La possession de Louviers. Le Traité des marques des possédés et huit autres imprimés médico-démonol
Mandressi Rafael ; Le Breton Jean ; Lempérière Jea
MILLON
35,00 €
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EAN :9782841373901
Les médecins sont, au même titre que les exorcistes et les magistrats, des protagonistes centraux des affaires de possession démoniaque qui se sont succédé dans la France des XVIe et XVIIe siècles. Dès qu'un cas de "diablerie" est présumé ou déclaré, on les retrouve sur place, associés aux enquêtes cherchant à établir si les phénomènes auxquels on assiste doivent ou non être attribués à une irruption du surnaturel diabolique. Possession ou maladie, voire supercherie, les médecins sont censés mobiliser leur savoir pour contribuer à trancher la question. Peut-on expliquer ces désordres, ces anomalies, ces étrangetés, en en identifiant des causes naturelles ? En concurrence avec les religieux mais aussi entre eux, leurs avis, couchés sur le papier de très nombreux rapports, traités et libelles, sont loin d'être unanimes, alimentant parfois d'âpres controverses où les arguments tirés de la doctrine médicale se mêlent avec les attaques et les disqualifications personnelles. La possession de Louviers (1642-1647) offre à ce sujet le plus riche observatoire : l'intervention du médecin parisien Pierre Yvelin déclenche une polémique acerbe qui l'oppose à deux de ses confrères, Jean de Lempérière et Pierre Maignart, médecins à Rouen, mais suscite aussi d'autres réponses, produites par des ecclésiastiques ou des anonymes. Cette édition critique réunit l'ensemble des textes de cette querelle et les présente en les insérant dans la trame d'enjeux sociaux, savants, politiques, confessionnels et institutionnels à l'oeuvre dans l'une des affaires démoniaques de plus grande envergure au XVIIe siècle.
Nombre de pages
296
Date de parution
24/01/2025
Poids
690g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782841373901
Titre
La possession de Louviers. Le Traité des marques des possédés et huit autres imprimés médico-démonol
Auteur
Mandressi Rafael ; Le Breton Jean ; Lempérière Jea
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
690
Date de parution
20250124
Nombre de pages
296,00 €
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Biographie de l'auteur Rafael Mandressi est né en 1966 à Montevideo (Uruguay). Il a soutenu sa thèse de doctorat en 1999 à l'université de Paris VIII et enseigne l'épistémologie à l'université de Montevideo. Dès la fin du Moyen Age, des dissections anatomiques commencèrent à être pratiquées, en Europe, sur des cadavres humains. A partir de la Renaissance, l'ouverture de corps morts à des fins d'enseignement et de recherche se généralisa, et prit un extraordinaire essor qui s'est prolongé jusqu'au début du XIXe siècle
Figures de la preuve Valider, certifier, démontrer : de la logique mathématique aux procès criminels, de l'écriture de l'histoire à la délivrance des autorisations administratives pour la mise en circulation de produits pharmaceutiques, du principe de précaution aux enquêtes sociologiques, prouver est une exigence, implicite ou explicite, de la connaissance. C'est souvent aussi une condition de l'action. De la science au sens commun, faire preuve revient à apporter des certitudes - quant à la légitimité, voire la nécessité des décisions à prendre, quant à la recevabilité des discours et des pratiques. Faire preuve et faire sens ont partie liée. Ce numéro de Communications se propose d'investir la question de la preuve, en l'abordant sous deux angles complémentaires et mutuellement éclairants : interroger, d'une part, l'acte de prouver, les démarches diverses qui l'informent, ses modes d'existence. D'autre part, interroger les sciences humaines et sociales, le droit, les mathématiques - leurs démarches, leurs modes d'existence - avec la preuve et sa centralité cognitive pour entrée. Présentation Rafael Mandressi Sur le paradoxe de la preuve en rhétorique Emmanuelle Danblon La preuve judiciaire et la liberté du juge Jean-Louis Halpérin Démontrer en logique : une science expérimentale ? Claude Rosental Le cannibale et son témoin Mondher Kilani La preuve mathématique en tant qu'elle est épreuve de mémoire Jean Dhombres La démonstration comme élément de pratique mathématique Karine Chemla Preuve, expérience et témoignage dans les " sciences du corps " Rafael Mandressi La rumeur, ou la preuve ordinaire Bernard Paillard Observer, raconter ou ressusciter les rêves ? Jacqueline Carroy La reproduction à l'épreuve Christine Jungen L'effet Pressac Nicole Lapierre
Le microphone est un exhausteur de son. Il permet à l'artiste, non pas de chanter plus fort, mais de baisser la voix. Il rend audible un chuchotement dans une grande salle de spectacle. Cet art de l'amplification sonore, encore balbutiant en France dans les années 1930, transforme radicalement le paysage musical et les codes de la performance vocale. Quelques chanteuses et chanteurs d'avant-garde essaient d'apprivoiser le potentiel de l'instrument, tout comme les crooners américains une décennie plus tôt. Ils ajustent pour cela leur manière de chanter, tentent de répondre aux exigences de la technique par de subtiles adaptations. Souffle, gestuelle, diction, déplacements et expressions du visage se réinventent. A la croisée de lectures sociotechniques, artistiques et historiques, ce livre propose d'explorer la façon dont le microphone et le corps de l'interprète se rencontrent, ouvrant ainsi la voie à la diversification musicale de la seconde moitié du XXe siècle.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.