Nomad's land. Eleveurs, animaux et paysage chez les peuples mongols
Marchina Charlotte
ZONES SENSIBLES
22,00 €
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EAN :9782930601397
Cet ouvrage est un essai sur les relations que les éleveurs nomades entretiennent avec leur environnement chez deux peuples mongols, en Mongolie et en Sibérie du Sud. Il propose une vaste synthèse de la littérature publiée sur le sujet dans de nombreuses langues occidentales et orientales, mais est aussi et surtout le fruit d'une vingtaine de mois d'enquête cumulés sur le terrain entre 2008 et 2015. Grâce à sa connaissance des langues (mongol, bouriate, russe) et ses séjours prolongés, l'auteur entraîne le lecteur dans l'intimité et la vie quotidienne des éleveurs. Ce livre se concentre sur les aspects spatiaux du pastoralisme nomade, et notamment sur les manières dont les éleveurs envisagent et mettent concrètement en ?uvre l'occupation de l'espace, à partager avec des être non humains, que ce soient des animaux domestiques, sauvages, ou encore des entités invisibles. En comparant les situations de peuples mongols de part et d'autre de la frontière mongolo-russe, il donne également à voir un continuum culturel mongol malgré l'inscription dans des trajectoires historiques et politiques différentes. La grande originalité de l'ouvrage réside dans l'abondante cartographie, résultat de données GPS de première main collectées par l'auteur, qui donne à voir les itinéraires de nomadisation des éleveurs et les trajets quotidiens des différents troupeaux sur les pâturages. Les nombreuses cartes, accompagnées d'une analyse fine des données, offrent une meilleure compréhension de toute la complexité des relations en jeu entre les éleveurs, leurs animaux ? chevaux, chameaux, bovins, moutons, chèvres et chiens ? et leur environnement partagé, ainsi que des manières dont systèmes sociaux et écologiques interagissent entre eux à travers des boucles d'actions et rétroactions. En ces temps de changements climatiques extrêmement rapides sur ces terrains, et plus généralement à l'ère de l?« Anthropocène » ? concept qui implique que l'homme est devenu une force géologique majeure qui agit sur la terre ?, les relations que les humains entretiennent avec leur environnement sont devenues, dans la plupart des endroits du monde, un enjeu écologique, économique, politique et éthique majeur. Dans ce contexte, la grande division entre nature et culture qui caractérise les visions du monde occidentales est lentement en train de s'effondrer. Loin de vivre « en symbiose » ou en « harmonie » avec leur environnement, comme se plaisent souvent des Occidentaux à s'imaginer ou à présenter les Mongols, ils ne nous donnent pas moins, en se refusant eux-mêmes à toute relation de domination exclusive sur les animaux et les ressources naturelles, l'occasion de réfléchir aux relations que nous-mêmes voulons entretenir aujourd'hui avec notre environnement.
Nombre de pages
220
Date de parution
14/06/2019
Poids
400g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782930601397
Titre
Nomad's land. Eleveurs, animaux et paysage chez les peuples mongols
Auteur
Marchina Charlotte
Editeur
ZONES SENSIBLES
Largeur
162
Poids
400
Date de parution
20190614
Nombre de pages
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Saviez-vous qu'en Mongolie on peut cuisiner avec un marteau ? Qu'on capte la 5G dans le désert à dos de chameau ? Ou que certains costumes de "Star Wars" sont inspirés des vêtements mongols ... Oubliez tous vos a priori, préparez vos bagages et direction... les steppes ! Ce documentaire en bande dessinée, aussi drôle qu'instructif, vous embarque sur le terrain aux côtés de l'anthropologue Charlotte Marchina pour vivre le quotidien des éleveurs et des éleveuses nomades de Mongolie, un pays en pleine transformation sociale et environnementale. Vous apprendrez entre autres à faire du thé au lait salé, à peigner un yak ou encore l'art de sécher vos chaussettes par - 40 °C. Bientôt, la Mongolie et la culture mongole n'auront plus aucun secret pour vous ! En coédition avec Makisapa.
