Tanguy et le Radeau ne créent pas un théâtre des images, ni un théâtre de la pensée, ni une réflexion sur le théâtre, même s'il est vrai que ce théâtre est pensé et réfléchi. Cette pensée et cette réflexion sont devenues si consubstantielles à l'acte de création de Tanguy qu'elles s'effacent dans la mise en place de leur puissance. C'est un théâtre qui réfléchit autour des formes - lesquelles incluent l'image, et peuvent exprimer une image du théâtre, une image autour du théâtre; elles peuvent aussi dire dans leur présentation la totalité d'une élaboration qui s'est occultée, et elles peuvent enfin dire l'image la plus nécessaire de la constitution de l'acte théâtral. Ce théâtre invente les formes qui habitent temporairement l'espace d'un théâtre, et dans cette temporanéité immédiate et éphémère il y a l'effacement des temps et des espaces qui nous cernent en tant que spectateurs.
Nombre de pages
122
Date de parution
03/07/2008
Poids
175g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782846822626
Titre
François Tanguy et Le Radeau
Auteur
Manganaro Jean-Paul
Editeur
POL
Largeur
140
Poids
175
Date de parution
20080703
Nombre de pages
122,00 €
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Revue de presse «Jeanne Bécu, alias Madame du Barry, disait ceci : "Le croupion, oui, le croupion, toujours bien en l'air, et avec les plumes de la queue éployées en éventail, horizontalement !" Suivant à la lettre cette consigne, je me suis dit que l'art Cul in air, tel que son nom l'indique, est un art aérien de dosages, de matières, de couleurs, de saveurs, de croisements divers pas toujours saisissables si l'on n'y est pas formé avec tact, délicatesse et entrain.»
Elle portait désormais en elle la totalité de ces histoires, elle n'était faite que de cela, de la multiplicité de ces femmes qu'elle avait été, dans le tissage laborieux d'une trame qui se brodait en elle et d'où elle pourrait désormais dégager les attentes et les désespoirs, les tristesses et les douleurs, les affections et les lueurs. Elle était toute dans cette profondeur lisse et inaltérable de la pellicule, elle y était, entière et pleine, et désormais, tout ce qui lui arrivait dans la vie ne pouvait qu'être rapporté à cette constitution primitive qui seule était sienne et lui dictait sa loi".
Jean-Paul Manganaro, dans cette exploration si intime de l'oeuvre de Fellini, a voulu laisser la place, toute la place, aux films qui se sont succédé au cours des années et qui chacun tour à tour, le plus simplement du monde, c'est-à-dire chronologiquement, forment les chapitres de ce livre. Un à un il les décrit, les écrit, un à un il les analyse, les replace dans leur contexte historique, esthétique. Et à mesure qu'il avance, des récurrences, des associations se dessinent, à mesure qu'il avance c'est aussi une histoire de l'Italie contemporaine qui se déploie sous nos yeux en même temps que celle d'une des oeuvres artistiques les plus fortes du xxe siècle.
Carlo Emilio Gadda a composé urne oeuvre baroque qui mous déborde autant qu'elle se déborde, dépassée sans cesse par ses propres mécanismes d'écriture pour tenter de répondre à la nécessité d'exprimer l'inexprimable. Dès le Cahier d'études (rédigé à partir de 1921) apparaît une poétique du tratto - segment quelconque d'un espace donné par hasard que l'on peut déplacer à volonté - qui met en cause l'existence même de la forme romanesque, dont l'auteur s'écartera en effet pour se rapprocher davantage de la nouvelle. Le point de départ de tout récit est un événement banal que l'écriture va draper, multiplier, pour en confondre la réalité et, occultant le geste, n'en faire surgir que les apparences. Posant sans cesse la question du " Qu'est-ce qui s'est passé ? " sans pourtant jamais v répondre, le texte débouche sur l'inachèvement. Pli par pli, Jean-Paul Manganaro porte ici un éclairage nouveau sur cet énorme pastis que nous a laissé l'Ingénieur.
Ce coffret contient les deux films documentaires et autobiographiques réalisés par Paul Otchakovsky-Laurens. Dans son premier film Sablé-sur-Sarthe, Sarthe, Paul Otchakovsky-Laurens raconte son enfance dans cette petite ville. On lui a imposé le silence. Il partage son secret. Avec notamment Marie Chaix, Anne Devauchelle et Jean-Paul Hirsch. Images : Emmelene Landon. Éditeur, le deuxième film de Paul Otchakovsky-Laurens, met en scène les raisons singulières pour lesquelles il exerce son métier. Sa vérité. Avec Jocelyne Desverchère et Antony Moreau, et la participation notamment d'Emmanuelle Bayamack-Tam, Olivier Cadiot, Antonie Delebecque, Paul Fournel, Kiko Herrero, Jean-Paul Hirsch, Vibeke Madsen, Michel Manière, Serge Ramon, Julie Wolkenstein.
Collobert Danielle ; Faye Jean-Pierre ; Morvan Fra
Ce premier volume des ?uvres de Danielle Collobert reprend tous les livres publiés de son vivant et aujourd'hui épuisés: Meurtre, 1964; Dire I et II, 1972; Il donc, 1976; Survie, 1978
Rencontrer un meurtrier, un homme de la même matière humaine que soi, le côtoyer du lundi au vendredi, constater sa dangerosité, être sidérée, avoir peur, croiser réalités et fictions, penser aux ouvrages de Stephen King, relire L'Etranger d'Albert Camus, se souvenir de L'Adversaire d'Emmanuel Carrère, lu quelques années plus tôt. Ici cependant, l'assassin n'est pas en prison, derrière des barreaux. Lire. Prendre le parti de la littérature. Ecrire soi-même pour tenter de comprendre".
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