Extrait de l'introductionSi la culture populaire bretonne est encore vivante de nos jours, c'est surtout par la musique, et notamment par la forme la plus prestigieuse de chanson bretonne, la grande complainte dite gweiz. Mais, alors que les bons recueils de chansons populaires bretonnes collectées à la source et transcrites avec soin ne manquent pas, force est de constater que seul est largement diffusé le Barzaz Breiz, où la gwerz (quoique le mot lui-même vienne du latin versus) est donnée pour pure émanation du génie du peuple breton plongeant dans les mystères de l'ancienne Celtic. Ainsi, bien des non-initiés en viennent-ils à se demander ce que c'est que cette gwerz dont le nom ne se prononce que l'oeil voilé, l'air absent mais concentré, comme pour couver un oeuf gros de mystère.De mystère, il n'y en a pas, mais des querelles d'érudits et des tentatives pour investir et clore le champ si peu gardé de la chanson populaire, querelles et luttes d'influence dont il nous faut bien dire quelques mots pour commencer.LA QUETE DE LA GWERZDélivrons-nous d'abord d'un poids: est-il légitime d'opposer gwerz et son, autrement dit grande chanson mystérieuse et tragique et chanson plus légère, voire badine? Nous n'en savons rien et sommes prêts à nous rallier à celui des érudits qui aura le dernier mot sur le sujet. En attendant, nous avons constaté que, même si les frontières des genres étaient poreuses, deux styles de chants s'opposaient dans la tradition et nous avons donc décidé de reprendre la distinction opérée par Luzel entre gwerziou et soniou et de publier d'abord nos complaintes favorites.Question subséquente: est-il légitime de traduire gwerz par complainte? Au terme de longs débats, faisant eux-mêmes suite à diverses thèses et affrontements érudits, nous dirons simplement que nous le faisons car, somme toute, la définition de la complainte est aussi floue que celle de la gwerz. Luzel emploie souvent le terme de ballade qui aurait le mérite de la clarté dès lors que, suivant la tradition anglo-saxonne, la ballade se définirait comme chanson folklorique racontant une histoire, ce qu'est précisément la gwerz; le terme aurait l'avantage de l'inscrire de manière claire dans la tradition européenne. Le problème est que l'expression ballade folklorique, qui serait la traduction la plus exacte, semble avoir des connotations si passéistes en français que le recours, faute de mieux, au terme plus neutre de complainte nous a paru devoir s'imposer.Ces bases étant établies, il nous faut préciser que, pour la plupart, les grandes, les mystérieuses complaintes bretonnes, supposées plonger dans les tréfonds de la celtitude, ne sont pas fort anciennes. Certaines, très rares, peuvent remonter au Moyen Âge, la plupart à l'époque classique, ce qui n'ôte rien à leur force et leur poésie. Il est important, néanmoins, de le préciser car, lorsque, bien tardivement aussi, au début du XIXe siècle, l'intérêt de quelques érudits s'est porté sur la chanson bretonne, c'est qu'à la suite des travaux de l'Académie celtique, l'on espérait y trouver des révélations sur l'histoire de la race celtique, son âme, son idiosyncrasie, ses vertus: en somme, trouver un culte susceptible de contrebalancer le culte de la raison et de la clarté gréco-latines porté par la Révolution française.
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Nombre de pages
128
Date de parution
17/11/2010
Poids
401g
Plus d'informations
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EAN
9782737351334
Titre
Anciennes complaintes de Bretagne
ISBN
2737351332
Auteur
Markowicz André ; Morvan Françoise
Editeur
OUEST FRANCE
Largeur
0
Poids
401
Date de parution
20101117
Nombre de pages
128,00 €
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Le Joueur" est la confession directe d'un possédé à la voix haletante et familière. Le destin d'Alexeï Ivanovitch, consumé par deux passions égales, le jeu et l'amour d'une femme, révèle l'image d'une humanité pleine de désirs fous et d'aspirations incontrôlées, condamnée à l'éternelle nostalgie du bonheur ou à l'espérance du salut. Dicté en vingt-sept jours à une sténographe, publié en 1866, la même année que "Crime et châtiment", ce roman tourmenté, qui reprend l'héritage du romantisme russe et ouvre sur les achèvements majeurs de Dostoïevski, offre un accès saisissant à l'univers du grand écrivain.
Un jeune homme solitaire et romanesque rencontre, une nuit, dans Pétersbourg désert, une jeune fille éplorée. Désespérée par un chagrin d'amour, Nastenka se laisse aller au fantasme du jeune homme, épris dès le premier instant, le berce - et se berce - dans l'illusion d'une flamme naissante... La traduction d'André Markowicz tire de ce roman un parti stylistique étonnant. Discordante, ironique, la voix que l'on entend ici est bien celle du grand écrivain russe, qui n'a cessé sa vie durant de se battre, au nom de la vérité, contre l'élégance trompeuse, celle des mots et celle des sentiments.
Je suis un homme ridicule. Maintenant, ils disent que je suis fou. Ce serait une promotion, s'ils ne me trouvaient pas toujours aussi ridicule. Mais maintenant je ne me fâche plus, maintenant je les aime tous, et même quand ils se moquent de moi. . ". Lassé du monde, détourné du suicide par une rencontre fortuite, le héros de ce monologue imprécatoire plonge dans un profond sommeil. Son rêve le conduit alors vers un univers utopique, un double de la terre mais sans le péché originel, un monde où les hommes vivent bons, libres et heureux. Et c'est l'occasion pour Dostoïevski de laisser libre cours à sa veine mystique, investissant son héros, de retour dans le quotidien des hommes après avoir touché de près l'idée du bonheur, d'une mission évangélique.
Résumé : Traducteur incontournable de Pouchkine, Dostoïevski ou Tchekhov, André Markowicz nous livre ici " son " Pouchkine auquel il est intimement lié : sa vie, son oeuvre, sa place dans la culture russe. Père de la littérature russe moderne, Pouchkine est paradoxalement le plus connu et le plus inconnu des auteurs russes. Pouchkine est le plus connu des auteurs russes parce que toute personne dont le russe est la langue maternelle le connaît et, d'une façon ou d'une autre, apprend à lire en le lisant. Il appartient au fonds commun de tous les Russes, - il est, si je puis dire, le lieu commun de la Russie. Pouchkine est à l'origine de la littérature russe moderne et de tous les débats philosophiques et politiques qui ont traversé l'histoire de la Russie et la nourrissent encore. Sa présence est vivante, évidente, toujours nouvelle, toujours à la fois et globale et intime. Parler de Pouchkine est donc aussi parler de toute la littérature russe. Il est pourtant le plus inconnu, en Russie même, justement à cause de son statut d'idole, ou bien de lieu commun. J'ai commencé à traduire en traduisant Pouchkine et, finalement, de cercle en cercle, ce que j'essaie de traduire dans la littérature russe est non seulement son oeuvre elle-même mais aussi les écrivains de sa génération, ses amis, ses compagnons. Ecrire sur Pouchkine a été une façon, pour moi-même, de retraverser ma vie, - de revenir sur les lieux de mon enfance, sur celles et ceux qui m'ont fait connaître sa poésie. Une façon aussi de poursuivre autrement mon travail de traduction proprement dit dès lors que je pouvais tisser des liens, évoquer des affinités, des généalogies, des entretiens permanents qui sont, me semble-t-il, au fondement de la culture russe.
Situé au bord de la mer, le village d'Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l'oeuvre créée par Goscinny et Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d'Astérix, Obélix et Idéfix.
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Denis Bertrand ; Enjolras Bernard ; Roux Luc ; Ben
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