Avec près de dix siècles d'existence, l'Ordre de Malte est l'une des plus anciennes associations hospitalières du monde. L'histoire commence au XIe siècle, lorsque bienheureux Gérard créé à Jérusalem un hôpital conçu comme un lieu d'accueil, de recherche et d'innovation médicale pour soigner les pèlerins de Terre Sainte. Aujourd'hui, l'Ordre de Malte est un ordre souverain, religieux et hospitalier, dont le rayonnement est international. Pour agir, il s'appuie sur son réseau mondial de membres, qu'ils soient salariés ou bénévoles. Encore aujourd'hui, il reste fidèle à sa vocation originelle : "accueillir et soigner les pauvres et les malades, sans distinction d'origine ou de religion" . Un livre pour découvrir l'Ordre de Malte, son histoire mais aussi pour comprendre sa mission principale : aider ceux qui souffrent, les plus fragiles à travers quatre actions : accueillir, secourir, soigner et accompagner. L'ordre de Malte France vous ouvre ses portes à travers cet ouvrage des collections du citoyen, richement illustré, et qui donne envie de s'engager auprès des plus fragiles.
La chute. A seize ans j'ai commencé à me comporter de façon étrange : je m'endormais n' importe où et n'importe quand. En me réveillant, je ne savais plus ou j'étais. On me diagnostiqua narcoleptique. Depuis les gens du quartier me surnomment La Caïda.
Tout commence par une double tentative de suicide pour se poursuivre dans une clinique psychiatrique. Quelle peut être cette histoire sombre et peu glorieuse ? C'est celle de Paz et Polly, deux jeunes femmes dont le destin était certainement de se croiser. Paz, danseuse de twerk, est une des meilleures au monde. Polly est une starlette hollywoodienne richissime connue pour être l'égérie d'une marque de burgers à la viande de dauphin (bio). Toutes deux ont perdu une partie d'elles-mêmes : leurs jambes. Si cette amputation les rend d'abord victimes de leur état, cette rencontre leur fera gagner en férocité. Lorsque Paz apprend que son accident n'est pas dû au hasard, nos deux héroïnes décident de traverser les Etats-Unis. Avec pour seul objectif en tête : la vengeance. Bling-bling, twerk et armes à feu et vaudou, tel est l'univers de Paz & Polly. Empreint de culture hip-hop américaine et de légendes, le récit s'empare des clichés pour mieux les faire imploser. Après La Caïda et Coyota, Juliette Bensimon-Marchina s'empare du destin de deux femmes. Des personnages forts et survoltés, prêts à en découdre avec le monde qui les entoure, un monde toujours plus violent, malsain et désireux d'anéantir les plus faibles.
