Marguerite de Navarre (1492 - 1549), soeur de François Ier et reine de Navarre par son second mariage, est la grand-mère d'Henri IV. Marot a dit d'elle : "Corps féminin, coeur d'homme et tête d'ange." Ce recueil est un des textes fondamentaux de la Renaissance et, entre Rabelais à Montaigne, l'un des trois plus importants. Il est constitué de nouvelles à l'italienne, au genre et au ton variés, racontées par des orateurs différents, enfermés par le mauvais temps dans une abbaye. Certaines histoires font rire, d'autres pleurer, de la farce à la comédie psychologique, de la violence extérieure à la violence des passions. Elles se veulent toutes actuelles et "véritables", miroirs de l'homme, dans ses misères, dans "la fragilité des coeurs". Entre chaque récit, les auditeurs confrontent leurs réactions et leurs interprétations. Le thème principal est l'amour, selon la morale, la société, la sexualité, la métaphysique : il s'achève alors en Dieu. Marguerite de Navarre est au XVIème siècle ce que Maupassant est au XIXème.
Nombre de pages
753
Date de parution
26/05/2000
Poids
387g
Largeur
95mm
Plus d'informations
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EAN
9782070401567
Titre
L'Heptaméron des nouvelles
Auteur
MARGUERITE DE NAVARR
Editeur
FOLIO
Largeur
95
Poids
387
Date de parution
20000526
Nombre de pages
753,00 €
Disponibilité
Epuisé
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72 nouvelles, racontées sur 7 jours par 10 orateurs (7 femmes et 3 hommes). Enfermés, à cause de la crue d'un cours d'eau, dans une abbaye, ils se racontent des histoires pour passer le temps. Entre chaque récit, les auditeurs confrontent leurs réactions et leurs interprétations. Ce recueil est un des textes fondamentaux de la Renaissance ; et, entre Rabelais et Montaigne, l'un des trois plus importants. L'auteure adapte en français les nouvelles dites "à l'italienne" (dans la tradition du Décaméron de Boccace). Certaines histoires font rire, d'autres pleurer ; on passe de la farce à la comédie psychologique, de la violence extérieure à la violence des passions. Elles se veulent toutes actuelles et "véritables", miroirs de l'homme, dans ses misères, dans "la fragilité des coeurs". Il s'agit souvent de ce qu'on appelle aujourd'hui des faits divers (et qu'on appelait à l'époque des cas mémorables et édifiants, dont on peut s'inspirer moralement) : histoires tragiques, violentes (assassinats, incestes, viols...), histoires d'amour qui finissent mal... Il est beaucoup question de querelle des sexes (les mauvais tours que font les femmes à leurs maris, racontés par les hommes ; l'infidélité de ceux-ci, racontés par les femmes...) Ce livre est à l'origine du développement du genre de la nouvelle en France : Marguerite de Navarre a défini le genre de la nouvelle en langue française . Elle est au XVIe siècle ce que Maupassant est au XIXe.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys