Penser l'âme au temps de son éclipse. Les ressources de l'anthropologie chrétienne
Marin Pascal ; Mellerin Laurence ; Meunier Bernard
CERF
29,00 €
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EAN :9782204157650
Il pourrait paraître aujourd'hui désuet de parler de « l'âme », alors que cette notion s'est absentée de la langue des philosophes, des psychologues, et même des théologiens ; paraître vain aussi de chercher dans l'étude de ce terme, qui fut certes l'un des plus nobles du lexique anthropologique, des réponses pour l'humain du XXIe siècle en quête urgente de ce qui le constitue en propre, alors même que la frontière qui le sépare des autres vivants est contestée, et l'irréductibilité de son esprit à l'univers des machines se voit mise en doute. Pour autant, afin de répondre à l'urgence d'une pensée créative en matière anthropologique, ce volume a fait le choix de croiser le souci du présent et les ressources du passé, au fil d'un riche parcours pluridisciplinaire. Entre savoirs et mémoire, celui-ci conjugue l'actualité des neurosciences, les nouvelles spiritualités, des recherches issues de la philosophie et des arts, avec la grande histoire des doctrines de l'âme de l'Antiquité à nos jours. Le lecteur ne trouvera pas ici le prêt-à-penser de nouveaux habits pour l'âme, mais il peut attendre de ce parcours une confrontation renouvelée à cette énigme originaire, force intemporelle, qui a été si longtemps recherchée sous le nom de l'âme. Ce volume publie les travaux d'un colloque, qui s'est tenu à l'Université Catholique de Lyon du 16 au 19 mars 2022. Pascal Marin est Professeur de philosophie à l'UCLy. Sa recherche porte sur les conditions de possibilité d'une anthropologie philosophique en contexte de l'intelligence artificielle et du transhumanisme. Directrice-adjointe de la collection Sources Chrétiennes (CNRS, laboratoire HiSoMA), Laurence Mellerin y coordonne l'édition des auteurs latins médiévaux et a en charge le projet Biblindex, index scripturaire en ligne des Pères de l'Église (https://biblindex.org).
Nombre de pages
473
Date de parution
13/10/2023
Poids
690g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782204157650
Titre
Penser l'âme au temps de son éclipse. Les ressources de l'anthropologie chrétienne
Auteur
Marin Pascal ; Mellerin Laurence ; Meunier Bernard
Editeur
CERF
Largeur
150
Poids
690
Date de parution
20231013
Nombre de pages
473,00 €
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Et si, à force de considérer que nous n'avions qu'une tête, nous avions oublié nos pieds ? Et si, à force de valoriser l'infaillibilité de l'intelligence, nous avions oublié que l'humanité avait commencé par la marche ? Et si, à force de vouloir améliorer artificiellement nos capacités intellectuelles, nous étions devenus des machines, à peine plus ingénieuses que des logiciels d'ordinateur ? Ne pas subordonner le corps à l'esprit mais le considérer, contrairement à la tradition cartésienne, comme une force à part entière pour retrouver le sens de l'action. Telles sont les réponses proposées par ce livre. Commentant des paroles bibliques et des paroles profanes, convoquant des philosophes, des écrivains, des artistes, de Platon à Heidegger, en passant par Giacometti, Derrida, saint Augustin ou Nietzsche, Pascal Marin livre un éloge limpide et inattendu sur l'un des divertissements les plus à la mode : la marche. La marche comme acte physique, mais aussi comme acte spirituel, pour retrouver la puissance de notre corps afin d'accroître celle de notre esprit.
Comment trouver des mots simples et de poids pour dire ce qui fait de nous des humains, dans une culture où prospèrent les promesses d'immortalité du transhumanisme et la figure froide du robot ? Renvoyant dos à dos technophobie et technolâtrie, cette enquête d'anthropologie radicale progresse par des chemins insolites jusqu'à atteindre à l'ironie d'un constat paradoxal : ce pouvoir technicien, qui nous fascine parce qu'il semble sans limites, aurait pour cause le rapport intime que l'homme entretient depuis toujours avec le raté, la panne, le bug, bref tout ce qui peut mettre justement une machine en défaut. Un traité philosophique, un manuel de combat. Dominicain, ingénieur et docteur en philosophie, Pascal Marin est professeur à l'université catholique de Lyon. Il a publié un essai d'anthropologie de la marche, Tes pas te portent (Cerf, 2015).
Renommée et méconnue: la Basse-Normandie, comme nombre de territoires, est vouée à cette contradiction. Porte maritime de l'Europe sur le monde grâce à la Manche, la région bas-normande, proche de Paris dont elle ressent l'influence et les rythmes, a connu mutations et changements accélérés au XXe siècle, tant sur les plans socio-économique que politique et culturel. Région très agricole vivant encore au rythme du XIXe siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la Basse-Normandie est devenue en cinquante ans une région d'industries de pointe. La croissance vive liée aux Trente Glorieuses a vu se modifier l'agriculture, s'installer de nouvelles industries dans le domaine de l'automobile, des biens d'équipement, du nucléaire, etc., croître ses villes. Région de terre et de mer, la Basse-Normandie met ses ressources en valeur. Lieu précurseur du tourisme balnéaire, la région attire toujours autant. Des activités traditionnelles, comme la filière cheval et le nautisme, se modernisent et connaissent un nouvel essor. Terre de mémoire et de patrimoine, elle est à l'initiative de nombreux festivals de cinéma, de musique, de littérature... qui contribuent à son rayonnement culturel. L'Atlas de la Basse-Normandie s'intéresse enfin à l'avenir de la région et explore les perspectives à l'horizon 2030 dans le contexte de l'Europe et d'une ouverture sur le monde. Plus de 120 cartes et infographies, spécialement créées pour cet ouvrage, soulignent les richesses et les atouts d'une région en devenir. Cet atlas, sans équivalent, est le premier d'une nouvelle série consacrée aux territoires.
Louis Marin multiplie les voix en une longue digression qui retourne la parole sur elle-même, la dédouble, la redouble. Ouvert par une introduction qui articule, sous la forme d'une fiction, le motif du dialogue, l'entretien met en perspective les grands thèmes de recherche de Louis Marin. L'échange, saisi comme une figure de fiction, devient argument théorique pour une réflexion sur la constitution d'un texte à propos d'un discours de conversation. (extrait de la Préface)
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...