Marx a tout expliqué, tout analysé à la perfection. Mais il s'est complètement trompé sur ses conclusions! La plus-value, la loi de la concentration, la mondialisation: tout est lumineux, tout est parfaitement actuel. Mais le capitalisme n'accouche de rien, sinon d'une société cynique et désabusée, tournant sur elle-même dans un univers saccagé sous le fouet du marché. Le communisme, lui, n'est qu'un christianisme athée, une rédemption des humbles, une version de l'Evangile où l'argent, après avoir remplacé Dieu, serait à son tour aboli par la fraternité. Marx est mort, et le socialisme aussi! Nous pouvons enfin penser le monde! Après une analyse très pédagogique de la pensée économique de Marx, Bernard Maris montre l'impasse définitive où conduisent ces théories remarquables autant qu'impuissantes, et donne des clefs pour analyser la mondialisation... Et pour envisager un au-delà du capitalisme.
Nombre de pages
150
Date de parution
06/10/2012
Poids
134g
Largeur
108mm
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EAN
9782081286399
Titre
Marx, ô Marx, pourquoi m'as-tu abandonné ?
Auteur
Maris Bernard
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Poids
134
Date de parution
20121006
Nombre de pages
150,00 €
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A l'heure où les petits épargnants craignent que la crise financière ne fasse partir en fumée leurs économies, où les salariés et patrons guettent le "tsunami" de récession qui traverse la planète, tous écoutent et tentent d'analyser les discours des politiques et des économistes. Ce petit livre est une sorte de lexique. Un outil de traduction du discours économique, un décryptage amusant de sa rhétorique. Biographie de l'auteur Bernard Maris, professeur d'université en France et aux États-Unis, anime la page économie de Charlie-Hebdo, sous le nom d'Oncle Bernard. Chroniqueur sur France Inter et I-télé, il est également connu pour ses essais comme lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles, La Bourse ou la vie ou les Antimanuels d'économie 1 et 2.
Souffrance dans les eaux glacées du calcul égoïste, servitude, frustration, angoisse sous l'impitoyable "loi de l'offre et de la demande" ou celle de la "destruction créatrice"... Tel est l'univers des héros houellebecquiens. Comme Balzac fut celui de la bourgeoisie conquérante et du capitalisme triomphant, Michel Houellebecq est le grand romancier de la main de fer du marché et du capitalisme à l'agonie. A travers le prisme des grands auteurs (Keynes, Malthus, Marx, Schumpeter...), Bernard Maris nous invite à une surprenante lecture de son oeuvre pour comprendre la crise du monde contemporain. Vous aimiez l'écrivain ? Il vous paraîtra encore plus grand sous ses habits d'économiste. Vous le détestiez ? Son respect du travail, des femmes, du lien amoureux et son mépris pour le libéralisme vous le feront aimer.
Jamais sans doute la prégnance de l'économie n'a été aussi forte dans la vie politique et sociale, et jamais la pensée de Keynes n'a autant été d'actualité et aussi mal comprise. Au-delà des trop connues politiques de relance macro-économiques et de lutte contre le chômage, le message de Keynes est une conception totalement originale des rapports de l'économie et de la société. Aux sources de l'analyse keynésienne se trouve une réflexion singulière sur la psychologie des hommes et leurs rapports à l'argent, une théorie particulière de l'avenir et de l'incertitude, et partant de la justification du profit, une conception révolutionnaire du marché. Keynes peut nous enseigner aujourd'hui comment l'économie, qui semble s'être provisoirement émancipée de la société, peut à nouveau redevenir citoyenne et civilisée. . . Bernard Maris, agrégé et docteur en économie, est professeur d'Université en France et aux États-Unis. Il est également journaliste.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.