Trente ans de politiques de professionnalisation des enseignants. Regards internationaux
Marcel Jean-François ; Tardif Maurice ; Piot Thier
PU MIDI
26,00 €
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EAN :9782810707881
Cet ouvrage effectue, de manière critique et comparée (France, Suisse, Belgique, Québec et Brésil), un bilan de 30 années de politiques de professionnalisation des enseignants qui modifient en profondeur le fonctionnement et l'organisation des systèmes éducatifs occidentaux. Après 30 années de professionnalisation des enseignants, cet ouvrage collectif effectue, de manière critique et au sein de 5 contextes nationaux, un bilan de ce projet politique. Il examine comment ce projet se traduit et se transforme en fonction des histoires nationales et des formes politiques de pouvoir. Il investit cinq systèmes éducatifs, trois du continent européen (France, Suisse et Belgique) et deux du continent américain (le Canada, au travers du Québec, et le Brésil). Cette diversification permet de mettre au jour à la fois des invariances en lien avec les politiques (qui permettent d'affiner leur caractérisation) et les spécificités en lien avec l'ancrage national des systèmes éducatifs. Ce bilan d'un projet politique majeur qui modifie en profondeur le fonctionnement et l'organisation des systèmes éducatifs occidentaux constitue une contribution importante à destination des chercheurs, des étudiants, des enseignants (y compris en devenir) et des cadres des systèmes éducatifs.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
306
Date de parution
12/04/2022
Poids
495g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782810707881
Titre
Trente ans de politiques de professionnalisation des enseignants. Regards internationaux
Auteur
Marcel Jean-François ; Tardif Maurice ; Piot Thier
Editeur
PU MIDI
Largeur
161
Poids
495
Date de parution
20220412
Nombre de pages
306,00 €
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Les évolutions du travail enseignant soulignent l'émergence de nouvelles formes de pratiques professionnelles. Ainsi, la première partie de l'ouvrage présente des travaux concernant aussi bien la diversification des tâches pour les enseignants du primaire et du secondaire, que la direction d'école, les audits d'établissements ou l'inspection de l'enseignant et de l'équipe pédagogique. La deuxième partie s'attache à explorer les différentes formes de partenariats, au sein des lycées avec les TPE, au sein des conseils ou des équipes éducatives à l'école élémentaire, mais aussi avec différents partenaires : les aides-éducateurs, les observateurs et les parents d'élèves. Ce panorama des recherches françaises portant sur ces pratiques enseignantes "hors de la classe" privilégie une diversité d'approches théoriques et méthodologiques. De plus, cette recension de travaux français est mise en perspective par des éclairages internationaux qui couvrent l'ensemble de la recherche francophone en éducation. En redéfinissant les contours de la professionnalité enseignante, cet ouvrage s'adresse aussi bien aux enseignants, aux formateurs d'enseignants, aux cadres du système éducatif qu'aux chercheurs en éducation. Il ouvre des perspectives nouvelles dans des domaines aussi différents que le fonctionnement d'une équipe pédagogique, la formation ou l'évaluation des enseignants, le pilotage du système éducatif ou la recherche en éducation.
Les secteurs de l'éducation, de l'enseignement et de la formation sont concernés de manière particulièrement vive par les transformations qui traversent la société à partir de ce que la sociologie désigne comme la "seconde modernité". Ces transformations sont continues et touchent tant les organisations que l'ensemble de ces acteurs. Cela implique que l'éducation ne saurait se contenter de reproduire des processus et des dispositifs déjà connus car ils se voient pour partie déqualifiés pour affronter les défis qui émergent. Ces changements induisent de l'incertitude : la lisibilité des contextes éducatifs n'est plus assurée et la faible prévisibilité de leur évolution fragilise et interroge l'ensemble des pratiques et des dispositifs du champ de l'éducation et de la formation. A cela s'ajoute l'injonction pour tout sujet de se construire, dans des contextes où les transmissions intergénérationnelles sont moins assurées et où les institutions, notamment dans le champ de l'enseignement, voient leur place décliner et leur fonction devenir plus gestionnaire. Face à cela, l'ensemble des acteurs concernés tentent d'élaborer des réponses concrètes. Cet ouvrage apporte des éléments de réponses de chercheurs en éducation belges, suisses, québécois et français qui collaborent ensemble depuis plusieurs années à deux questions centrales : Quelles réponses sont apportées en termes de division / coordination du travail éducatif par les organisations de ce champ pour maintenir l'ambition d'objectifs éducatifs de haut niveau dans ce contexte de mutations accélérées ? Comment les pratiques des professionnels du champ de l'éducation et de la formation se réinventent-elles pour faire face aux défis éducatifs inédits, en tension entre efficacité économique et transmission à tous d'un socle de valeurs, de culture et de compétences ?
Les injonctions au travail collaboratif des enseignants se font de plus en plus pressantes et il devenait nécessaire de faire état de résultats de recherches, particulièrement sous l'angle d'expériences de collaboration, sur les pratiques enseignantes plutôt que sur les pratiques d'enseignement réservées au face-à-face pédagogique de l'enseignant face aux élèves et davantage étudiées. Bien que le développement professionnel semble devoir passer par l'injonction du travail en collaboration, des auteurs de cet ouvrage soulignent à juste titre que le travail en collaboration ne constitue pas une base historique du travail des enseignants. Concrètement, que signifie travailler en collaboration ou en coopération pour des enseignants ? La coordination de pratiques peut se prescrire, mais pas la collaboration entre enseignants. D'où l'importance de ce ouvrage pour permettre l'accès à des études sur les pratiques actualisées, au-delà des pratiques prescrites. Cet ouvrage comble donc le besoin de documenter des expériences correspondant à ces formes de travail somme toute nouvelles. Il s'appuie sur des contributions provenant de divers lieux (Belgique, France, Québec, Suisse), dans des contextes différents (écoles primaires, secondaires, université), mettant en scène plusieurs catégories d'acteurs (enseignants, enseignants-chercheurs, partenaires). Ces recherches font appel à diverses méthodologies (études de cas, entretiens, observations, analyse de documents, questionnaire); la majorité privilégiant les études qualitatives. L'ensemble des contributions permet de mettre en évidence un certain nombre de résultats convergents en rapport avec la thématique, quant à l'accompagnement nécessaire, aux conditions à mettre en place, aux obstacles (souvent structurels), aux exigences. Des résultats dont on pourra s'inspirer à la fois pour initier de nouvelles recherches mais aussi pour aller plus loin dans la mise en ?uvre de pratiques collaboratives.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.