Façons de recruter. Le jugement des compétences sur le marché du travail
Marchal Emmanuelle ; Eymard-Duvernay François
METAILIE
19,50 €
Epuisé
EAN :9782864242420
Comment juger la compétence d'une personne ? Cette question fait l'objet de remise en cause dans la période actuelle, les entreprises renouvelant les procédures d'évaluation des salariés. Elle préoccupe les pouvoirs publics, l'importance du chômage de longue durée faisant naître des interrogations sur l'employabilité d'une part de la population active. Elle intéresse enfin au premier chef les salariés eux-mêmes qui doivent en de nombreuses circonstances argumenter leurs propres compétences et les chômeurs, qui s'interrogent sur les raisons de leur exclusion. F. Eymard-Duvernay et E. Marchal renouvellent la compréhension de cette question de deux points de vue. Ils observent de près des situations concrètes de recrutement, particulièrement de cadres et d'employés qualifiés. Le lecteur peut ainsi accéder à la formation du jugement des recruteurs, en voir les certitudes et la pluralité des contraintes. Ni arbitraire, ni prédéterminé, le jugement est conventionnel, comme nous le montrons les auteurs. Cet ouvrage pose en second lieu la question de la justice au-delà des controverses habituelles qui opposent les méthodes scientifiques et pratiques irrationnelles. A quelles conditions peut-on dire d'un jugement porté sur la compétence d'autrui qu'il est juste ? Les auteurs dégagent la notion d'un idéal de jugement que l'on peut dire " équilibré " au sens où il mobilise différentes conventions et maintient la tension entre plusieurs façons contradictoires de juger : à distance et au moyen de critères pré-établis ou, au contraire, en présence des personnes ; en prenant appui sur des repères collectifs tels que les diplômes ou, au contraire, en accédant directement aux compétences individuelles et à la personnalité, etc. Contre les approches universalistes de la compétence, actuellement dominantes, les auteurs défendent ainsi une approche pluraliste en considérant qu'elle est la seule à pouvoir résorber les déséquilibres actuels du marché du travail.
Nombre de pages
239
Date de parution
19/03/1997
Poids
401g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864242420
Titre
Façons de recruter. Le jugement des compétences sur le marché du travail
ISBN
2864242427
Auteur
Marchal Emmanuelle ; Eymard-Duvernay François
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
401
Date de parution
19970319
Nombre de pages
239,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Que sait-on, au juste, des compétences nécessaires à un emploi donné et de la possibilité de les évaluer ? Que saisit un recruteur à la lecture d?un CV ? Qu?est-ce qui se joue à l?occasion des face-à-face ? Les incertitudes demeurent fortes sur de nombreuses questions, embarrassant bien des recruteurs et mettant en difficulté les candidats. Et pour cause... Prenant appui sur les apports de la sociologie des marchés, les travaux de plusieurs disciplines connexes et une grande variété d?enquêtes, Emmanuelle Marchal livre une réflexion critique sur les processus de recrutement. Son livre met en évidence tout ce qui contribue à faire et à défaire la valeur des candidats à l?emploi.
Salariés ou candidats à l'emploi, nous sommes de plus en plus souvent évalués. Mais comment le sommes-nous ? Le consensus actuel sur la nécessité et le bien-fondé de l'évaluation ne doit pas empêcher de s'interroger sur la façon dont le jugement se fabrique. Certaines pratiques et méthodes ne sont-elles pas susceptibles de produire des exclusions durables et de nourrir un sentiment d'insécurité ? Pour répondre à cette question, ce livre explore une large gamme de situations dans lesquelles la valeur des personnes est mise à l'épreuve, que ces personnes soient au c?ur ou aux portes des entreprises, en cours d'insertion ou en quête d'emploi.
Ce livre bilingue français anglais est composé d'une cinquantaine de tableaux : créations photographiques, collages, peintures, chansons... qui ont germé au fil des voyages effectués par les auteurs. France, Mali, États-Unis, Russie, Mauritanie, Cuba... Leurs rencontres avec des hommes et des femmes hors du commun qui luttent pour sauver notre environnement, leurs témoignages, leurs expériences et leurs réflexions apparaissent ainsi métissés à chaque page de l'ouvrage. Les chansons, qui font partie intégrante de l'oeuvre, trouvent leur écho dans un CD musical inclus, mixé à Box par Adrian Chivers !Nadine Marchal est auteur plasticienne, directrice artistique, créatrice de tissus... Ses oeuvres sont régulièrement exposées aux Etats-Unis. Elle est l'auteur d'un Carnet de voyage à Lyon publié en 2004. Elle a également coécrit les paroles du dernier album de Geoffrey Oryema Words . Réalisatrice de la partie graphique du livre, c'est encore elle qui interprète les chansons de l'album inclus !. Stanislas Pierrel est guitariste et compositeur. Il a collaboré avec Philippe Garcia, Bobby Rangel, Yves Matrat... et fait les premières parties de Nina Simone, Luther Allison. Il a composé les titres du CD.
Peut-on être commissaire de police et détester les armes ? Et tenir la voiture en horreur ? Et se montrer avant tout soucieux du lien social ? Et être amoureux de la capitaine Allison Perplexe ? Oui, sans doute. Le commissaire Rinus Van Haneghem le peut car il est profondément un bon gars. Mais pourra-t-il demeurer un " bon gars " quand, dans la même semaine, trois assassinats au couteau sont commis dans son secteur et qu'il est confronté, par ailleurs, à une série de malfaiteurs d'une rare bêtise ? Et, au fond, qu'est-ce qui est le plus grave ? L'assassin au long couteau (qui opère exclusivement aux alentours de quatorze heures) ou les délinquants idiots ? On n'aimerait pas être à la place du commissaire...
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit " notre " Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.
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