Depuis que le mur de Berlin est tombé et que le drapeau rouge ne flotte plus sur le Kremlin, la plupart des analystes ont conclu à la disparition du communisme. Cependant, les allers et retours, par des voies démocratiques, des ex ou néo-communistes dans certains pays de l'Est européen invitent à s'interroger sur le sens et le contenu de ce qui est plus une métamorphose qu'un effacement. Revanche posthume de la Deuxième Internationale ou vitalité d'une idéologie qui sut s'adapter et tirer les leçons des erreurs du passé ? Pour répondre à la question, l'auteur se livre à une étude parallèle des programmes, projets, thèses de ces partis d'aujourd'hui ; elle dresse le portait de ces nouvelles élites politiques et en évalue l'électorat : entre les nostalgiques de l'ancien régime et les jeunes déçus par le libéralisme outrancier, le tout-marché et la criminalité rampante. S'agit-il d'un éternel retour ou d'un renouveau en profondeur d'une idéologie messianique ? Si le communisme transformé n'a plus rien à voir avec les idéaux originels, il a échoué à être le moteur de la transition : on assiste au crépuscule d'une force impuissante à offrir un projet salutaire pour le présent mais qui laisse pour l'avenir l'inconnue d'une nouvelle conversion.
Nombre de pages
125
Date de parution
11/04/1997
Poids
152g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607062
Titre
Le crépuscule du communisme
Auteur
Marcou Lilly
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
152
Date de parution
19970411
Nombre de pages
125,00 €
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Un "vrai" Staline ? Non. Mais y a-t-il un vrai Staline ? Voici le charmeur, l'homme au couteau entre les dents, le tsar bolchevique, l'héritier de Lénine, le Géorgien de toutes les Russies, tel qu'au fil des ans il a consenti d'être vu. Par de rares journalistes occidentaux, par Churchill ou de Gaulle, par ses généraux. Derrière les murs du Kremlin.
Avec la dissolution, en 1943, du Komintern, puis, en 1956, du Kominform, l'internationalisme prolétarien paraît définitivement condamné. Mais en 1957 commence une série de Conférences mondiales des PC, qu'ils soient au pouvoir ou non. Jalonnée de ruptures spectaculaires, l'ère des Conférences semble confirmer le naufrage du communisme international. La réalité est toute différente : ce qui s'élabore en cette période c'est la mutation, à l'échelle mondiale, des partis communistes. Elle est marquée par la fin de l'inconditionnalité des PC à l'égard de Moscou. Clé pour comprendre les origines de la situation actuelle des PC à travers le monde, {l'Internationale après Staline} nous livre le récit de la genèse de l'un des phénomènes les plus importants de cette fin de siècle : l'eurocommunisme. Des documents de première main et des témoignages directs de grands dirigeants communistes ont permis à Lilly Marcou de raconter et d'analyser en détail ces Conférences, entourées jusqu'ici de mystère. Leur importance et leur déroulement n'avaient pas encore été portés à la connaissance du public. C'est donc une page d'Histoire encore vierge qui vient d'être écrite grâce à ce livre fondamental.
L'homme Staline a été éclipsé par sa figure mythique, dont l'ombre portée écrase toute la perspective du xxe siècle. Je tâche dans ce livre de raconter le parcours privé de cet homme, de cerner au plus près l'énigme de sa personnalité à partir d'archives inédites, de rencontres avec les survivants de la lignée familiale et du cercle de ses intimes. Les faits historiques ne sont rappelés que lorsqu'ils sont nécessaires à l'intelligibilité de l'itinéraire de l'individu, ou lorsqu'ils permettent de découvrir, nuancer ou transformer des interprétations que l'on croyait définitives.En plongeant dans la masse des documents soviétiques rendus accessibles aux chercheurs occidentaux, j'ai tenté de remettre en question un savoir trop cimenté pour capter le nouveau, éclaircir les zones d'ombre, faire la part entre la rumeur et la réalité, dénouer certaines controverses et révéler des aspects méconnus ou inconnus.Il est certes rassurant de se dire que l'être sous le régime duquel se sont commises tant d'horreurs ne peut être qu'un monstre. Mais cette satanisation de Staline est une paresse de l'esprit, comme l'avait été hier sa divinisation : en le faisant exister en chair et en os, humain, trop humain, on ne le rend que plus vulnérable au jugement de l'Histoire. "
Après une jeunesse romanesque et tumultueuse, Carol II devint, une fois monté sur le trône, le plus grand monarque de la Roumanie moderne. Pendant ses dix années de règne (1930-1940), il ne cessa d'?uvrer à la modernité, à l'urbanisation, à l'éducation et à l'essor culturel de son pays, luttant contre la Garde de Fer qui semait la terreur et contre les querelles incessantes des formations politiques. Et pourtant, les trahisons se succédaient autour de lui : celles de sa mère et de sa fratrie, de sa femme, des dignitaires qui l'entouraient, des puissances occidentales, de Hitler et de Staline. Personnage insaisissable et imprévisible dans sa vie privée, il refusa néanmoins de se séparer de sa maîtresse honnie, qui nuisait à sa popularité. Il mourut, oublié de tous, rejeté par son fils, dans un exil solitaire au Portugal, où un cercueil provisoire abrite encore sa dépouille. Le temps est aujourd'hui venu de rendre sa vraie stature à cet homme inclassable, de redécouvrir son itinéraire dans l'Europe mouvementée de l'entre-deux-guerres, de comprendre sa complexité fascinante et ses contradictions déroutantes. Grâce à des sources inédites, principalement le journal intime de Carol et des documents d'archives ayant appartenu à la maison royale, Lilly Marcou retrace son cheminement et dresse le bilan de son règne. Elle nous fait découvrir un homme à la fois fort et vulnérable, un roi fidèle et éclairé, hédoniste et toujours amoureux, un esprit lucide et vigilant qui, entièrement dévoué à son pays, combattit pour le bonheur de son peuple.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.