Dans son appartement désuet et impeccablement rangé, Alicia s'étiole, engourdie par l'odeur de la cire et des nettoyants ménagers. Son mariage ne lui apporte plus la satisfaction des premiers jours et son isolement semble affecter de plus en plus sa santé mentale. Son mari Luciano brille par son absence et l'éducation catholique qu'elle a reçue l'entretient dans une culpabilité morbide. Lorsqu'elle se décide enfin à consulter le professeur Trauman, Alicia ne se doute pas de la longue descente aux enfers qui l'attend. Véritable plaidoyer en faveur de la condition féminine, Docteur Vertigo paraît en feuilleton dans la revue d'avant-garde El Vibora en 1989. Le poids du franquisme ne s'est pas encore totalement dissipé et même si la Movida a joué son rôle émancipateur, la transition démocratique espagnole n'a pas effacé les vieux schémas traditionalistes. La psychanalyse, sans être une découverte, n'est pas encore entrée dans les moeurs et conserve une aura sulfureuse. Avec Docteur Vertigo, Marti signe un pamphlet rageur et méthodique contre son pays, décrivant au travers de son héroïne les démons et l'endoctrinement d'une société toute entière. D'une noirceur à couper le souffle, le livre n'a rien perdu, trente ans après sa parution, de sa violence rebelle et de sa force tragique.
Nombre de pages
72
Date de parution
07/06/2018
Poids
412g
Largeur
223mm
Plus d'informations
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EAN
9782360811083
Titre
Docteur Vertigo
Auteur
MARTI
Editeur
CORNELIUS
Largeur
223
Poids
412
Date de parution
20180607
Nombre de pages
72,00 €
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Biographie de l'auteur Né à Barcelone en 1955, Marti Riera a été l'un des piliers de la mythique revue d'avant-garde espagnole El Vibora dès sa création, en 1979. Les sommaires voient se cotoyer la crème de l'underground inter-national et la jeune scène locale, alignant Willem, Charles Burns ou Art Spiegelman aux côtés de Nazario et Gallardo. Profitant de l'effervescence post-franquiste, la revue offre à toute une génération de se libérer des tenailles de l'ordre moral en piétinant les vertueux et l'autorité avec toutes les outrances nécessaires, et de régler son compte à un pays qui peine à se défaire du cauchemar fachiste. Dix ans plus tard, la revue optant pour une ligne plus commerciale, Marti quitte le navire et trouve refuge dans les pages de Makoki, l'autre laboratoire de la culture underground espagnole. Quelques mois plus tard, il abandonne pourtant la bande dessinée et prend ses distances avec le métier, laissant derrière lui une oeuvre fournie, riche en histoires courtes, de laquelle émergent le copieux feuilleton Taxista et l'hallucinant Dr Vertigo (à paraître chez Cornélius), long récit qui préfigure toute l'extravagance de la bande dessinée alternative à venir ! En publiant cette intégrale de Taxista en français, Cornélius répare une sidérante injustice, poursuivant et complétant l'effort des éditions Artefact, qui avaient entrepris dès 1986 la traduction de cette oeuvre sans pouvoir la mener à son terme.
Le cheminement du Minoen se poursuit. Les souvenirs reviennent, plus clairement. Si le présent est confronté au passé, est-ce une nouvelle épreuve à surmonter, ou un passage obligé qui rendra l'homme plus fort ? Des choix, des doutes, des certitudes, des jalousies, des chagrins, des déceptions, des amitiés : la vie continue en offrant des voies nouvelles pour celui qui voudra les emprunter. Le potier Minoen Kalikaros s'implique, il met tout en oeuvre pour saisir les opportunités, et reprendre le cours d'une existence qui a bien failli lui échapper. Plus de 3000 ans plus tard, l'homme du XXIe siècle doit toujours livrer ce même combat.
La longue période médiévale fascine les adultes autant que les enfants. Ils n'y voient souvent que l'aspect chevaleresque, avec ses propres codes, ses armes, ses décors... Pourtant, durant cette époque, le quotidien pouvait s'avérer difficile, empreint de craintes, de réalités, aussi diverses que répétitives (famines, épidémies, guerres...), et sous le joug d'une hiérarchie sociale pesante, souvent injuste. A travers les pages de ce roman, les individus se rencontrent, se côtoient, s'aiment ou se haïssent. Les intrigues se nouent, se dénouent parfois, au gré des événements, des choix de vie et des prises de conscience.
