Reconstruire la sociologie française avec les Américains ? La réception de la sociologie américaine
Marcel Jean-Christophe
EUD
18,00 €
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EAN :9782364412132
Depuis une vingtaine d'années, de nombreux sociologues ont une conception de l'histoire de leur discipline exclusivement centrée sur les conditions sociales de production de l'activité scientifique. Ce livre prend le contre-pied de cette attitude et entend restituer les arguments et les contenus cognitifs qui ont guidé la réception de la sociologie américaine en France. Sans négliger les contextes qui entourent les savants, postuler que l'évolution des idées et des concepts peut avoir ses règles propres permet de remettre en cause certaines idées reçues, notamment celle que la sociologie française s'est entièrement reconstruite après 1945 et a fait table rase de son passé en important d'Amérique une nouvelle conception du social. Grâce à un examen critique des textes, on peut montrer comment la réception des Américains a suscité des emprunts, des rejets et des interrogations qui révèlent une reconstruction basée sur des constantes et des continuités. L'étude de cette période de transition de la sociologie française constitue une occasion de traiter de questions récurrentes en histoire et sociologie des sciences : qu'est-ce qu'une "crise paradigmatique" ? Comment caractériser une "tradition nationale" ? Qui sont les "passeurs" qui font circuler entre les pays méthodes et concepts ? Comment se construisent les frontières entre disciplines ?
Nombre de pages
172
Date de parution
20/04/2017
Poids
280g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364412132
Titre
Reconstruire la sociologie française avec les Américains ? La réception de la sociologie américaine
Auteur
Marcel Jean-Christophe
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
280
Date de parution
20170420
Nombre de pages
172,00 €
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Résumé : Non, la sociologie durkheimienne n'est pas morte ! Tel est sans doute un des thèmes majeurs de cet ouvrage. Il s'efforce, à travers la relecture des travaux de grands noms de la sociologie durkheimienne, de montrer contre nombre d'idées reçues l'aspect protéiforme d'une conception de la sociologie aujourd'hui considérée par certains comme un objet historique. L'auteur se donne pour objectif de mettre au jour l'évolution d'une école de pensée qui, dans sa dernière version, s'éloigne quelque peu du programme d'étude originel tel que l'avait conçu Durkheim. Elle pose alors les bases d'une psychologie collective qui en tempère fortement le caractère holiste. Si cette réinterprétation d'une période de l'histoire de la sociologie - l'entre-deux-guerres n'est plus vue comme le chant du cygne du durkheimisme, et le prélude à une toute nouvelle ère pour la science sociale de l'après-guerre - s'adresse aux spécialistes, elle devrait aussi intéresser ceux qui sont à la recherche de concepts sociologiques " classiques " les aidant à comprendre la réalité sociale d'aujourd'hui. Enfin, les non-spécialistes y trouveront aussi les grandes lignes des théories des durkheimiens, ainsi que l'essentiel du contenu de leurs ?uvres majeures. Ce qui devrait permettre de se familiariser avec cette tradition sociologique, et surtout de lui restituer ce qui lui donne une valeur actuelle.
Tous les textes publiés dans l'ouvrage parlent directement de l'oeuvre de Jean-Michel Berthelot. La première partie, « Sociologie de Jean-Michel Berthelot », rassemble les contributions restituant des traits de son oeuvre à l'aide d'études de cas précis ou de panoramas plus larges, et balise des domaines de recherche dans lesquels il s'est illustré: sociologie de l'éducation, du corps, des sciences, épistémologie des sciences sociales. La deuxième partie rend compte des perspectives ouvertes par ses travaux et de la manière dont des chercheurs ont mis en oeuvre ses réflexions pour leurs propres recherches. Il s'agit donc de restituer la façon dont on peut faire de la sociologie « avec » Jean-Michel Berthelot à l'aide de ses travaux et des jalons qu'ils posent. La troisième partie est biographique en restituant l'itinéraire académique, intellectuel et humain de Berthelot, que ce soit son parcours universitaire et social, notamment à l'ENS durant mai 68, ou encore sa période « toulousaine » où sa carrière universitaire a débuté et qui en constitue une partie essentielle.
Le musée d'archéologie des années 1950, avec de beaux objets présentés dans des vitrines savamment éclairées, est sur le point de disparaître du paysage culturel. Et tandis que l'archéologie se diversifie et se ramifie en plusieurs spécialités qui tentent de se rapprocher des sciences exactes, par leurs méthodes comme par leur extrême focalisation, les musées, qui se sont tous plus ou moins convertis au rythme annuel de la succession des expositions temporaires, découvrent le rôle essentiel des médiations. Qu'est-ce que la (ou les) médiation (s) ? Quel tableau peut-on en dresser aujourd'hui ? En quoi les médiations modifient-elles les missions des musées ? Un déplacement essentiel s'est produit : si le travail de recherche archéologique et sa diffusion continuent d'être prioritaires, le public est dorénavant une préoccupation essentielle. Il est placé au centre d'un musée qui se transforme ; à sa mission première d'institution chargée de mettre en valeur des vestiges, le musée ajoute une dimension nouvelle de dispositif de communication. Cet ouvrage, le premier du genre, présente un panorama complet des différentes catégories de médiations à l'oeuvre dans le champ de l'archéologie. Qu'elles soient une préoccupation des archéologues eux-mêmes, qu'elles relèvent de l'activité professionnelle des médiateurs ou bien encore qu'elles se déroulent spontanément au sein du public, les formes et les types de médiation sont nombreux et variés. L'ouvrage en dresse un tableau très suggestif.