Maréchaux Pascal ; Maréchaux Maria ; Champault Dom
PHEBUS
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EAN :9782752901286
Il est des pays dont le nom seul résonne comme une invite aux plus hauts mystères de l'Ailleurs Pérou, Tibet, Afghanistan, Abyssinie, Yémen. On a énuméré là quelques-unes de ces hautes terres où l'homme s'est entêté à accrocher à flanc de montagne la fleur extrême de la civilisation : repaires mal accessibles mais d'autant mieux fascinants qu'ils figurent, à l'abri de la banalisation imposée par le siècle, un espace qui demeure celui des plus antiques traditions - ailleurs défuntes, ici vivantes encore, et bien propres à éclairer, par le détour de la géographie et du songe, les traverses de notre propre destin. Parmi ces hauts lieux, le Yémen a sans doute été de tout temps celui qui a le plus étonné les voyageurs royaume de l'architecture spontanée où le moindre village est une oeuvre d'art, patrie de l'encens et du café, territoire privilégié par un climat unique qui loge la verdure en plein désert, forteresse de montagnes "sculptées" par des générations de jardiniers-terrassiers-hydrauliciens d'une ingéniosité inégalée, dernier refuge enfin d'un islam tolérant, qui sait toujours faire bon accueil à l'étranger. Le présent ouvrage, fruit de quelque vingt années de travail, de fréquentation patiente et d'amour, est un peu la "somme" de cette culture bizarrement préservée - mais déjà fragilisée (nombre d'images que l'on verra reproduites ici, prises il y a quinze ans et plus, ne pourront plus jamais être captées par un objectif, tant la violence corrosive de l'époque, même en ce lieu, s'ingénie à détruire ce que les siècles avaient épargné). C'est surtout le premier livre au monde qui donne à voir les deux Yémen, naguère affrontés, aujourd'hui réconciliés; ainsi ouvre-t-il à notre regard les portes du légendaire Hadramawt, hier territoire interdit, où se dressent quelques-unes des plus étonnantes cités de la terre. Conscients du miracle que constitue à soi seule cette civilisation située quasi hors du Temps, les auteurs ont choisi pour guide, au long de leur itinéraire de découverte, le grand voyageur allemand Carsten Niebuhr, qui fut le premier, au XVIII, siècle, à étudier le Yémen et à l'aimer. Avec eux nous pénétrons successivement dans toutes les chambres de ce pays à la fois " ouvert " et clos sur son rêve, où l'émerveillement est le constant compagnon de routes du voyageur, et dont nous finissons par douter qu'il soit vraiment de ce monde.
Nombre de pages
237
Date de parution
21/10/2005
Poids
1 860g
Largeur
247mm
Plus d'informations
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EAN
9782752901286
Titre
Yémen
Auteur
Maréchaux Pascal ; Maréchaux Maria ; Champault Dom
Editeur
PHEBUS
Largeur
247
Poids
1860
Date de parution
20051021
Nombre de pages
237,00 €
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Pays d'excellence des architectures sans architecte, le Yémen recèle des trésors d'harmonie. A l'étonnante diversité des reliefs, des climats, des contraintes du site, le paysan bâtisseur propose, avec les moyens les plus limités, des réponses dont la justesse prend la force de l'évidence. Au lieu de s'opposer à la nature, l'homme ?uvre dans son prolongement pour créer un monde d'équilibre. Avec un mimétisme spectaculaire la maison s'inscrit dans le paysage. Cet accord avec le milieu se double de sensualité : la maison accompagne les gestes de l'homme. La maison n'est pas une coquille vide dans laquelle on vient tant bien que mal se glisser, elle est ici notre plus grand corps. Dans un étonnant jeu de miroir, le maquillage des femmes répond à celui des ouvertures, le trait du sourcil à l'arcature de la baie, le masque de beauté au décor de la façade, les nattes de la coiffure aux tresses qui arriment la couverture des huttes... Les demeures austères et généreuses sont le support d'une expression faite de liberté et d'inventivité. La maison est un blason, la vitrine haute en couleur de la réussite de son propriétaire. Les forteresses de pierres sèches se parent d'oiseaux, chantant parmi les palmes. Les intérieurs des huttes, qui peuvent accueillir le plus grand nombre d'invités, se couvrent d'assiettes émaillées et racontent, à la manière de bandes dessinées, tous les rêves de verdure et de boissons fraîches, d'immeuble avec ascenseur, de moto rutilante... sans oublier les outils nécessaires en cas de panne. Le palais de boue séchée sur huit étages se voit bariolé d'un camaïeu acidulé, rythmé de faux pilastres. Les échoppes se muent en compositions picturales que ne renierait pas Hundertwasser, tandis que le portail fait un clin d'?il à Mondrian. La maison est un tableau !
C4est entendu: le Yémen ébloui, séduit, conquiert ses visiteurs. La beauté des sites, la puissance d'attraction de ses montagnes, de ses déserts, de ses deux versants maritimes, mer Rouge et océan Indien, le disputent sans cesse, en effet, à cette aura d'une histoire qui plonge si avant dans les millénaires qu'elle semble surgie tout droit de la légende. Au point que l'on ne sait si les cités du Yémen - purs défis des hommes à l'espace, cités fantômes ou cités vives, érigées en des lieux que l'on tiendrait de prime abord pour inaccessibles - relèvent de l'audace ou de la nécessité. A cette question, l'ouvrage que voici entend répondre à sa manière, en décryptant l'esprit du Yémen. Le géologique et l'architectural, le rural et l'urbain, le tribal et le sacré, l'économique et le religieux s'entremêlent ici de telle sorte que l'on se prend à rêver d'en restituer les clefs, de concilier l'histoire et le symbole. L'éclosion des "splendides villes", saluées par Rimbaud, n'est-elle pas le signe même du génie yéménite? La route de l'encens, les caravanes, la mythique reine de Saba, qu'en resterait-il sans ces énigmatiques incarnations de pierre d'argile et de paille séchée? Ainsi, c'est à la genèse de ces hauts murs, à leur surgissement originel, que nous convie ce livre: en interrogeant le sens caché des citadelles et des "maisons-tours", l'entrelacs des jardins et des cultures irriguées, des mosquées et des souks, des métiers et des rites. Au Yémen, et du fond des âges, le mystère est toujours présent.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.