Les grands ports de commerce français et la mondialisation au XIXe siècle (1815-1914)
Marnot Bruno
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9782840507802
Le XIXe siècle a donné naissance aux ports industriels, en raison de la présence croissante des navires à vapeurs dans des bassins vastes et bétonnés, de l'invasion des grues mécaniques, des docks-entrepôts et des voies ferrées sur les quais, ou encore des premières expériences de "sidérurgie sur l'eau". Sous la pression conjuguée de la révolution industrielle et de la mondialisation, les grands ports de commerce français ont connu des mutations techniques et économiques sans précédent. Cette adaptation était la condition sine qua non pour qu'ils s'insèrent dans les nouvelles logiques du commerce international et qu'ils demeurent compétitifs dans un univers de plus en plus concurrentiel entre grands organismes portuaires européens pour la captation des trafics maritimes et terrestres. Cet ouvrage, qui se concentre sur les 16 principaux établissements nationaux, est en premier lieu une réflexion sur une forme de contrainte nouvelle, que nous avons désignée par l'expression de "logique d'adaptation permanente". Elle procéda d'une dynamique innovatrice qui a fait entrer les ports de commerce dans l'ère des "travaux perpétuels" et les a conduits, dans le cas français, à s'insérer dans le commerce international selon des modèles de croissance régionaux spécifiques. Toutefois, le processus de modernisation des grands établissements nationaux a présenté des défaillances qui ont provoqué leur déclassement relatif dans la hiérarchie européenne. Elles se sont traduites par un sous-dimensionnement chronique des infrastructures et des lacunes croissantes en matière d'équipement, qui ont conduit à s'interroger sur le relatif échec de la politique portuaire entre 1815 et 1914. L'insertion plus ou moins bien réussie des ports français dans la mondialisation du XIXe siècle a également posé la question de leurs options respectives à propos de la conquête des marchés ultramarins et continentaux. Pouvant être considérés comme les premières plateformes logistiques de l'ère contemporaine, les ports du XIXe siècle inaugurèrent également l'ère de l'industrialisation lourde littorale. Cette dernière représenta autant une contrainte supplémentaire en matière d'aménagement des territoires portuaires qu'une nouvelle opportunité de développement économique à long terme.
Nombre de pages
590
Date de parution
29/09/2011
Poids
952g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507802
Titre
Les grands ports de commerce français et la mondialisation au XIXe siècle (1815-1914)
Auteur
Marnot Bruno
Editeur
SUP
Largeur
160
Poids
952
Date de parution
20110929
Nombre de pages
590,00 €
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Résumé : Certains spécialistes considèrent que la mondialisation du XIXe siècle a été la première véritable mondialisation de l'histoire, préfigurant par de nombreux aspects celle qui s'est mise en place à la fin du XXe siècle. Sans être aussi péremptoire, il apparaît que sous l'impulsion décisive de la révolution industrielle dans une partie de l'hémisphère nord et de la suprématie planétaire du Royaume-Uni, l'économie mondiale a connu des transformations radicales à partir du milieu du XIXe siècle. Elles se sont traduites par une nouvelle forme de division internationale du travail, une intégration croissante des marchés de biens, de capitaux et du travail, ainsi que la mise en réseau progressive du monde sous l'effet de la révolution des transports et des communications. La mondialisation du XIXe siècle fut brutalement interrompue par le déclenchement de la Première Guerre mondiale.
Résumé : Une synthèse sur l'histoire des villes portuaires des XIXe et XXe siècles, s'appuyant sur les aspects économiques, industriels, urbanistiques, culturels et sociaux.
Le Parlement de la IIIe République n'a pas compté en son sein que des juristes, des journalistes ou de professeurs. Il a également eu ses ingénieurs. Peu nombreux sur l'ensemble de la période, ces 280 représentants de la Nation n'en ont pas moins joué un rôle essentiel dans l'élaboration de la politique industrielle de la France. Cet aspect encore trop méconnu de l'histoire méritait d'être approfondi. Qui étaient ces ingénieurs ? De quels changements ont-ils été les initiateurs ? A quelles attentes du régime répondaient-ils ? Quelle influence ont-ils réellement exercée ? L'analyse d'archives parlementaires prouve que ces hommes ont pris part, de manière active et souvent déterminante, aux grands débats contemporains de la deuxième industrialisation. Comment ne pas évoquer ici les noms de Sadi Carnot (ingénieur des Ponts et Chaussées) et d'Albert Lebrun (ingénieur des Mines) qui ont accédé aux plus hautes fonctions de la République ? En favorisant nettement les relations entre Etat et industrie, en reconnaissant aux assemblées un rôle clé en matière de décision économique, les ingénieurs de l'époque se sont donné les moyens de promouvoir leurs idées. L'évolution de la politique ferroviaire et l'élaboration de la législation électrique en sont d'excellents exemples... Le pays connaît alors un véritable engouement pour les innovations et les travaux d'envergure. Autant d'éléments que l'auteur aborde ici sous un angle nouveau pour offrir une lecture inédite de la société française au tournant des XIXe et XXe siècles.
La Première Guerre mondiale a constitué un tournant majeur dans l'histoire contemporaine des ports de commerce français. Ils ont joué un rôle de poumon logistique de premier ordre pour soutenir l'effort de guerre français. Au retour de la paix, l'Etat leur confère une nouvelle dimension stratégique en en faisant des sites privilégiés de l'approvisionnement et du raffinage du pétrole. Cette dimension a joué un rôle croissant dans le bilan énergétique de la France au cours du XXe siècle. Au sein du commerce international déprimé par la crise des années 1930, les ports prennent une nouvelle place grâce au renforcement des liens économiques entre la métropole et son empire colonial. L'entre-deux-guerres constitue aussi une période de montée en puissance de la manutention mécanisée des matières pondéreuses importées en vrac à bord de cargos spécialisés. Un palier technique et organisationnel est franchi avec l'apparition du principe du terminal portuaire. C'est une caractéristique majeure des ports de l'ère taylorofordiste qui perdure jusqu'à la fin des années 1960. La reconstitution du potentiel portuaire après 1945, le redéploiement des échanges internationaux, les débuts de la construction européenne et les décolonisations conduisent l'Etat français à repenser la place et le rôle de ses ports. Ce nouveau contexte aboutit à la réforme de 1965 qui place l'élite des établissements maritimes au coeur de la politique industrielle et d'aménagement de la république gaullienne.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.