Créé en 1911 par Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas est le premier héros délibérément négatif de l'ére moderne, séduisant le public par son abscence de scrupules et son talent a faire du crime une figure de style. Mais si ce dandy du mal a marqué si durablement l'inconscient collectif de son empreinte, devenant au fil du temps la matrice d'une longue série de monstres romantiques, c'est moins pour ses crimes que pour la quête d'absolu et la dimension esthétique qu'il y insuffle. En donnant sa version intime et décalée de Fantômas, Benoît Preteseille retourne aux sources du personnage et escamote sa philosophie pour la pervertir, transformant "le crime est un Art" en "l'Art est un crime". Enrôlant dans cette aventure son panthéon artistique personnel, il met en place un jeu de références et de fausses pistes propre a tourner en dérision l'Art, ses conventions bourgeoises et leurs disciples médiatiques. Sarcastique ou idéaliste, le Fantômas de Benoît Preteseille est le héros postmoderne par excellence, rassemblant tous ceux qui l'ont précédé, monstres ou monstres sacrés, et les détruisant d'un même geste négligent. En compagnie du lecteur, il contemple son oeuvre, anéantissement nihiliste dont les décombres disent mieux que les pamphlets l'état d'un monde peuplé de bien-pensants pas moins monstrueux que Lucifer.
Revue de presse "A bona-fide cult hero" (New Yorker)"Clowes has explored the tedium and mystery of contemporary life with more wit and insight than most novelists or filmmakers" (The New York Times) --Ce texte fait référence à l'édition Relié .
Artiste atypique de la scène graphique contemporaine, Jean Lecointre est un véritable chirurgien du collage numérique. Puisant son inspiration dans les vieux magazines de mode, les romans-photos et la presse d'actualité, il dissèque cette matière première pour livrer des images inquiétantes, évoquant tout à la fois l'univers du David Lynch d'Eraserhead, les collages de Clovis Trouille ou les romans d'anticipation du Fleuve Noir. Déjà auteur de nombreux livres pour enfants et, avec Pierre La Police, du cultissime feuilleton La balançoire de plasma, Jean Lecointre a regroupé et organisé dans Greenwich le meilleur de ses collages surréalistes pour créer un territoire inédit dans lequel les hommes-tartelettes font la cour aux femmes liquides. Satires, poésies, cauchemars, les visions de Greenwich ouvrent des abîmes d'incertitudes qui n'ont pas fini de fasciner.
Biographie de l'auteur Dans la petite ville côtière Sakai-minato du sud-ouest du Japon., il connaît dans cette province tranquille une enfance libre et heureuse, période faste dont il s’inspirera à de nombreuses reprises dans ses mangas.Très tôt, il montre des aptitudes étonnantes pour le dessin, talent encouragé sans réserve par ses parents.Il a à peine vingt ans lorsque la guerre vient interrompre ses espoirs de carrière. Il est enrôlé dans l’armée impériale japonaise et est envoyé dans la jungle de Nouvelle-Guinée, où il va vivre un véritable cauchemar : il contracte rapidement la malaria, assiste à la mort de la plupart de ses camarades et perd le bras gauche dans un bombardement... Il puisera dans cette tragédie pour dessiner Opération Mort, son chef d’œuvre (Cornélius). Détenu sur place à la fin de la guerre, il se lie avec les membres d’une tribu locale, amitié qui le sauvera de la famine, de la maladie et de la folie.Ce n’est finalement qu’en 1957, après une vie déjà trop riche de souvenirs et de blessures, que Mizuki entame la carrière de manga- ka qui a fait de lui l’un des plus grands raconteurs d’histoires de son pays.Auteur singulier et généreux, fin connaisseur des cultures populaires, des yôkaï et du surnaturel, il ne cesse d’explorer tout au long de son œuvre les univers qui se cachent derrière notre monde pour mieux dire sa profonde compréhension de l’âme humaine, et communiquer à ses lecteurs l’empathie qu’il éprouve pour toutes les formes de vie.