Mourir, naître, revivre. Embrasser le cycle des saisons, naviguer avec les éléments. Passer de la domination à la coexistence, de l'abus à la résilience. Remettre en question les croyances limitantes de l'être humain, connecté malgré lui à tout, sauf à l'essentiel : à notre essence en tant qu'individu, à notre essence en tant qu'espèce, et à celle de nos colocataires à poils, à plumes ou à écailles, avec lesquels nous partageons une même grande maison. Ces quelques enseignements sont le fruit d'années passées et présentes aux côtés de ceux que l'on considère majoritairement comme des biens de compagnie ou de rente : les animaux. C'est en présence de Tawaki, Priya, Ondée, Devi, Maya, Elyan, Alaska, Meli ou encore Jahmane que j'apprends quotidiennement sur le fonctionnement de notre monde et sur notre juste place dans cet univers, que l'on porte autant qu'il nous porte, sans pouvoir le maîtriser. Que ces individus soient des chiens, des cochons, des vaches ou des moutons importe peu. Ce qui compte, c'est ce qu'ils ont à transmettre, en étant simplement qui ils sont. C'est à leurs côtés, aussi surprenant que cela puisse paraître, que j'ai réappris à être humaine et à redécouvrir mon espèce sous un oeil nouveau".
Nombre de pages
155
Date de parution
10/01/2024
Poids
140g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782227501492
Titre
Ce que murmurent les animaux
Auteur
Markus Virginia
Editeur
BAYARD ADULTE
Largeur
125
Poids
140
Date de parution
20240110
Nombre de pages
155,00 €
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Abattoirs bloqués, boucheries caillassées, manifestations... Depuis plusieurs mois, les actions de militants antispécistes font la une des médias. Derrière ces actes jugés parfois choquants et souvent illégaux se cache un véritable combat éthique pour une égale dignité entre humains et non-humains. "Quand l'injustice devient loi, la résistance est un devoir" , disait Thomas Jefferson, initiateur de la démocratie américaine. Que faire, dès lors, lorsque l'attachement à la législation prévaut sur le devoir moral découlant du constat d'une injustice flagrante ? L'incohérence de l'opinion publique majoritaire face à des valeurs pourtant communément admises implique-t-elle la résignation d'un mouvement militant ? Dans ce manifeste, Virginia Markus montre l'évolution du mouvement antispéciste vers des revendications politiques plus offensives et l'intégration de la nécessité de faire usage de son pouvoir d'action citoyen en faveur des animaux.
A en croire la science et l'économie, notre bien-être n'a pas à être défini par nous-mêmes en fonction de nos besoins ou de nos rêves, mais selon les nécessités de l'industrie et des marchés. Il y a quelques années, une étude "scientifique" sur le comportement des poules élevées en batterie concluait qu'elles n'étaient pas gênées par leur cage, mais s'y trouvaient au contraire plus en sécurité qu'ailleurs. De là à prétendre que les poules préfèrent les cages, il n'y a qu'un pas. Selon la même logique, scientifiques et industriels pourraient tout aussi bien affirmer que les veaux préfèrent l'obscurité, les otaries les cirques, les indiens les réserves, ou que les êtres humains apprécient d'être dépossédés de tout pouvoir politique dans un environnement en perpétuelle dévastation.
Markus Zusak est né à Sydney en 1975. Ses parents sont d'origine allemande et autrichienne. Il est l'auteur de quatre livres qui ont tous été primés, et il est désormais reconnu comme l'un des romanciers contemporains les plus novateurs et poétiques d'aujourd'hui, figurant parmi les meilleures ventes en Australie et aux Etats-Unis. Il enseigne l'anglais à l'université de Sydney.
Brillant et novateur, cet essai de Robert Markus connaît enfinsa première traduction française, après avoir fait l'objet denombreuses rééditions depuis sa parution à Cambridge en1990. Parallèlement à l'oeuvre de son collègue et ami PeterBrown, à qui l'ouvrage est dédié, Markus renouvelle notreperception des changements culturels et religieux del'Antiquité tardive, en scrutant ce moment-clé où la conscienceque les chrétiens ont d'eux-mêmes bascule après la conversionde Constantin. C'est autour de la définition d'une conceptionchrétienne du sacré (espace, temps, rites) que le christianismese transforme en une religion toute-puissante et universelle.Plutôt que de retracer les étapes de la christianisation enOccident, Markus étudie la façon dont les chrétiens réagirent àla conversion de l'Empire. Au prix d'une authentique crised'identité. Une synthèse clairvoyante et subtile, qui n'a pasd'équivalent en français. Robert Markus (1924-2010) fut l'undes plus grands historiens anglais du XXe siècle. Né àBudapest au sein d'une famille juive, il fuit avec ses parents lamainmise nazie sur l'Europe centrale en 1939 et s'installe enAngleterre où, après des études de chimie à Manchester, ils'oriente vers la philosophie médiévale et moderne. Convertiau catholicisme en 1946, il entre dans l'ordre dominicain avantde le quitter, en 1954, pour fonder une famille. Parmi ses trèsgrands livres, citons Saeculum: History and Society in theTheology of St Augustine (1970) et Gregory the Great and hisWorld (1997).
Beaucoup de ceux qui connaissent les animaux pensent qu'ils écrivent, à leur manière...Ils se parlent entre eux et avec d'autres. Les chiens laissent des messages pour les autres chiens sur les arbres et les réverbères. Les chats le font aussi, ils disent quantité de choses dans les odeurs qu'ils déposent un peu partout. Ainsi le font également les loups, les sangliers, les poulpes avec leur encre, les chèvres des montagnes, les fourmis...Tous écrivent avec des traces, des marques, des signatures, et chaque animal apprend à les décrypter. Et si nous imaginions qu'un jour nous aussi serons capables de les lire ?
Ecrivain, poète et philosophe, Jean-Christophe Bailly nous invite à parcourir nos sens avec de multiples lunettes. Avec philosophie, il nous interroge : les sens sont-ils le propre de l'homme ? Les arbres avec leur ramification et leur système racinaire possèdent-ils un sens proche du toucher ? Les animaux ont-ils les mêmes que nous ? Dans ce cheminement, il emprunte à la biologie animale, en dressant des parallèles avec les saumons qui se repèrent grâce à l'odorat pour remonter les rivières et retrouver leur lieu de naissance, ou la crevette-mante qui voit à 360 degrés. Il se fait aussi linguiste, en évoquant le toucher et en tirant le fil entre "prendre" et "comprendre" . Il est politique, surtout, en s'arrêtant sur nos oreilles, notre nez, notre bouche : "Vivre c'est être poreux, pénétrable, échanger" . Nous sommes ouverts, "nous ne sommes pas de petites volontés fermées sur elles-mêmes" .