Depuis le rétablissement de la démocratie en Argentine, une nouvelle forme de théâtre indépendant s'est développée à Buenos Aires. Elle est menée par ceux qui ont rompu avec la génération précédente en s'affirmant tout à la fois auteurs, acteurs et metteurs en scène, pédagogues et parfois scénographes. Ces artistes opèrent à partir de lieux souvent édifiés de leurs propres mains, gagnés sur des appartements, des garages, des arrière-cours. Leurs oeuvres posent la douloureuse question de l'argentinité, autant que celle de leur propre identité face au monde, dans un bouillonnement créatif dont l'Europe a beaucoup à retenir.Ricardo Bartis, Daniel Veronese, Beatriz Catani, Emilio Garcia Wehbi, Rafaël Spregelburd, Mariano Pensotti, Claudio Tolcachir, Federico León, Lola Arias
Nombre de pages
160
Date de parution
05/10/2010
Poids
180g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846812887
Titre
Buenos Aires, génération théâtre indépendant
Auteur
Martin Judith ; Perrier Jean-Louis
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
180
Date de parution
20101005
Nombre de pages
160,00 €
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Pli urgent ", c'est la mention que redoute de trouver la narratrice sur sa boîte aux lettres à chaque fois qu'elle revient chez elle. Ce pli urgent qui ne pourrait venir que de Roumanie, son pays d'origine, où vivent ses parents. Et qui annoncerait la mort de son père, imminente. La narratrice entreprend alors un voyage dans la mémoire, un retour sur son enfance. La captivité de son père, la rafle au cours de laquelle ses grands-parents, son oncle et sa tante ont disparu, les années d'après-guerre et le rideau de Fer, le départ pour la France, le mariage et la vieillesse du père. Cette vieillesse qui le prive de l'usage de son corps jusqu'à le rendre aphasique. Cette fin de vie que la fille suit depuis son exil, redoutant d'être absente au moment crucial. L'annonce de la mort de son père ne lui parviendra pas par le pli urgent qu'elle guette anxieusement, mais par un banal coup de téléphone. Récit intimiste et retenu. Pli urgent évoque avec pudeur l'amour entre un père et sa fille, dans les remous de l'Histoire.
Elle va parler. Pour elle. D'elle. Comme elle le lui avait demandé. Au chevet de sa mère, Agnès entreprend de dresser son portrait. Par images successives comme autant de touches d'un tableau impressionniste, la narratrice évoque sa jeunesse, ses études à Vienne, son mariage, la vie en Roumanie, la guerre qui balaye tout. L'après-guerre et l'arrivée du communisme constituent le cadre de la formation d'Agnès. Puis la jeune fille se marie, suit son époux en France. Ses liens avec ses parents sont alors épistolaires, ponctués de rares visites. Jusqu'à la mort du père, évoquée dans Pli urgent. Les derniers temps sont ceux de la maladie de la mère, vécue dans les affres de l'éloignement. " Pli urgent était le livre du père. Elle va parler est celui de la mère, de la relation moins ?dipienne, moins univoque, plus complexe entre mère et fille. À travers les vicissitudes de l'histoire, j'ai voulu raconter le destin de deux femmes, l'une née avec le XXe siècle, l'autre après la guerre. Modernité revendiquée pour la première, mais vie non aboutie à cause des préjugés de l'époque : destin assumé pour la deuxième - ballottée toutefois entre sa Roumanie natale et la France choisie. J.M.
En 2012, au moment de recevoir le Prix Adorno, Judith Butler se demande s'il est possible de vivre une bonne vie dans une mauvaise vie. Que peut donc signifier mener une vie bonne, une vie vraie quand la plupart sont exposés dans leur chair à la vulnérabilité d'une mauvaise vie ? Comment penser la résistance de la vraie vie à la fausse ? Cette ancienne question de la philosophie morale prend un sens neuf si on la pose dans les conditions concrètes de nos existences.
Biographie de l'auteur Judith Butler, philosophe, professeure à l'université de Californie à Berkeley, est la figure majeure des études de genre. Ses ouvrages sont largement traduits en français et font l'objet d'études passionnées.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.