Les secteurs de l'éducation, de l'enseignement et de la formation sont concernés de manière particulièrement vive par les transformations qui traversent la société à partir de ce que la sociologie désigne comme la "seconde modernité". Ces transformations sont continues et touchent tant les organisations que l'ensemble de ces acteurs. Cela implique que l'éducation ne saurait se contenter de reproduire des processus et des dispositifs déjà connus car ils se voient pour partie déqualifiés pour affronter les défis qui émergent. Ces changements induisent de l'incertitude : la lisibilité des contextes éducatifs n'est plus assurée et la faible prévisibilité de leur évolution fragilise et interroge l'ensemble des pratiques et des dispositifs du champ de l'éducation et de la formation. A cela s'ajoute l'injonction pour tout sujet de se construire, dans des contextes où les transmissions intergénérationnelles sont moins assurées et où les institutions, notamment dans le champ de l'enseignement, voient leur place décliner et leur fonction devenir plus gestionnaire. Face à cela, l'ensemble des acteurs concernés tentent d'élaborer des réponses concrètes. Cet ouvrage apporte des éléments de réponses de chercheurs en éducation belges, suisses, québécois et français qui collaborent ensemble depuis plusieurs années à deux questions centrales : Quelles réponses sont apportées en termes de division / coordination du travail éducatif par les organisations de ce champ pour maintenir l'ambition d'objectifs éducatifs de haut niveau dans ce contexte de mutations accélérées ? Comment les pratiques des professionnels du champ de l'éducation et de la formation se réinventent-elles pour faire face aux défis éducatifs inédits, en tension entre efficacité économique et transmission à tous d'un socle de valeurs, de culture et de compétences ?
Nombre de pages
277
Date de parution
10/09/2019
Poids
348g
Largeur
140mm
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EAN
9782365122221
Titre
Division et coordination du travail dans l'enseignement et la formation. Relation avec l'évolution d
Les injonctions au travail collaboratif des enseignants se font de plus en plus pressantes et il devenait nécessaire de faire état de résultats de recherches, particulièrement sous l'angle d'expériences de collaboration, sur les pratiques enseignantes plutôt que sur les pratiques d'enseignement réservées au face-à-face pédagogique de l'enseignant face aux élèves et davantage étudiées. Bien que le développement professionnel semble devoir passer par l'injonction du travail en collaboration, des auteurs de cet ouvrage soulignent à juste titre que le travail en collaboration ne constitue pas une base historique du travail des enseignants. Concrètement, que signifie travailler en collaboration ou en coopération pour des enseignants ? La coordination de pratiques peut se prescrire, mais pas la collaboration entre enseignants. D'où l'importance de ce ouvrage pour permettre l'accès à des études sur les pratiques actualisées, au-delà des pratiques prescrites. Cet ouvrage comble donc le besoin de documenter des expériences correspondant à ces formes de travail somme toute nouvelles. Il s'appuie sur des contributions provenant de divers lieux (Belgique, France, Québec, Suisse), dans des contextes différents (écoles primaires, secondaires, université), mettant en scène plusieurs catégories d'acteurs (enseignants, enseignants-chercheurs, partenaires). Ces recherches font appel à diverses méthodologies (études de cas, entretiens, observations, analyse de documents, questionnaire); la majorité privilégiant les études qualitatives. L'ensemble des contributions permet de mettre en évidence un certain nombre de résultats convergents en rapport avec la thématique, quant à l'accompagnement nécessaire, aux conditions à mettre en place, aux obstacles (souvent structurels), aux exigences. Des résultats dont on pourra s'inspirer à la fois pour initier de nouvelles recherches mais aussi pour aller plus loin dans la mise en ?uvre de pratiques collaboratives.
Habituellement, la figure du militant est quasiment opposée à celle du chercheur. Elle se caractérise par la fougue, l'engagement, le passionnel, tandis que celle du chercheur renvoie à la rationalité, la prise de distance et la rigueur. Cet ouvrage se donne pour objectif de les réconcilier. Pour ce faire, il pose les jalons d'une tierce voie, rejetant à la fois la thèse d'un nécessaire cloisonnement entre recherche et militantisme et la thèse inverse d'une absence de distinction entre les deux. Cette tierce voie défend non seulement la possibilité d'un rapprochement mais également l'enrichissement réciproque qui en résulte. Bien sûr, des conditions sont à respecter et la préservation de l'autonomie relative de la recherche comme du militantisme apparaît nécessaire pour envisager une articulation. En revanche, cette articulation couvre à la fois les niveaux individuels (la posture du chercheur militant) et collectifs (la collaboration entre équipe de militants et équipe de recherche). Habituellement, la figure du militant est quasiment opposée à celle du chercheur. Elle se caractérise par la fougue, l'engagement, le passionnel tandis que celle du chercheur renvoie à la rationalité, la prise de distance et la rigueur. Or cet ouvrage se donne précisément pour objectif de les réconcilier. Pour ce faire, il va poser les jalons d'une tierce voie, rejetant à la fois la thèse d'un nécessaire cloisonnement entre recherche et militantisme et la thèse inverse d'une absence de distinction entre les deux. Cette tierce voie défend non seulement la possibilité d'un rapprochement mais également l'enrichissement réciproque qu'il en résultera. Bien sûr, des conditions sont à respecter et la préservation de l'autonomie relative de la recherche comme du militantisme apparaît nécessaire pour envisager une articulation. En revanche, cette articulation couvre à la fois les niveaux individuels (la posture du chercheur militant) et collectifs (la collaboration entre équipe de militants et équipe de recherche). L'ouvrage explore donc cette tierce voie au travers de recherches conduites dans (et avec) des contextes militants très diversifiés. De par la transversalité des questions qu'il aborde, cet ouvrage pourra intéresser les universitaires et les étudiants de l'ensemble des sciences humaines et sociales. La diversité des contextes convoqués saura retenir l'attention des professionnels de l'éducation, de l'enseignement, de la formation, de l'animation, du travail social ou de la jeunesse, sans exclure, bien au contraire, les lecteurs militants, aussi bien des secteurs associatifs (éducation populaire, humanitaire, écologie, etc.), que pédagogiques, syndicaux ou politiques.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.