La statue de Condillac. Les cinq sens en quête de moi
Markovits Francine
HERMANN
28,05 €
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EAN :9782705697433
En 1754. dans le Traité des sensations, Condillac s'efforce de démontrer que "toutes nos connaissances et toutes nos facultés viennent des sens, ou plutôt des sensations". Pour cela. Condillac développe une Fiction, celle d'une statue dont il éveillerait progressivement les sens. Il demande au lecteur de se penser à la place de la statue, de s'imaginer n'avoir qu'un sens lorsque celle-ci n'en a qu'un seul d'éveillé, d'examiner successivement les cinq sens, isolément puis en les associant l'un à l'autre. L'attention, l'imagination, la mémoire, l'entendement ne seraient pas les facultés d'un ego mais seraient distribués sur chaque sens. Au lieu de déterminer des facultés comme les pouvoirs d'un moi substantiel dans une métaphysique créationniste, Condillac construit le paradigme d'un moi pluriel, effet des opérations qu'il effectue. Le présent livre réévalue ainsi ce qu'une tradition philosophique, des idéologues aux positivistes, a décrit comme le sensualisme. Pour interroger cette interprétation, la fiction condlllacienne de la statue peut être confrontée aux hypothèses qui lui sont contemporaines La Mettrie et son homme-machine, Diderot et l'idée d'anatomie métaphysique, Boureau-Deslandes et son Pygmalion, l'histoire naturelle de Charles Bonnet et l'homo duplex de Buffon, à des titres différents, retravaillent l'anthropologie. Cette pensée du sensible qui déplace l'homme dans la nature et dans l'histoire inquiète théologiens et moralistes et convoque les lecteurs d'aujourd'hui dans leur critique du subjectivisme.
Nombre de pages
132
Date de parution
27/08/2018
Poids
177g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705697433
Titre
La statue de Condillac. Les cinq sens en quête de moi
Auteur
Markovits Francine
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
177
Date de parution
20180827
Nombre de pages
132,00 €
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Résumé : " Prenez, c'est gratuit ! " On vous offre un journal, une boisson, un compte e-mail illimité, un préservatif, un parfum, un livre... Que répondre ? " Merci " ? ou " Non merci " ? Gratuit, gracieux, gratis, sans prix, libre... Quoi de plus beau en somme ? Mais qui est dupe ? Quelles sont les équivoques de la gratuité et quelle en est la paradoxale économie ? De l'Internet aux coutumes des Indiens Kwakiutl, de la grâce divine à Marx, en passant par le barbier qui rase gratis, Francine Markovits décortique des situations de gratuité et se demande si cette gratuité a jamais échappé à une règle fort simple : on n'a rien pour rien.
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Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?