Les métamorphoses du rural. L'exemple de la Double en Périgord (1830-1939)
Marache Corinne
CTHS EDITION
30,00 €
Epuisé
EAN :9782735506231
Entre les années 1830 et la Seconde Guerre mondiale, le monde rural connut des transformations multiples, aussi bien dans les campagnes dynamiques que dans celles plus défavorisées, telles que la Double. Loin de surestimer le changement que connut cette région, l'auteur se propose de le définir, de l'observer sous tous ses aspects, d'en comprendre les mécanismes et les modalités, d'en mesurer les enjeux et les limites. Cette étude permet une approche globale des métamorphoses survenues en un siècle, sans enfermement thématique. Elle présente une analyse fine des facteurs structurels, mais aussi et surtout des acteurs politiques, économiques et sociaux qui en furent à l'origine. Elle pose aussi la question de la manière dont ces transformations furent perçues et vécues au quotidien. S'il porte sur un espace restreint, cet ouvrage est l'occasion de réinterroger le rural en analysant la " modernisation " d'un " pays " pauvre dont on a plus souvent souligné l'immobilisme que le changement. Corinne Marache présente dans Les métamorphoses du rural le destin d'une région forestière humide, " pays de fièvres " au début du XIXe siècle, progressivement assainie, désenclavée et qui épouse à sa manière le progrès en marche.
Nombre de pages
562
Date de parution
07/12/2006
Poids
850g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782735506231
Titre
Les métamorphoses du rural. L'exemple de la Double en Périgord (1830-1939)
Auteur
Marache Corinne
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
150
Poids
850
Date de parution
20061207
Nombre de pages
562,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce livre étudie les liens multiformes et souvent méconnus que les petites villes françaises du XIXe siècle, trop délaissées par l'historiographie, entretiennent avec les territoires agricoles. En quoi les transformations du secteur agricole de ce siècle qui a connu de profondes mutations sont étroitement liées aux actions menées par des acteurs et structures des petites villes ? Comment ces transformations contribuent-elles en retour aux changements socioéconomiques et architecturaux des petites villes ? De nombreux artisans et commerçants, mais aussi les médecins, vétérinaires, pharmaciens, notaires, juges de paix, percepteurs, etc., participent au processus de modernisation agricole tout en vivant dans les petites villes. Points de rencontre entre différents représentants du monde agricole, elles hébergent maintes structures au service de sa modernisation. Carrefours de communication et d'échanges, elles représentent des lieux stratégiques de consommation, commercialisation, transit, transformation et valorisation des productions agricoles. Les petites villes du monde rural sont profondément imprégnées par le secteur agricole, qui rythme nombre de leurs activités et façonne leur morphologie, à l'heure où elles se calquent pourtant sur un modèle urbain en plein essor. Campagnes et petites villes sont bien les parties complémentaires d'un tout, d'un système productif inscrit dans un territoire composite et interdépendant, qui ne saurait être réduit à un rapport dominant-dominé.
Marache Corinne ; Meyzie Philippe ; Ferrière Le Va
Si les produits de terroir intéressent de plus en plus les sciences humaines et sociales, le rôle central de la ville dans leur valorisation reste encore peu exploré et le mythe de leur origine au sein de campagnes isolées continue encore souvent de prévaloir dans l?imaginaire collectif. Historiens, géographes, anthropologues, sociologues, spécialistes du cinéma ou des musées, proposent ici un regard nouveau sur ces produits de terroir saisis à travers le prisme de la ville et de ses acteurs. Les villes, de la capitale à la métropole provinciale en passant par les petites villes, participent à l?émergence des produits associés au terroir. Elles stimulent ou orientent leur production, elles leur offrent un débouché décisif ou contribuent à leur transformation et leur promotion. Pouvoirs urbains, organisations professionnelles, événement festifs, restaurants, commerces et métiers de bouche, foires et marchés constituent autant de moments, de lieux et d?acteurs essentiels dans l?émergence, la trajectoire et la renommée de ces produits. Du Moyen Age à nos jours, ce livre développe des regards croisés sur les mécanismes et les enjeux de cette relation complexe et multiforme.
De l'époque moderne à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les élites ont entretenu un rapport étroit à la terre, une terre qui ne constitue pas seulement un patrimoine foncier, mais aussi une source de revenu en tant qu'exploitation agricole, un lieu de vie ou de séjour, un enjeu de pouvoir, un élément de prestige social? Or, ce thème majeur de l'histoire rurale comme de l'histoire des élites, souvent abordé, n'avait jamais fait l'objet d'une synthèse. C'est enfin chose faite grâce au colloque organisé par le Centre d'Études des Mondes Moderne et Contemporain, sous la direction de Caroline Le Mao et Corinne Marache. Ce livre rassemble les contributions de trente-deux historiens qui interrogent la question centrale des « stratégies foncières » et de leurs enjeux pour les élites, se penchent sur les jeux de pouvoir et les conflits liés aux rapports complexes entre élites et terre, analysent le rôle des élites dans l'innovation et la modernisation des campagnes et, enfin, étudient l'intime à travers les approches spécifiques des familles à la terre, mais aussi les notions d'identité et d'art de vivre. Ces regards croisés sont l'occasion d'une mise au point historiographique et offrent une réflexion renouvelée sur les apports réciproques ? économiques, sociaux, mais aussi politiques ou culturels ? entre le monde de la terre et les élites.
La malbouffe est devenue au XXIe siècle une préoccupation de premier plan. Véritable maladie de société, elle se caractérise par une alimentation trop riche en calories, trop grasse, trop salée, trop sucrée, trop transformée, et touche avec des degrés et des modalités variables toutes les classes d’âge et toutes les catégories sociales. Toxique pour les individus comme pour les collectivités, elle résulte de mauvaises pratiques alimentaires dont les responsabilités sont partagées entre les industriels, les intermédiaires, mais aussi les consommateurs et leurs modes de vie. Pour faire face à cet enjeu de société majeur, lanceurs d’alerte et politiques de santé publique cherchent à sensibiliser et stigmatiser, pour amender ces dynamiques néfastes pour les corps biologiques et les corps sociaux. Partant de ce constat très actuel autour de la malbouffe, cet ouvrage vise à démontrer que les mauvaises pratiques alimentaires ne sont pas uniquement un problème contemporain et trouvent, tout comme leur dénonciation, une origine bien plus ancienne remontant à l’Antiquité. Il permet de mesurer et de comprendre la généalogie et l’épaisseur historique d’un phénomène structurant des sociétés occidentales. Cette approche pluridisciplinaire novatrice éclaire les identités culturelles alimentaires et les pratiques qui y sont associées.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.