Un roman lyrique et moral qui explore les petites forme d'opposition à l'arrogance et à l'abus de pouvoir. " Vous choisissez" sont les premiers mots ce roman, insidieusement répétés par Walter Hofer, historique spoliateur de tableaux de maîtres pour Göring pendant la guerre, à Brandes, peintre allemand installé à Paris, qui possède un Cranach que veut le dignitaire nazi. Hofer, cyniquement, a fait une proposition au peintre : la totalité de ses peintures confisquées en échange du Cranach. C'est le parcours de Brandes vers la décision qu'il prendra in fine que raconte ce long monologue qui, à travers les époques, évoque sa vie et surtout son métier de peintre, en livrant une passionnante réflexion sur l'art, les couleurs, les formes. La force de ce roman est de mettre le lecteur en empathie avec le peintre, homme droit mais peu téméraire, dont la peur est manifeste. Aura-t-il le courage de ne pas céder au chantage, preuve qu'il n'a pas abandonné l'humanité, même au coeur de l'enfer ?
Nombre de pages
128
Date de parution
30/09/2017
Poids
160g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9791095434061
Titre
La décision de Brandes
Auteur
Márquez Eduard ; Raillard Edmond
Editeur
EDITIONS DO
Largeur
129
Poids
160
Date de parution
20170930
Nombre de pages
128,00 €
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D'aussi loin que son oeuvre a commencé à prendre forme Sarkis l'a photographiée, dans ses ateliers et ses expositions. Cette pratique ininterrompue compose une vaste archive visuelle dont la singularité tient dans la pluralité de ses destinations, conjuguant la fonction documentaire avec une dimension proprement artistique. Ce livre se propose de sillonner la production de l'artiste à travers les images du photographe, dépliant en une succession de séquences quelques-unes des grandes questions que cette oeuvre pleine reformule au long de plus de cinquante ans de création. Le fil des expositions vient s'y dérouler à la faveur d'associations et d'invitations telles que l'artiste n'a cessé d'en susciter dans son travail : les temps se croisent et bifurquent d'ateliers en installations, les lieux en appellent d'autres et les expositions apparaissent sous un nouveau jour dans les voisinages tissés par cette polyphonie photographique.
Dans des villages espagnols des années 30, trop isolés pour qu´un instituteur y fût nommé, les maîtres d´école étaient recrutés par des villageois au moment des foires. Ils avaient un salaire mais prenaient leurs repas chez les habitants qui les recevaient à tour de rôle. On les appelait catapote, "pique-au-pot" . La Nuit féroce se déroule à cette époque, dans un de ces villages au nom étrange. Le maître d´école est invité à partager une table dans une des maisons du lieu. Mais le terrible meurtre d´une jeune fille fige cette scène et libère la brutalité qui sous-tend ce bourg perdu lorsqu´un groupe d´hommes part à la chasse au meurtrier. Deux innocents fuient, bientôt persécutés par la colère aveugle. Un mal profond, enraciné dans le passé, irréfutable et impassible, gouverne le temps et l´espace dans ce conte noir et métaphysique aux résonances de tragédie grecque.
Le livre de l'artiste suisse Stefan Sulzer raconte l'histoire d'une visite à la Dia Art Foundation à Beacon, près de New York, au cours de laquelle la mère de l'artiste s'est sentie si offensée par l'élégante simplicité des peintures de l'américain Robert Ryman, qu'elle a laissé glisser lentement et avec la plus grande concentration sa main sur une de ces peintures. Stefan Sulzer combine cette histoire avec des déclarations et des informations sur le travail de Ryman et crée ainsi un récit poétique sur la réception analytique et émotionnelle de l'art. La conception du livre, qui reprend celle des éditions Taube, emprunte à la démarche de Ryman : l'utilisation excessive de l'espace blanc construit un objet subtil et hermétique, en lien avec un des énoncés du livre : « Mallarmé disait de la blancheur de la page qu'elle agissait tel un vide qui contrastait de manière apaisante avec l'intensité signifiée par la noirceur des lettres imprimées. »
Il y a ce monde de privilèges et d'injustices qui vacille, avec ce mot qui circule, en ville et ailleurs : effondrement. Inéluctable, imminent, partout on s'y prépare. Autour de lui, étranger dans les beaux quartiers, il y a l'ami Dino, et ce petit groupe qui se forme tandis que tout se délite, prêt à défier le pouvoir décadent. Il y a Ari, la compagne de toujours, qu'il aime et connaît si bien. Et il y a cette attirance pour Diane, la mystérieuse, qui risque de mettre en péril l'équilibre de son couple. Alors, cet effondrement qui gronde au-dehors, il finit peu à peu par s'insinuer dans son intimité. Et ce lent délitement des choses, insupportable, lui donne parfois envie à lui aussi d'en finir pour de bon, de tout renverser pour reconstruire sur les ruines. La Fange, c'est ce lieu où il retrouve les rebelles de fortune, ceux qui tentent de faire renaître la lutte et mener un nouveau combat. La Fange, c'est surtout la boue dans laquelle ils finissent tous par s'enliser. Roman de colère, de rancune, du désir de faire table rase, au risque de dangereuses attirances, La Fange explore le lien entre vacillement intime et effondrement collectif. Le besoin jamais assouvi d'autre chose. Celui qui toujours provoque l'envie de tout détruire pour recommencer encore.
La plupart des femmes qui racontent les histoires à la fois belles, étranges et terrifiantes de ce livre, vivent dans des mondes régis par la logique vertigineuse des cauchemars, luttant contre des situations incontrôlables. Elles ont des relations tendues avec les hommes de leur vie - père, amant, mari. La plupart de ces hommes souffrent d'une forme de névrose. Et dans leur tentative de prendre soin d'eux, la plupart de ces femmes donnent tout. ?? ?? ?? ?? éditions do - 55 rue Blanchard-Latour - 33000 Bordeaux - France 05 56 96 71 86 - olivier.desmettre@editionsdo.fr