La Société des Missions Etrangères de Paris. 350 ans à la rencontre de l'Asie 1658-2008
Marin Catherine
KARTHALA
24,99 €
Epuisé
EAN :9782811104559
La célébration du 350e anniversaire de la fondation des Missions étrangères de Paris, en 2008, a permis de rendre témoignage à l engagement apostolique de près de 4 500 missionnaires, en grande majorité issus de l Église de France, partis en Asie à la suite des premiers vicaires apostoliques envoyés par le pape Alexandre VII, le 8 juin 1658. Ce livre reprend les axes fondamentaux de l action missionnaire de la Société des MEP, tels qu ils ont été mis en lumière par le colloque qui s est tenu les 4 et 5 avril 2008 à l Institut Catholique de Paris. Une quinzaine d historiens, de théologiens et de missionnaires ont réfléchi sur l histoire, la spiritualité et l action de cette société missionnaire depuis sa fondation jusqu à nos jours. La Société a construit l originalité de sa mission durant ces 350 ans autour de trois exigences: entreprendre toute action apostolique dans un esprit de fidélité à Rome; entrer dans la compréhension des moeurs et coutumes de ces pays d Asie, lieux de civilisations souvent millénaires, tout en se gardant le plus possible de s ingérer dans les affaires politiques; créer un clergé local capable de prendre en charge la communauté chrétienne naissante. Si la présence chrétienne dans certains pays d Asie a été la source de répression parfois brutale les nombreux martyrs des MEP sont là pour en témoigner, elle a été aussi et aujourd hui encore source d ouverture à d autres cultures et prélude au dialogue avec les grandes religions d Asie, tel le bouddhisme. Les bouleversements politiques du XXe siècle ont déstabilisé les jeunes Églises d Asie mais les ont engagées rapidement à gérer leur autonomie. Les liens n ont pas été rompus pour autant, bien au contraire, entre les MEP et les communautés chrétiennes de ces régions. Par les liens maintenus ou reconstitués, les chrétiens d Asie prennent conscience du rôle qu ont joué ces hommes des Missions étrangères dans la fondation de leurs communautés chrétiennes: en eux, ils reconnaissent leurs Pères dans la foi.
Nombre de pages
267
Date de parution
23/12/2010
Poids
460g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811104559
Auteur
Marin Catherine
Editeur
KARTHALA
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160
Date de parution
20101223
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267,00 €
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Epuisé
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Créé en 2001, à l'initiative d'enseignants-chercheurs de l'Institut Catholique de Paris, le Groupe de Recherche Interdisciplinaire sur les Écrits Missionnaires ? le GRIEM ? se donne pour tâche d'explorer, dans une perspective historique et comparatiste, la diversité des formes d'écriture suscitées par les missions catholiques et protestantes. Le GRIEM se penche ici sur les modalités mises en place au sein du catholicisme pour assurer le soutien spirituel du missionnaire dans son action depuis le XVIIe siècle jusqu'à aujourd'hui. Pour le XVIIe siècle, est souligné non le déplacement missionnaire mais le mouvement intérieur qui le sous-tend. Sont étudiées les correspondances du capucin Le Clerc du Tremblay, plus connu sous le nom de Père Joseph; de Marie Guyart de l'Incarnation, Ursuline de Tours missionnaire au Canada; de Monsieur Tronson, supérieur des prêtres de Saint-Sulpice encourageant les missionnaires sulpiciens de Montréal; des s'urs hospitalières missionnaires en Nouvelle France accompagnées par les jésuites. Le XIXe siècle se caractérise par le souffle des laïcs et l'importance accordée à la prière, manifestes à travers les figures de Pauline Jaricot animant l??uvre du Rosaire Vivant et du curé Desgenettes avec l'Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires étendant sa prière aux dimensions du monde. Continuité et diversité au XXe siècle où le soutien spirituel à la mission universelle se traduit: ? par des correspondances (celle du franciscain Poissonnier, disciple de Charles de Foucauld au Maroc, ou celle du P Wauhier, mort martyr au Laos); ? par des réseaux, comme l'archiconfrérie du Très Saint Enfant soutenant la catholicité palestinienne et les missionnaires français au Moyen-Orient; par des cercles, comme le Cercle Saint Jean Baptiste, foyer de spiritualité et de culture missionnaire dans la période qui précède le Concile Vatican II; ? et même par une Lettre apostolique, celle de Jean-Paul II sur le Rosaire, tournée vers la mission, notamment dans le cadre de la nouvelle évangélisation.
Marin Catherine ; Beillevaire Patrick ; Jacques Ro
Biographie de l'auteur Catherine Marin est maître de conférence à l'Institut Catholique de Paris. Spécialisée dans l'histoire des Missions à l'époque moderne, elle est l'auteur de nombreuses contributions sur l'histoire des Eglises d'Asie au XVIIIe siècle.
Reijnen Anne Marie ; Marin Catherine ; Courau Thie
Résumé : Quel est le lien qui unit les communautés humaines à tel ou tel lieu sur cette terre ? D'où vient l'universel désir humain de pérégriner sur d'anciennes routes pour y rencontrer le divin ? Peut-on expliquer l'émergence des lieux saints par un "génie des lieux", par une "présence ténue" que l'on va entourer de pierres et de récits ? Voilà les questions qui fondent cet ouvrage original qui emmène le lecteur aux quatre coins du monde. Un haut lieu peut être investi par des communautés rivales ; une ville sainte, devenir un champ de bataille. Alors qu'est-ce vraiment qu'un lieu saint ? Tout lieu solitaire suscite, au fil du temps, la sociabilité. Une ville, aussi dense et minérale qu'elle soit, invite à y recréer des ermitages, des jardins-retraites. La vie dans la ville sera le lot de la vaste majorité des humains : quel sera le rôle du religieux dans les mégalopoles ? Douze expertes et experts, sous la direction de Catherine Marin et Anne Marie Reijnen, dressent le "portrait" de solitudes "sacrées" et de villes "saintes" pour en dégager chaque fois l'histoire singulière et les paradoxes. On trouve dans ce livre le Mont Saint Michel ; Jérusalem, Bénarès ou le Caire, mais aussi des grottes, comme celles de Dunhuang en Chine ; des montagnes ; une vallée, (la Quannoubine au Liban) ; et la forêt amazonienne, au sein de laquelle nos clivages entre sacré et profane deviennent caducs. Ce livre propose à travers ces lieux multiples, un étonnant itinéraire spirituel, artistique, historique et anthropologique.
Denys Catherine ; Marin Brigitte ; Milliot Vincent
Les réflexions et les débats suscités en Europe, dans le dernier tiers du XVIIIe siècle, par la police, l'agencement de ses dispositifs, ses fonctions, ses techniques et modes opératoires, ont nourri la rédaction de nombreux textes, des " mémoires ", dans lesquels faiseurs de projets, réformateurs ou amateurs éclairés, impliqués à des degrés divers dans les appareils de police ou d'autres branches de l'administration, avancent des propositions amélioratrices. Leur étude nom renseigne sur les pratiques et les conceptions de l'ordre comme sur les savoirs administratifs et les cultures de gouvernement qui les fondent. Les études réunies ici font suite au volume sur Les mémoires policiers (1750-1850) (dir. par V. Milliot, PUR, 2006) centré sur l'espace français. Par son ouverture aux grandes cités d'Europe, ce nouvel ouvrage, jalon dans un chantier de l'histoire des polices en pleine effervescence, aborde la question de la circulation des modèles, des idées et des textes à un moment fondateur pour la genèse de la police moderne, entendue comme institution cardinale de régulation sociale.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.