La pandémie de grippe est un des événements qui suscitent une mobilisation au niveau global. Le caractère cyclique des pandémies ? la « grippe espagnole » en 1918, la « grippe asiatique » en 1957, la « grippe de Hong Kong » en 1968 ? a conduit les experts à penser qu?une nouvelle pandémie était imminente, et qu?elle tuerait des millions de personnes. La question, selon les autorités de santé globale, n?était pas de savoir quand et où la pandémie commencerait, mais si nous étions prêts pour ses conséquences catastrophiques. Il faut donc se préparer aux pandémies pour limiter non seulement le nombre de victimes humaines mais aussi ses effets politiques et moraux. Une pandémie commence quand un pathogène infecte une population humaine non immunisée. On considère que les microbes mutent à travers les espèces animales, où ils se développent habituellement de façon asymptomatique dans leurs « réservoirs animaux », avant de passer aux humains, où ils produisent infection et contagion. Les virus de grippe, en particulier, mutent et se réassortissent chez les oiseaux, notamment aquatiques, et les porcs, décrits comme des « véhicules intermédiaires » parce qu?ils ont des récepteurs dans leurs voies respiratoires qui peuvent s?attacher aux virus aviaires et humains. Quand les microbiologistes suivent les pathogènes dans leurs réservoirs animaux pour anticiper leur émergence chez les humains, ils introduisent ainsi les animaux dans la société. Ce livre montre, avec les méthodes de l?anthropologie sociale, comment les techniques de préparation pour une pandémie de grippe ont transformé nos relations aux oiseaux. Des milliards de volailles ont été tuées à travers le monde pour éviter que des pathogènes potentiellement pandémiques ne passent la frontière d?espèces. Les oiseaux migrateurs ont été surveillés pour comprendre la diffusion des virus de grippe en-dehors de leur lieu d?émergence. L?anthropologie sociale, en tant qu?elle produit du savoir sur les similarités et les différences entre les humains et les autres animaux, peut prendre les pathogènes franchissant les barrières d?espèces comme point de départ pour une enquête sur les transformations des relations entre humains et non-humains. La connexion entre les relations hommes/animaux et les mesures de santé publique s?opère dans les deux sens?: de nouvelles relations entre hommes et animaux (comme l?intensification de l?élevage industriel) a produit de nouveaux risques d?émergence, mais les techniques utilisées pour limiter ces risques (comme l?abattage massif de volailles ou l?usage de poulets sentinelles) a aussi changé la façon dont les hommes interagissent avec les animaux. Ce livre est basé sur une recherche ethnographique conduite à Hong Kong, Taiwan et Singapour entre 2007 et 2013. Ces trois territoires ayant été affectés par la crise du SRAS en 2003, ils ont investis dans les techniques de préparation à une pandémie de grippe. Mais ces trois territoires étaient aussi mobilisés contre un virus de grippe aviaire venant de Chine, où le nombre de volailles domestiques avait dramatiquement augmenté au cours des quarante dernières années. Hong Kong, Taiwan et Singapour sont trois points de passage pour la diaspora chinoise, qui pouvait ainsi s?identifier avec les oiseaux migrateurs accusés de propager la grippe à travers le globe. L?un des arguments soutenus dans ce livre est que ces trois territoires situés aux frontières de la Chine et connectés au reste du monde ont trouvé avec la grippe aviaire un langage pour parler des problèmes qu?ils ont avec le continent chinois, considéré comme une puissance émergente dont les conditions de vie manquaient de transparence. Ce livre associe un argument théorique en anthropologie sociale avec une ethnographie des relations entre hommes et animaux dans des techniques de santé publiques afin de saisir ce qu?est « la préparation au niveau aviaire » dans des territoires asiatiques singuliers.Table des matières : Introduction Première partie : Maladies animales Chapitre 1 : Abattre, vacciner et surveiller les animaux contagieux Chapitre 2 : Controverses sur la biosécurité dans la surveillance des zoonoses Chapitre 3 : De la santé globale aux écologies de la conservation Deuxième partie : Techniques de préparation Chapitre 4 : Sentinelles et signaux d?alerte précoce Chapitre 5 : Simulation et scénarios inverses Chapitre 6. Stockage ordinaire et prioritaire Conclusion Bibliographie
En Angleterre, les pirates se sont multipliés. Forcément, il y a eu des conflits; forcément, ces conflits ont parfois pris des allures de règlements de comptes. Le 21 juin 1966, Reginald Calvert, le propriétaire de Radio City, est abattu par son rival, Oliver Smedley, le patron de Radio Atlanta. Cet ultime affrontement entre deux pirates devait couler par le fond des bateaux qui eurent un rôle fondamental dans l'émergence de la pop: seules ces radios pirates offshore offraient à la jeunesse exaltée une musique absente des ondes de la BBC. La mort d'un pirate revient sur les origines de la radiodiffusion pour aborder les raisons profondes de cet événement détonnant. Dès l'apparition des premiers pirates dans les années 1920 (de simples auditeurs accusés de trafiquer leurs récepteurs), un combat technologique, économique, culturel et politique s'engage entre deux camps: ici les défenseurs du monopole d'État et de la BBC, respectueux de la propriété intellectuelle et soucieux d'instruire le peuple par les ondes; là les féroces militants du laissez-faire financier, partisans des radios commerciales et de la liberté. Oliver Smedley et Reginald Calvert avaient choisi leur camp. Mais Radio City avait un avantage. Elle émettait depuis des anciens forts militaires, vestiges de la Seconde Guerre mondiale perdus dans les brumes de la mer du Nord: Shivering Sands... Avec l'expertise de l'historien et la plume d'un auteur de polar, Adrian Johns mène l'enquête et nous confronte aux interrogations soulevées par une société de l'information aujourd'hui devenue numérique: la légitimité des pratiques populaires, la liberté d'expression et de création, l'exercice de la démocratie, l'économie du droit d'auteur. Autant de questions qu'il adresse aux pirates modernes comme aux décideurs politiques.
