La Mort à Venise" est la célèbre nouvelle de Thomas Mann consacrée au pouvoir d'attraction dangereux de la beauté et à l'effondrement de la maîtrise de soi bourgeoise. L'écrivain vieillissant Gustav von Aschenbach rencontre à Venise le jeune Tadzio et reconnaît en lui l'incarnation d'une beauté idéale - à la fois idéal artistique et tentation interdite. Tandis que la maladie, la décadence et la tromperie planent sur la cité lagunaire, Aschenbach perd peu à peu le contrôle de lui-même. Dans des images saisissantes, Mann entrelace les motifs d'Eros et de la mort, de l'art et de la décadence, pour créer un classique moderne sur le désir et l'auto-illusion. Thomas Mann. La Mort à Venise. Traduction française de Félix Bertaux et Charles Sigwalt / Aus dem Deutschen übersetzt von Félix Bertaux und Charles Sigwalt. Introduction de Félix Bertaux / Mit einer Einleitung von Félix Bertaux. Première publication de l'oeuvre originale : Hyperion-Verlag, Munich, 1912. / Erstdruck des Originals : Hyperion-Verlag, München 1912. La présente édition est une nouvelle composition révisée, établie d'après l'édition française publiée par les Editions Kra, Paris, 1929. / Durchgesehener Neusatz ; der Text dieser Ausgabe folgt der französischen Ausgabe der Editions Kra, Paris 1929. LIWI Literatur- und Wissenschaftsverlag, Göttingen 2026.
Nombre de pages
64
Date de parution
15/01/2026
Poids
120g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9783753802909
Auteur
Mann Thomas ; Bertaux Félix ; Charles Sigwalt
Editeur
LIWI LITERATUR
Largeur
155
Date de parution
20260115
Nombre de pages
64,00 €
Disponibilité
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Ecrivain au faîte de sa gloire, Aschenbach éprouve un besoin impérieux de dépaysement. Après avoir hésité, et le questionnement est au coeur de cette nouvelle, il se décide pour Venise. Le bouleversement qu'il y vit, à l'image du texte, est intériorisé et progressif, exprimé avec l'élégance d'un aristocrate en vacances. Il en émane, comme de Tadzio, le jeune homme dont Aschenbach s'éprend, une grâce subtile. Tout au long de son séjour à Venise, décor par excellence pour un récit qui hésite constamment entre immobilité et mouvement, l'écrivain se dévoile en un va-et-vient incessant du particulier au général, de la pensée à l'impression. Grâce à un habile jeu de couleurs où le gris ambiant fait de Tadzio une figure solaire, Thomas Mann nous signifie que l'écrivain, en poursuivant l'adolescent dans les rues de Venise, ne fait que prolonger sa recherche artistique, qui trouve un terme dans la conscience de la dimension insaisissable et éphémère de son objet. --Sana Tang-Léopold Wauters
Dans l'histoire de Joseph, vendu par ses frères aux Ismaélites qui l'emmènent en Egypte, c'est un admirable développement que nous donne Thomas Mann sur le thème de la jalousie et de la provocation. En effet, la prédilection que lui témoigne son père et l'élection divine qui se manifeste dans ses rêves, loin d'inciter Joseph à la modestie, semblent le pousser à une conduite d'enfant gâté. Revêtu du voile nuptial de Rachel, il parade devant ses frères qui, poussés à bout, le jettent dans une citerne. C'est grâce à l'intervention de Juda qu'il en réchappe, et, tandis que Jacob le croit mort, il prend le chemin de l'exil. Comme dans Les Histoires de Jacob, la faveur divine se double ici de la punition des fautes. Avant que la prédiction s'accomplisse, l'initiation sera longue et douloureuse. Mais une autre initiation commence dans ce livre, celle qui conduira Joseph de l'adolescence à l'âge d'homme. Les luttes et les affrontements avec ses frères, les fils de Lia, les fils des servantes, qui tantôt s'allient, tantôt se disputent, dessinent une évolution au terme de laquelle il se retrouvera seul. C'est ce parallèle entre les voies de Dieu et l'infinie diversité des êtres qui donne à ce livre la profondeur où l'on reconnaît l'art de Thomas Mann.
L'ÉIu est l'histoire d'une généalogie pervertie, avec secrets d'alcôves, scandales étouffés, transgressions de tous ordres, accumulations d'incestes. A vous donner le vertige, dit l'un des personnages. Grégoire est le fils de jumeaux princiers et incestueux qui l'ont abandonné sur les flots, dans un tonnelet. Recueilli par des pêcheurs, élevé dans un monastère, à dix-sept ans, il part à la recherche de ses parents et arrive aux portes d'un royaume gouverné par une reine. Après avoir vaincu un «fat impudent et poilu» qui faisait une «guerre d'amour» à la souveraine, Grégoire épouse cette dernière, qui n'est autre que sa mère. Le secret découvert, il quitte son royaume et se fait enchaîner sur un rocher nu, sans autre nourriture que le suc de la pierre. Au bout de dix-sept ans, il ressemble à un porc-épic, couvert de lichens. C'est dans cet état que le trouvent les messagers de Rome, qui parcourent le monde à la recherche du nouveau pape, désigné par l'Agneau de Dieu.Conté avec un humour qui transforme le récit édifiant en épopée perverse, L'Èlu reprend les thèmes (la clé de l'abîme, la femme et le dragon, la résurrection finale) de l'Apocalypse, que Thomas Mann lisait souvent en exil... *LINDA LÊ.