Accompagné de la jeune et blonde Palombine, dont on ne sait pas grand-chose, si ce n'est qu'elle semble beaucoup lui plaire, mais qu'elle le trouve tendrement ringard, le narrateur, poète obscur et misanthrope, effectue en voiture un voyage nostalgique à travers l'Auvergne, son Poitou natal et la Touraine. Chemin faisant, tous deux discutent littérature, géographie, gastronomie, s'amusent avec les mots, dialoguent en compères au fil de reparties émues ou drolatiques, testent des hôtels en bord de route, avant de regagner la région parisienne, où le narrateur doit prendre part à un événement culturel auquel il se rend sans enthousiasme aucun. Cette improbable soirée chez les " bobos " sera l'ultime étape de ce road-trip à la française, qui s'achèvera tragiquement au beau milieu d'un trottoir. C'est sur ce fond narratif sensible, mélancolique parfois mais toujours empreint d'ironie, que Lionel-Edouard Martin développe sa prose poétique, enrichie d'une satire de la vie contemporaine, et particulièrement des milieux artistiques et littéraires.
Nombre de pages
175
Date de parution
26/05/2016
Poids
230g
Largeur
144mm
Plus d'informations
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EAN
9782373850291
Titre
Icare au labyrinthe
Auteur
Martin Lionel-Edouard
Editeur
SONNEUR
Largeur
144
Poids
230
Date de parution
20160526
Nombre de pages
175,00 €
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Lionel-Edouard Martin est très précis : c'est le 25 mai 2012, à 8 heures, dans un café, que lui vient cette phrase. "Toutes les villes se ressemblent, oui, de plaine ou de montagne, construites à l'aplomb du magma qui palpite, profond, dans le coeur de la terre". Un texte foisonnant aussi, où on traverse les heures, où on ramasse ce qui traîne, les livres, les verres vides et l'Aspirine. Et l'enquête, à mesure qu'elle cherche l'épreuve - ou la chaleur, la secousse et ce qui tremble - du "magma" tout au fond va elle-même devenir comme liquide et proche de l'explosion, croiser les morts, avant de retrouver d'autres villes et maisons, et enfances - juste une beauté plus nue de la langue que, nous lecteurs, traverserons comme un roman, un monde d'histoires qui pourraient aussi bien être les nôtres.
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1889. Paul Eugène Poinot, jeune homme de condition modeste, a dix-sept ans lorsqu'il décide de rallier à pied son village - proche de Bar-le-Duc - à Paris, pour aller y visiter l'Exposition universelle. Il passe une semaine dans la capitale, où il s'émerveille devant la tour Eiffel, le dirigeable Le France, les gondoles vénitiennes, les différents pavillons - celui de la Finlande, de l'Algérie, de la Suisse... Il rencontre des Javanais, des Patagons, des Annamites, des Sénégalais, assiste à une fête japonaise, se promène dans la galerie des Sculptures, dans celle des Modes... Outre sa curiosité et son enthousiasme face à tant de nouveautés, le récit de son périple à pied est teinté d'une détermination réjouissante : près de six cents kilomètres aller-retour, un voyage de trois semaines, le tout conté avec précision et énergie. Une ode à la marche à pied, à la volonté, à la liberté.
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