Traduire Hitler. Suivi de Coulée brune, Comment le fascisme inonde notre langue
Mannoni Olivier
FLAMMARION
10,70 €
En stock
EAN :9782080141927
Ce livre rassemble deux essais liés par un même constat : la langue est la charpente du fascisme. Dans Traduire Hitler, Olivier Mannoni revient sur sa traduction de Mein Kampf. Outre les tempêtes suscitées par la parution d'Historiciser le mal, il raconte ici la lutte au corps à corps avec une prose lourde et pernicieuse. Car pour conserver la mémoire des mots qui ont rendu possible l'indicible, ce texte devait demeurer ce qu'il est : la grammaire de l'horreur. Face à une actualité où les démons semblent renaître, Coulée brune tire les conséquences de ce travail pour nous alerter sur le pouvoir du discours tronqué, trompeur et d'autant plus efficace qu'il est simpliste. Le venin du fascisme infecte la langue depuis plus longtemps qu'on ne le pense... À quand cela remonte-t-il ? Au second tour de 2002 ? À la crise des Gilets jaunes ? À celle du COVID-19 ? S'aventurant jusque dans les entrailles de notre histoire européenne, ce livre d'une lucidité redoutable met à nu les menaces linguistiques qui pèsent sur nos démocraties.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
316
Date de parution
11/03/2026
Poids
170g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782080141927
Auteur
Mannoni Olivier
Editeur
FLAMMARION
Largeur
108
Date de parution
20260311
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316,00 €
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Au travers d'anecdotes et de propos réunis par l'un des traducteurs de Freud, une percée insolite dans l'intimité du fondateur de la psychanalyse, qui pratiquait un humour féroce au quotidien, dans ses conversations et sa correspondance... mais pas dans ses livres.
Historiciser le mal Pendant dix années, alors qu'il avait déjà traduit des dizaines d'ouvrages historiques sur le nazisme et l'antisémitisme, Olivier Mannoni a consacré une partie de son travail à la retraduction de Mein Kampf, une publication encadrée par une prestigieuse équipe d'historiens. Il raconte ici cette lente descente dans un enfer textuel et intellectuel, les tempêtes suscitées par l'annonce de cette nouvelle édition, la lutte au corps à corps avec une prose confuse et pernicieuse, la nécessité impérieuse de l'affronter, envers et contre tout, avec des instruments qui sont normalement au service du savoir et de l'art. Il évoque les innombrables échos sociaux et politiques qui, depuis, se font entendre autour de lui, dans un monde où les démons semblent, peu à peu, renaître. Il dit aussi ce que cela signifie, pour un traducteur dont le métier est de se confronter aux mots, de vivre pendant des décennies avec l'ombre portée de ce qui reste - mais pour combien de temps encore ? - de l'une des périodes les plus terrifiantes de l'histoire de l'humanité.
J'ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc l'Assemblée." Silence retentissant dans un pays sonné. Pourtant, l'écrasante victoire de l'extrême droite aux élections européennes n'est pas une surprise. Le glissement s'opère depuis longtemps dans notre langage, A quand cela remonte-t-il ? Au second tour de 2002 ? à la crise des Gilets jaunes ? à celle du COVID-19 ? Olivier Mannoni, qui a traduit Mein Kampf et qui connaît les pièges du discours et de la sémantique sait, lui, qu'il faut creuser plus loin, jusque dans les entrailles de notre Histoire européenne. Avec une pensée claire et des mots incisifs, il analyse les prises de parole de nos politiciens et passe au crible les médias vecteurs de fausses informations D'une lucidité redoutable, ce livre uppercut met à nu les menaces linguistiques qui pèsent sur nos démocraties. Avec une pensée claire et des mots incisifs, il analyse les prises de parole de nos politiciens et passe au crible les médias vecteurs de fausses informations. D'une lucidité redoutable, ce livre uppercut met à nu les menaces linguistiques qui pèsent sur nos démocraties.
Farce flaubertienne, Retour aux souches présente sur le mode de la satire l'extrême droite française. Une caricature aussi percutante qu'hilarante : le parti Grabulement organise une formation pour ses cadres et vous êtes invité. Au programme ? Vacuité et opportunisme qui ne s'encombrent pas de cohérence. Mars 2026. Le parti du Grabulement, en proie à ses contradictions internes, est particulièrement déchiré par les ambitions de ses deux dirigeants : Gretchen, fille du leader historique et présidente actuelle du mouvement, et Philoquin, jeune Rastignac improbable de la politique. Pour trouver un peu du bon sens qui leur manque tant, le parti décide d'organiser un stage de réflexion pour ses cadres. Ce séjour a pour but de renforcer la cohésion et d'assurer une formation complémentaire de culture générale. Au c'ur du marais poitevin, quinze jours de stage intensif avec Gustave aux commandes, le narrateur de cette fable drolatique. Le contact avec la nature ? " La Terre ne ment pas " ? est évidemment essentiel et les politiques suivront des séances de débroussaillage et de semis. Celles-ci seront complétées par des ateliers ? " L'économie à portée de tous ", " L'histoire nationale de Vercingétorix à la prise du pouvoir " ? et pratiques ? " Notoriété : le selfie et comment s'en servir ". Dans cet environnement protecteur, les membres du mouvement vont avoir tout loisir d'exposer leur inanité, leur absence de vision politique, leur soif de pouvoir frénétique et leurs désaccords insolubles. Farce flaubertienne à la Bouvard et Pécuchet, Retour aux souches tente, sur le mode de la satire, de présenter l'extrême droite française pour ce qu'elle est : une bouffonnerie aussi creuse que dangereuse. Un texte nécessaire, percutant et d'une irrésistible drôlerie.