Jeunes en cité. Diversité des trajectoires ou destin commun ?
Marlière Eric ; Combessie Jean-Claude
L'HARMATTAN
21,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782747579773
Les transformations qui affectent nos sociétés ont de lourdes conséquences sur les ouvriers des banlieues, souvent immigrés, et plus encore sur leurs enfants évoluant dans une société hostile, ceux-ci développent de multiples stratégies face à un avenir incertain. Entre la poursuite d'études universitaires, l'investissement dans un emploi, l'attrait pour l'argent facile ou une situation d'attente et de galère, ces jeunes connaissent des trajectoires hétérogènes marquées par des rapports sociaux fragmentés. Ils déploient également des pratiques culturelles et des modes de vie qui leur sont propres, au carrefour d'un héritage familial, d'un islam urbain et individuel, de vestiges des cultures ouvrières et d'une adhésion aux valeurs marchandes véhiculées par les médias. A travers une étude ethnographique, réalisée dans une cité HLM d'une ancienne " banlieue rouge ", ce livre montre que le discours commun sur ces jeunes ne résiste pas à la pluralité des enjeux sociaux, ni à la complexité des situations. Il atteste aussi qu'une page de l'histoire ouvrière se tourne définitivement.
Nombre de pages
278
Date de parution
02/05/2005
Poids
405g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782747579773
Titre
Jeunes en cité. Diversité des trajectoires ou destin commun ?
ISBN
2747579778
Auteur
Marlière Eric ; Combessie Jean-Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
405
Date de parution
20050502
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
L'objectif de cet ouvrage est de retracer l'évolution des conflits entre monde populaire (ouvriers, habitants des "quartiers", etc.) et institutions dans un quartier de "banlieue rouge" devenu, depuis les années 1980, un quartier prioritaire des politiques de la ville. En effet, les questions de pauvreté, de luttes, de précarité, de chômage mais aussi de violence, de délinquance, de déviance jalonnent l'histoire locale du quartier étudié depuis la période de l'entre-deux-guerres. Ainsi, l'appréhension des modes de vie et des représentations sociales d'une jeunesse ouvrière ou d'une jeunesse actuellement en difficulté est essentielle pour comprendre au mieux les stratégies de survie et aussi les formes de résistances que les enfants d'ouvriers mobilisent face aux institutions.
Là où d'aucuns ne veulent voir que voyoucratie en actes, au contraire, les jeunes habitants des quartiers constituent bien des acteurs politiques qu'il va falloir enfin écouter.
Quels sont les processus sociaux qui conduisent certains jeunes à la radicalisation qualifiée d'islamique ... À travers un travail rigoureux d'exploration de la littérature existante et d'enquêtes de terrain, l'auteur dresse un portrait-type du jeune radicalisé et du djihadisme. Prenant le contre-pied des ouvrages parus avant lui, il montre que l'Islam est devenu le support idéologique de la violence (et non l'inverse). Tout comme l'anarchisme et le communisme révolutionnaire auparavant. Il analyse enfin la manière dont les institutions pourraient mobiliser davantage les acteurs de terrain et leur accorder une confiance et un crédit plus conséquents.
Nous, on est des pions, des bicots dans des cages à poules, ils ne savent pas quoi faire de nous"; "on vit dans un système bien huilé et nous on est un peu les boucs émissaires"; "on nous a parqués dans des cités dortoirs avec rien. C'est normal qu'à un moment donné on fasse des conneries". Les témoignages empreints de désespoir, de haine et de révolte sont légions dans cet ouvrage, lequel propose un éclairage sur les dimensions politiques du sentiment d'injustice qui structure la perception du monde chez beaucoup de "jeunes des cités". A partir de son observation participante menée sur plusieurs terrains en France, et de sa retranscription des discours formels et informels dont il a été témoin, Eric Marlière analyse la nature des propos belliqueux qui animent une partie de ces jeunes. Les relations conflictuelles avec la police, la méfiance à l'égard des travailleurs sociaux et le désenchantement vis-à-vis de l'école singularisent leur rapport aux institutions. Leur conception de la politique est négative et hypercritique: corruption, "toute-puissance" de l'Etat, "forces obscures" (franc-maçonnerie et "sionisme") forment une sorte de "théorie du complot" dont ils se sentent les premières victimes. La radicalité des discours entendus fait écho au quotidien de ces enfants d'ouvriers qui n'ont plus d'emprise ni sur le présent, ni sur l'avenir. Se sentant déconsidérés et, de surcroît, stigmatisés comme les "nouveaux ennemis de l'intérieur", ils développent un sentiment d'insécurité dans un pays qui a pourtant vu naître la constitution des droits de l'homme et du citoyen. Réalisée sans détour, cette enquête de terrain nous montre de l'intérieur les représentations sociales véhiculées par ces "jeunes des cités" qui défrayent si souvent la chronique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...