La poésie dans les soulèvements. Avec Bernard Vargaftig
Martin Serge
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782747509879
La poétique est traditionnellement prise au tourniquet des universaux et des singularités. Les premiers ignorent ou instrumentalisent les œuvres et les poèmes, les secondes empêchent une théorie d'ensemble, du langage et des actes de littérature. L'ensemble des processus de subjectivation sont alors tenus hors langage, tout comme la relation. La poétique sombre dans une rhétorique ou une stylistique qui se redistribuent généralités ou originalités selon des pouvoirs régionaux quand il faudrait au contraire montrer le continu éthique et politique des poèmes au langage, et des œuvres à la vie. Mais aussi montrer la force du langage dans les poèmes. Il s'agit ici précisément d'accompagner cette force. Le cas l'œuvre de Bernard Vargaftig. La méthode : une relation critique pour la poétique, relation tenant ensemble l'empirisme d'une écoute et l'utopie d'une théorie. Le pari : que l'œuvre de Vargaftig soulève la poésie. Le défi : que sa lecture critique puisse soulever la poétique. Dans ce défi, il y a l'utopie de la relation poétique ; l'utopie du poème comme relation au cœur du langage, de tout le langage. Utopie où, contre les séparations traditionnelles et les éclectismes d'époque, poétique, éthique et politique peuvent rendre intempestive la relation par et dans le langage.
Nombre de pages
188
Date de parution
01/11/2003
Poids
266g
Plus d'informations
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EAN
9782747509879
Titre
La poésie dans les soulèvements. Avec Bernard Vargaftig
ISBN
2747509877
Auteur
Martin Serge
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
266
Date de parution
20031101
Nombre de pages
188,00 €
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L'ouvrage emprunte la notion de "racontage" à Walter Benjamin et à son texte célèbre de 1936 : Le raconteur. Pour ce faire, il ouvre les études littéraires à un corpus destiné à la jeunesse. Aussi, cet ouvrage promeut-il une oralité de l'écriture trop souvent réduite aux paroles des personnages, en exigeant de reconfigurer la didactique de la littérature, trop assujettie aux vulgates narratologiques ou moralisatrices. Il propose enfin de suivre le plus possible les voix de l'écriture et les expériences de lecture en refusant les cadres interprétatifs définitifs.
La revue dirigée par Georges Lambrichs aux éditions Gallimard de 1967 à 1977, constitue une aventure collective de singularités remarquables. Peu mentionnée dans les histoires littéraires quand, par exemple, Tel Quel des éditions du Seuil l'est abondamment, la revue Les Cahiers du Chemin est celle d'un homme, éditeur, auteur et revuiste, dont cet essai tente d'abord le portrait. En mettant l'accent sur la poétique critique des écritures qui s'y sont rassemblées, il modifie le regard porté sur le champ littéraire de cette période, souvent réduit à la dichotomie des avant-gardes opposées au pôle traditionnel représenté d'abord par la N.R.f. Enfin, relisant Les Cahiers du Chemin, cet essai permet d'évoquer nombre de ses contributeurs hors de tout isolement et sans gommer les spécificités de chacun. Perros, Stéfan, Pachet, Chaillou, Trassard, Butor, Réda, Deguy et Meschonnic, sans oublier Le Clézio, participent ainsi à une reconfiguration du champ littéraire au tournant des années soixante-dix. Les auteurs des Cahiers du Chemin dessinent une constellation dans ce champ, que l'essai désigne du titre d'un ouvrage de Lambrichs : les fines attaches.