
Le Regard du Fils. Christologie phénoménologique
Extrait Extrait de la préface de Franco Giulio Brambilla : DANS LE «REGARD FILIAL» DE JESUS Nous célébrons cette année le 1550e anniversaire du concile de Chalcédoine. Quand, en 1951, lors du quinzième centenaire du concile, quelques pionniers organisèrent un important congrès1 sur la signification et sur la Wirkungsgeschichte («histoire des réalités effectives») de la décision chalcédonienne, ils ne se doutaient sans doute pas que cette date allait signaler le début d'une période intense de réflexion sur le mystère du Seigneur Jésus. Karl Rahner intitula prophétiquement sa relation Das Konzil von Chalkedon : Ende oder Anfang ? Cinquante ans après ce lancement, qui avait connu une heureuse anticipation dans les oeuvres de Karl Adam et Romano Guardini, on peut dire que ce titre touchait juste : il s'agissait d'un «nouveau début» pour la christologie. Un début dont on n'a pas vu tout de suite les lueurs d'espoir qui étaient retenues par la nécessité, qui dominait la scène de Vatican II et l'immédiat post-concile, de réfléchir sur l'Église, mais qui couvait sous le besoin qu'avait le christianisme de «revenir au centre». En 1974 - année des trois christologies de Schillebeecks, Küng et Kasper -, la flamme se libéra, vive et chaude, et marqua la saison peut-être la plus intense de la réflexion théologique post-conciliaire, toute centrée sur le mystère du Christ et tournée vers l'horizon trinitaire, qui a trouvé tout naturellement son contreseing dans l'encyclique inaugurale de Jean-Paul II, Redemptor Hominis (1979), un texte intense qui pointait vers le mystère du Christ et qui a reçu un écho merveilleux dans Novo Millenio Ineunte (2001), une méditation ardente sur le visage du Christ. Le visage du Christ révèle un regard qui s'attache de manière inouïe au «visage» de Dieu, l'Abba. Ce n'est pas seulement un visage que nous aurions à regarder, mais un visage avec lequel regarder, et qui devient à la fin le visage de celui par qui nous nous laissons regarder, qui nous attire et nous modèle. Le regard du Christ est un regard «filial», celui du Fils tourné vers le Père, mais un regard qui n'est possible que parce que «spirituel», c'est-à-dire façonné par ce voir croyant qui est l'opération de l'Esprit saint, ce même Esprit qui pétrit en nous la conscience filiale du voyant et du croyant. Comme Jésus et avec Jésus.
| Nombre de pages | 144 |
|---|---|
| Date de parution | 22/06/2006 |
| Poids | 190g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782872991501 |
|---|---|
| ISBN | 2872991506 |
| Auteur | Manzi Franco ; Pagazzi Giovanni-Cesare ; Gilbert P |
| Editeur | LESSIUS |
| Largeur | 145 |
| Date de parution | 20060622 |
| Nombre de pages | 144,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
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