Où qu'ils aillent et quoi qu'ils fassent, les hommes tracent des lignes: marcher, écrire, dessiner ou tisser sont des activités où les lignes sont omniprésentes, au même titre que l'usage de la voix, des mains ou des pieds. Dans Une brève histoire des lignes, l'anthropologue anglais Tim Ingold pose les fondements de ce que pourrait être une "anthropologie comparée de la ligne" - et, au-delà, une véritable anthropologie du graphisme. Etayé par de nombreux cas de figure (des pistes chantées des Aborigènes australiens aux routes romaines, de la calligraphie chinoise à l'alphabet imprimé, des tissus amérindiens à l'architecture contemporaine), l'ouvrage analyse la production et l'existence des lignes dans l'activité humaine quotidienne. Tim Ingold divise ces lignes en deux genres - les traces et les fils - avant de montrer que l'un et l'autre peuvent fusionner ou se transformer en surfaces et en motifs. Selon lui, l'Occident a progressivement changé le cours de la ligne, celle-ci perdant peu à peu le lien qui l'unissait au geste et à sa trace pour tendre finalement vers l'idéal de la modernité: la ligne droite. Cet ouvrage s'adresse autant à ceux qui tracent des lignes en travaillant (typographes, architectes, musiciens, cartographes) qu'aux calligraphes et aux marcheurs - eux qui n'en finissent jamais de tracer des lignes car quel que soit l'endroit où l'on va, on peut toujours aller plus loin.
En 1980, un an après l'accident du réacteur de la centrale de Three Mile Island, le Comité américain de l'énergie atomique fait pression sur le Congrès pour que tous les déchets nucléaires du pays soient stockés sur un seul site. Ce sera Yucca Mountain, à 4o kilomètres de Las Vegas, Nevada. Ce livre révèle les moindres détails de ce projet d'enfouissement massif: les dizaines de millards de dollars nécessaires pour aménager la montagne; le rôle des lobbyistes pro-nucléaires sur le vote des élus corrompus; l'échec des géologues à rendre la montagne imperméable; les 250 camions qui passeront chaque mois par le centre de Las Vegas, remplis de déchets radioactifs; les manuels scolaires financés par l'Etat pour convaincre les élèves que le "nucléaire est écologique"; le comité d'expert chargé d'inventer une enseigne indiquant la dangerosité du site et compréhensible dans i0000 ans; la visite guidée des entrailles de la montagne... Mais la force du texte ne réside pas seulement dans les cris suscités par la peur du nucléaire. Mêlant avec force détails enquête de terrain et dialogues personnels - où s'invitent Noam Chomsky, Edward Abbey et Edvard Munch -, John D'Agata scrute les néons d'une ville derrière lesquels les suicides se comptent en masse et où la démesure ultime prend la forme d'un hôtel stratosphérique indestructible. Un récit sombre et éblouissant, servi par une écriture cinématographique, qui s'avale aussi vite qu'une pastille d'iode et dont la chute est vertigineuse.