La Science-fiction est un domaine de l'imaginaire qui convient parfaitement au credo textuel et illustratif de la collection Découvertes. Joignant en effet l'image à la parole, l'une servant d'écrin à l'autre. C'est ce qu'a parfaitement mis en pratique Stéphane Manfrédo dans ce volume consacré à un genre aujourd'hui complexe et varié. Sa description précise et érudite de l'histoire du genre (depuis Verne jusqu'à Orson Scott Card) prend le temps d'insérer la SF dans son cadre historique (importance des guerres, de l'évolution des sensibilités, dialogue avec la science et ses découvertes) et d'en définir les principaux rameaux : Space-opera, Heroic fantasy et Hard-science. Mais c'est surtout l'appareil iconographique qui éblouira le lecteur. On voit en effet défiler toutes les figures qui ont marqué l'histoire graphique du genre : élégantes de Robida en bouffantes culottes cyclistes chevauchant des aéronefs fin de siècle, couvertures flashantes des revues américaines tel Amazing stories, où apparaissent les premiers extra-terrestres, affiches de films, bandes dessinées de Moebius ou couvertures de Siodmak. L'ouvrage se clôt par un précieuse anthologie de textes où sont citées les premières phrases de grands classiques, des analyses de spécialistes et surtout les définitions de la SF données par des figures intellectuelles ou des célébrités comme Gilles Deleuze, Jacques Lacan ou Isabelle Adjani. Ne manquez surtout pas celle de Salvador Dalí... --François Angelier
Nombre de pages
143
Date de parution
11/10/2000
Poids
233g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782070535286
Titre
La science-fiction aux frontières de l'Homme
Auteur
Manfrédo Stéphane
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
233
Date de parution
20001011
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jules Verne est le père de la science-fiction " ; " La science-fiction, c'est pas de la littérature " ; " La science-fiction, c'est pour les ados attardés " ; " La bonne science-fiction est américaine " ; " La SF, c'est compliqué " ; " La science-fiction est totalement coupée du réel " ; " La science-fiction prédit l'avenir "... Issues de la tradition ou de l'air du temps, mêlant souvent vrai et faux, les idées reçues sont dans toutes les têtes. L'auteur les prend pour point de départ et apporte ici un éclairage distancié et approfondi sur ce que l'on sait ou croit savoir.
Tafuri Manfredo ; Assennato Marco ; Brun Françoise
Projet et utopie est la réédition du classique - paru en français en 1979 - de Manfredo Tafuri (1935-1994), architecte et théoricien de l'urbanisme italien. En s'attachant à appliquer les thèses opéraïstes aux domaines de l'architecture et de l'urbanisme, l'auteur propose une réflexion sur la métropole comme lieu de l'accumulation capitaliste et de l'antagonisme social. La ville devient dans cette optique l'un des sites majeurs de déploiement de la critique sociale, mais aussi de bon nombre d'entreprises avant-gardistes et utopiques : l'espace urbain comme enjeu politique, imbriqué aux rapports de domination et d'aliénation, qu'il s'agit toujours de subvertir. Projet et utopie ou comment l'histoire de l'architecture se fait critique de l'idéologie.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.