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Le désir fantôme
Marsan Hugo
MERCURE DE FRAN
13,15 €
Épuisé
EAN :9782715221345
Depuis plus de trente ans, Catherine et Edgar partagent une histoire d'amitié que les soubresauts de leurs amours respectives n'ont pu altérer. Le jeune et mystérieux Branwell - ange de la mort ou fantôme du désir - réveille le passé de ce couple insolite. Le désir fantôme est une méditation sur le temps et l'amour. Les disparus nous harcèlent autant que les vivants. Pourquoi Lucien, le jeune ami d'Edgar, s'est-il suicidé ? Pourquoi Catherine aime-t-elle si maladroitement sa fille Emilie ? Pourquoi Branwell, le criminel, ne peut-il guérir de la tragédie qui a incendié son enfance ? De son écriture hiératique et pudique, Hugo Marsan tend les filets de la lucidité et de l'humour. Il réconcilie les événements douloureux d'un apparent chaos. La passion amoureuse est la pièce fragile, parfois manquante, du puzzle qu'est toute vie. " Il faudrait tout savoir de l'enfance, de l'amour, de la vie... Il n'y a pas de réponse à la douleur ni de répit. Il n'y a pas de réponse à la passion. Il y a pourtant une certitude : on ne peut pas vivre sans amour. "
Nombre de pages
172
Date de parution
11/09/2001
Poids
209g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782715221345
Titre
Le désir fantôme
Auteur
Marsan Hugo
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
209
Date de parution
20010911
Nombre de pages
172,00 €
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Au bout d'une heure de guet, il le repéra. Ce serait celui-là. Il s'offrit un premier plaisir : détailler sa proie avant que le jeune homme s'aperçoive de son manège. Il était plus près des vingt ans que des trente, estima André, mais il était très difficile de donner un âge précis à ces hommes sur la touche. Les jeunes chômeurs se camouflaient dans une grisaille défensive. Cependant, André savait par expérience que, pour peu qu'on leur portât intérêt, ils retrouvaient vite une deuxième adolescence d'autant plus impétueuse qu'ils craignaient d'en perdre le souvenir. Dégagés de la course à la réussite, délivrés d'un combat qu'ils savaient inutile, les chômeurs s'alanguissaient peu à peu dans une disponibilité dont ils finissaient par apprécier la coupable liberté. La seule servitude était le retour à la maison, d'autant plus redouté qu'ils en retardaient l'échéance. "
Le roman met en scène quatre personnages. Les "présents" : Marthe et Lucien qui vivent ensemble une histoire d'amour. Les "absents" : Frédéric, l'ami de Lucien, gravement malade, et Denis, la mère de Marthe, sénile et amnésique. Au cours d'une nuit passée dans un pays d'Afrique noire, où vient d'éclater une révolution, Marthe et Lucien, désemparés, se réfugient dans le bar de Gaby et Ulysse. Le désordre de cette nuit provoque bientôt un autre désordre : celui de la résurgence des souvenirs. Pourtant unis, Marthe et Lucien vont être ramenés, séparément, à leurs douleurs, à leur peur, à l'absence. Ecrit dans un grand souci de rigueur classique, le roman de Hugo Marsan réussit à exprimer toutes les confusions intimes auxquelles chacun de nous est confronté. L'art de la clarté est mis au service des plus subtiles nuances de l'esprit et du coeur. Les absents s'ouvre sur des perspectives infinies qui forment, en profondeur, la trame secrète de toute existence.
Au bout d'une heure de guet, il le repéra. Ce serait celui-là. Il s'offrit un premier plaisir : détailler sa proie avant que le jeune homme s'aperçoive de son manège. Il était plus près des vingt ans que des trente, estima André, mais il était difficile de donner un âge précis à ces hommes sur la touche. Les jeunes chômeurs se camouflaient dans une grisaille défensive. Cependant, André savait par expérience que, pour peu qu'on leur portât un intérêt, ils retrouvaient vite une deuxième adolescence d'autant plus impétueuse qu'ils craignaient d'en perdre le souvenir. Dégagés de la course à la réussite, délivrés d'un combat qu'ils savaient inutile, les chômeurs s'alanguissaient peu à peu dans une disponibilité dont ils finissaient par apprécier la coupable liberté. La seule servitude était le retour à la maison, d'autant plus redouté qu'ils en retardaient l'échéance.
La nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue Pierr
Sourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.
Résumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.