Peintre, sculpteur, scénographe, Jean-Paul Marcheschi produit une oeuvre profuse, énigmatique, et finalement, par les écarts pris vis-à-vis de la modernité, indépendante et inclassable. Sur des feuilles de papiers recouvertes, composites, il peint à l'aide d'un flambeau - ce qu'il nomme son "pinceau de feu" - "le livre de sa vie". En rapprochant dangereusement l'intime et le général, le particulier et la loi - mais aussi la littérature, la lettre de son effacement en chaos-cosmos - l'oeuvre expose un moi troué, fendu, disséminé. Des Fastes d'Ovide à L'Homme de Solutré, c'est la part ombreuse, oubliée, de l'art, de l'homme - et de ses traces - qu'elle explore.
Nombre de pages
93
Date de parution
20/01/2010
Poids
501g
Largeur
196mm
Plus d'informations
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EAN
9782916373218
Titre
L'homme de Solutré
Auteur
Marcheschi Jean-Paul ; Ceysson Bernard
Editeur
CEYSSON
Largeur
196
Poids
501
Date de parution
20100120
Nombre de pages
93,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dans Les Perséides, Jean-Paul Marcheschi propose une autobiographie fragmentaire, d'une remarquable puissance d'évocation. Le paysage insulaire de la Corse, son île natale, y tient une grande place avec sa nature sauvage, ses pierres, ses couleurs et ses odeurs, mais aussi avec Erca, la grand-tante, incomparable conteuse. Il est aussi question d'un voyage à Stromboli, voyage décisif, quasi initiatique, qui entraîna de grandes transformations dans sa peinture. Ce livre est un exercice de gratitude. C'est à travers les friches de la mémoire, ses abandons, ses broussailles, que l'auteur se fraye un chemin. Ce paysage possède cependant quelques clairières, quelques sources où l'esprit peut encore se reposer. Si la douleur, le deuil, la mort sont très présents dans Les Perséides, ce qui domine à la fin, c'est la joie, la douceur peut-être, que l'auteur a éprouvé à l'écrire. "Il arrive un moment dans nos vies où nous sommes littéralement les derniers témoins. Et les noms de ceux que nous avons aimés, les lieux également, les sensations, ne tiennent plus qu'à nous, et nous sommes les seuls à pouvoir en opérer la sauvegarde". Né en 1951 en Corse, Jean-Paul Marcheschi vit et travaille à Paris. Depuis 1984, le "? pinceau de feu ? " est l'unique instrument utilisé dans l'exécution de sa peinture. Son oeuvre, qui a fait l'objet de très nombreuses expositions, a été commentée par des écrivains comme Pascal Quignard et Jacques Roubaud. Marcheschi est aussi l'auteur d'une Histoire de la Beauté en six volumes (éditions Art3-Nantes).