Diplomatie et mobilités. Négocier l'"étranger" dans l'Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècle)
Martin Virginie ; Montègre Gilles
ECOLE ROME
34,00 €
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EAN :9782728315994
Depuis la première modernité jusqu'à l'âge des révolutions, la mobilité des étrangers constitue un véritable enjeu diplomatique en Europe. Dans cet ouvrage, les auteurs questionnent le périmètre, les ressorts et les effets de l'action et de la protection diplomatiques sur les dynamiques de cette mobilité et la fabrique de l'étranger. Comment les diplomates contribuent-ils à impulser, encadrer ou entraver ces mobilités, subies ou choisies ? Dans quelle mesure participent-ils de l'intégration ou de la marginalisation d'individus et de communautés, qualifiés d'"étrangers" du fait de leur origine ou de leur sujétion à autrui ? En quoi tendent-ils ainsi à façonner autant qu'à brouiller l'identité, toujours incertaine, de ces étrangers ? Ces questions ouvrent aussi la voie à une relecture critique du concept de soft power, mettant en lumière la portée politique de la négociation diplomatique des personnes et des biens culturels. Les ambassadeurs, rouages essentiels du marché des arts, des savoirs et des savoir-faire, se conduisent en entrepreneurs et en protecteurs de mobilités culturelles. Ce faisant, le traitement diplomatique de la personne (physique et juridique) de l'étranger et de ses biens infléchit, voire cisèle, la condition d'extranéité. Ce livre, privilégiant une diplomatie au ras du sol et au fil de l'archive, envisage ainsi de manière conjointe action diplomatique, échanges culturels et construction de l'altérité.
Nombre de pages
452
Date de parution
05/06/2024
Poids
718g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728315994
Titre
Diplomatie et mobilités. Négocier l'"étranger" dans l'Europe moderne (XVIe-XVIIIe siècle)
Auteur
Martin Virginie ; Montègre Gilles
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
160
Poids
718
Date de parution
20240605
Nombre de pages
452,00 €
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Netflix, PrimeVideo, MyCanal, Disney+?, les abonnements à ces plateformes de streaming grimpent en flèche et les addictions suivent. Le Covid et ses confinements ont amplifié leur emprise chronophage sur nos vies. Ces séries auxquelles nous sommes devenus accros ne sont pas neutres. Il ne s'agit pas seulement d'un loisir. Elles font bouger nos représentations sans que nous nous en rendions compte. Sur l'identité sexuelle, raciale, les minorités, les prisons, la vie d'un grand chirurgien, des supers riches? Pour le meilleur ou pour le pire. Elles sont hypnotiques, manipulatrices mais aussi stimulantes. L'auteur est une universitaire qui aime les séries et les connaît parfaitement. Elle a décortiqué celles qui comptent vraiment, enquêté sur les scénaristes, sur qui les payent, découvert comment fonctionnent les mécanismes d'influence sur nos neurones. Mieux informés, nous pourrions mieux décider de nous laisser endormir ou de nous réveiller.
Le 18 juin 1995, pour la première fois de son histoire, le Front National s'installait aux commandes d'une ville de plus de 150 000 habitants, préfecture du Var, premier port militaire français. Ce livre propose de donner la parole à ceux qui ont vécu le FN en direct dans la ville de Toulon, jour après jour, durant les six années d'un mandat municipal. Ces témoignages assemblent un discours original et précieux non seulement pour le champ de l'analyse politologique au niveau micro mais aussi pour sa contribution à la connaissance d'une page de l'histoire politique française.
Résumé : Quel est ce monde dans lequel nous vivons ? Les extrémismes se donnent à voir, et les nationalismes avec eux. Car le monde qui vient semble faire peur comme s'il allait échapper aux Etats, aux nations, aux hommes et aux femmes. Pour beaucoup, un retour à une stabilité imaginée, un repli, l'espoir d'un temps figé, sont autant de réponses à des environnements devenus instables. Pour sa part, si elle partage le constat d'un monde complexe et mouvant, Virginie Martin refuse d'emboîter le pas à ceux qui parlent de suicide français ou de soumission. Et si nous racontions une autre histoire que celle à la mode, celle qui nous angoisse et nous sépare ? Une histoire d'émancipations, d'identités multiples et harmonieuses, de progrès techniques incroyables... Dans cet essai passionnant et acéré, l'intellectuelle lance un appel : la France doit porter un discours sur un nouvel universalisme - celui des différences.
Résumé : Un texte fort, qui aborde la question des violences faites aux femmes dans une société patriarcale. Un roman dérangeant qui dépeint les moeurs et la brutalité de la politique moderne. Virginie Martin est une politologue habituée des médias (C dans l'air).
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.