Poids
170g
Largeur
123mm
Plus d'informations
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EAN
9782850613425
Auteur
Martinez Cyrille
Editeur
1ER PARALLELE
Largeur
123
Date de parution
20260910
Nombre de pages
114,00 €
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Ce roman à la fois fantaisiste et documenté nous conduit dans les arcanes de la Grande Bibliothèque. Un traité de sociologie comique, qui brouille les pistes pour mieux faire l'apologie d'un rapport libre à la littérature : un roman " vivant, saccadé, tendu, sauvage, orphelin ".
Andy et John, deux jeunes artistes au chômage, habitent New York New York. Entre vernissages, soirées poétiques et contournement des dress-code, surgit le tableau d'une ville underground où les performances, les drogues et les fêtes rythment le quotidien de ces personnages marginaux et créatifs. Derrière ces deux figures en quête d'un art qui serait plus qu'aucun autre le reflet de la vie moderne, on reconnaîtra en filigrane l'image réinventée d'Andy Warhol et de John Giorno, l'unique acteur du film Sleep. Grâce à une langue inventive et satirique, le récit de Cyrille Martinez campe une épopée ludique où s'entend, en sourdine, une réflexion sur le devenir de l'art et de la littérature dans un monde marchand. Une variation fantaisiste autour de la préhistoire d'Andy Warhol et de son compagnon le poète John Giorno, dans une ville imaginaire baptisée New York New York.
Biographie de l'auteur Cyrille Martinez est né en 1972. Poète et romancier, il participe à différentes revues et joue dans deux groupes, FrancePo et Jaune sous-marin. Lauréat de la Biennale des jeunes créateurs de Méditerranée en 2001, il a réalisé de nombreuses performances et lectures publiques en France et à l'étranger, basées sur le détournement des stéréotypes du langage contemporain : slogans, discours administratifs ou politiques...Il a notamment publié Deux jeunes artistes au chômage (Buchet/Chastel, Qui vive, 2011).
Sarajevo, 1994. La rumeur court: venu braver le froid de l'ancienne ville olympique, Bill Clinton a été enlevé au moment où il s'apprêtait à prononcer un discours en plein air, sur la place où, le 28 février 1914 François-Ferdinand d'Autriche fut assassiné. Les revendications d'enlèvement, les démentis et les menaces de représailles s'accumulent, ce qui ne change rien à l'ordinaire de Nedim Hrbat: dans la ville encerclée, l'espace se dilate, ce qui était familier n'a plus cours, les tracés se modifient, le chemin qu'uni avait l'habitude d'emprunter a disparu, les projectiles arrivent de toutes parts. En 1984, Nedim avait dix ans, Katarina Witt survolait les épreuves de patinage... Au-delà de l'intérêt immédiat d'un récit qui récrit l'histoire récente, le roman de Cyrille Martinez possède une vivacité d'écriture empruntant aux tirs que s'échangent d'invisibles ennemis dans la ville assiégée. Biographie: Cyrille Martinez est né en 1972. L'enlèvement de Bill Clinton est son premier roman.
Incendies en Californie, au Canada, en Catalogne... Les feux de forêts prennent depuis quelques années une ampleur telle que nous parlons désormais de "mégafeux". D'une étendue et d'une puissance sans précédent, nul ne parvient à les anticiper et à les contrôler ; sautant pardessus les obstacles, ils s'attaquent désormais aux zones d'habitation. A l'heure de la crise écologique, nous dit Joëlle Zask, ils révèlent l'ambiguïté fondamentale du rapport que nous entretenons avec la nature. Une nature idéalisée mais que l'on s'évertue à vouloir dominer. D'un côté, on gère les forêts de manière industrielle, quitte à renforcer le risque et la gravité d'incendies auxquels on répondra par une "guerre du feu" tout aussi industrielle et, le plus souvent, vaine. De l'autre côté, fantasmant un retour aux sources, on construit dans les bois des cabanes sans clairière qui flamberont à la première étincelle. En cela, les mégafeux sont le symptôme d'une société malade. Un symptôme dont la gravité peut nous aider à repenser nos interactions avec une "nature" qui n'est jamais que le résultat des soins attentifs que les êtres humains prodiguent, depuis des millénaires, à leur environnement. C'est cette attention qu'il est urgent de retrouver.
Comment se déploie aujourd'hui la surveillance ? Que sait-on de nous ? Sur le sujet circulent, à l'heure des objets connectés, des représentations d'un autre temps. Olivier Tesquet, l'un des journalistesles mieux informés sur la question, propose de cesser considérer la surveillance de manière abstraite pour permettre au lecteur d'avoir prise sur cet enjeu fondamental. Quand on parle de surveillance, on ne parle pas que de grandes oreilles et de paires d'yeux dans le ciel. C'est une réalité bien plus quotidienne et moins spectaculaire que ces incantations inquiètes. Ecrasée par le vocabulaire orwellien, la réflexion sur la surveillance s'égare en mauvais diagnostics. De nos routines Instagram aux caméras intelligentes du Xinjiang, des courtiers en données discrets à nos profils Facebook, qu'est-ce qui lie nos destins - en apparence disparate - de citoyens sous contrôle ? Depuis trois siècles, les dispositifs s'éparpillent jusqu'à donner l'illusion de disparaître. Et pourtant, plus présents et intrusifs que jamais, ils font de nous des agents consentants de notre propre enfermement, modifient nos comportements et confisquent nos vies avec le sourire. Nous commandant de forger une nouvelle grammaire pour mieux saisir le monde inquiétant dans lequel nous évoluons tous : une description minutieuse, rigoureuse et à hauteur d'individu des dispositifs qui nous entourent.
Le nouveau livre de Jan-Werner Müller, politiste allemand internationalement reconnu. Le libéralisme, historiquement garant des libertés individuelles contre l'autoritarisme, est aujourd'hui perc ? u comme une attitude propre aux élites, une culture qui serait l'apanage des " gagnants de la mondialisation ", d'une population urbaine privilégiée sourde aux difficultés de la majorité. Comment a-t-on pu en arriver là ? Le libéralisme a-t-il toujours été l'affaire de moralisateurs arrogants ? Jan-Werner Mu ? ller montre comment et pourquoi de telles idées se sont imposées une fois la guerre froide terminée, contre toutes les attentes des très triomphalistes libéraux. Puis il élabore, en s'appuyant sur les réflexions de la grande intellectuelle de l'après-guerre Judith Shklar, un " libéralisme d'en bas ", qui serait à même de garantir une existence indépendante et à l'abri de la peur. Un tel libéralisme, montre-t-il dans ces pages singulières et ambitieuses, pourrait étayer de fac ? on tout à fait inédite une politique fondée sur l'idée de sécurité et soucieuse de parer à toute discrimination. Sans doute y a-t-il là une piste pour sortir du vain combat entre " élites libérales " et populistes.
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