Je n'ai connu ni Navarre ni Nungesser, mais ce que j'ai pu apprendre d'eux - que j'admirais profondément - me confirme que Beurling était le pilote de cette guerre qu'ils auraient le plus aimé". Pierre Clostermann, "Premier chasseur de France" , plus grand as français de la Seconde Guerre mondiale, dans Les Feux du ciel. 25 000 pieds au-dessus de Malte : c'est l'altitude à laquelle les Spitfire interceptaient les Messerschmitt, les Macchi et les Reggiane qui arrivaient par vagues en escortant les Junkers et leurs cargaisons de bombes. Voici l'histoire de l'un de ces pilotes de Spitfire, George Beurling, canadien et profondément anticonformiste, qui a enregistré 27 victoires aériennes en seulement 14 jours de combat. Voici l'histoire d'un homme et d'un escadron qui se sont battus à un contre cinq - voire un contre dix - pour défendre l'une des zones les plus bombardées de la Seconde Guerre mondiale, une petite île d'à peine plus de 300 km2 abritant 250 000 habitants dont les habitations seront rasées à 85 %, le dernier bastion allié dans une mer Méditerranée désespérément contrôlée par l'Axe en 1942 : Malte. C'est le vent des plus grands récits d'aventures aériennes qui souffle sur les mémoires de George Beurling, écrites en 1943 juste après son tour d'opération à Malte (qui prit fin en octobre 1942). On retrouve beaucoup de la fougue d'un René Mouchotte, Pierre Clostermann ou Antoine de Saint Exupéry dans ce récit "à chaud" des exploits du plus grand as canadien. Au cours de l'été 1942, en seulement 14 jours de combat, Beurling a détruit 27 appareils allemands et italiens. Abattu en octobre 1942, il rend compte dans ses mémoires des ravages et de l'ivresse des combats de la bataille pour la Méditerranée. Beurling, qui avait appris à piloter dans son adolescence, fut recalé de la RCAF mais réussit à s'engager dans la RAF en 1939, où il suivit un entraînement de pilote de Spitfire. Il acquit assez rapidement une réputation de tireur hors pair. C'était aussi un loup solitaire, un pilote qui rompait régulièrement la formation et ne respectait pas scrupuleusement les ordres. En juin 1942, il est envoyé sur la petite île de Malte, la dernière maigre possession des Alliés dans la région, assiégée depuis des mois. Les victoires remarquables de Beurling n'aidèrent pas seulement les Alliés à renverser le sort des armes en leur faveur, mais eurent un effet décisif pour relever un moral qui en avait désespérément besoin. Il survécut à la guerre, mais trouva la mort le 21 mai 1948 pendant qu'il convoyait un avion de l'Italie vers la Palestine pendant la guerre israélo-arabe. Il avait 26 ans.
1913. La première expédition lunaire quitte la Terre. Cinq intrépides se dirigent vers la face cachée du globe d'argent, où ils supposent qu'il existe une atmosphère. Rapidement, le contact avec eux est perdu. Personne ne sait ce qu'ils ont découvert ni s'ils sont encore en vie. Une histoire de mort, d'amour, de nostalgie et d'espoir. Un huis clos mêlant SF et horreur dans une ambiance délicieusement rétro, librement adapté d'un roman polonais de Jerzy Zulawski, précurseur de la littérature de science-fiction polonaise. Ce roman avait été adapté au cinéma par Andrzej Zulawski, petit-neveu de l'auteur, en 1987 sous le titre Sur le globe d'argent.
Mêler dinosaures et hommes préhistoriques, cela peut vite tourner au grotesque. Rien de tout cela ici. Nous accompagnons un groupe de femmes préhistoriques confrontées à l’âpreté d’une vie où le danger peut surgir à chaque instant ; où la nature offre des paysages splendides mais cache bien des pièges mortels ; où la violence est omniprésente, et humains comme dinosaures des alliés ou des menaces potentielles. C’est beau, (très) sanglant, sans concession.
Pilote chevronné, Vassili Emelianenko était aux commandes de l'un des avions les plus redoutés de l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale : l'Iliouchine Il-2 Chtourmovik. Cet avion lourdement blindé était pratiquement sans égal en termes de puissance de feu, mais il était lent à manoeuvrer et constituait une cible facile pour les chasseurs. L'Il-2 devait attaquer les cibles ennemies à très basse altitude, ce qui entraînait des pertes énormes tant en matériel qu'en personnel. Il n'est donc pas étonnant qu'après 80 missions de combat contre les Allemands, Vassili Emelianenko ait reçu la plus haute distinction : le titre de Héros de l'Union soviétique. Il effectuera un total de 92 missions. Son avion a été abattu à trois reprises, et à chaque fois, il a réussi à rentrer à la base, faisant preuve d'une résilience et d'un courage remarquables face à des circonstances terrifiantes. Sur un ton très vif, les mémoires de Vassili Emelianenko offrent un aperçu rare de la réalité des combats sur le front de l'Est et des tactiques de la force aérienne soviétique. Il rend compte avec une clarté remarquable des difficultés et des conséquences de la lutte contre un ennemi aussi habile que de plus en plus désespéré. Les rencontres avec la chasse ennemie, les atterrissages forcés en territoire hostile et la disparition d'amis proches sont racontés de manière dramatique et émouvante dans ce rare témoignage à la première personne.
Dès la fin de la guerre, le maréchal Erwin Rommel était considéré par les Alliés comme l'un des rares militaires de l'Allemagne nazie qui ne méritât pas l'opprobre. Il ne fit d'ailleurs l'objet d'aucune enquête approfondie de la part des juridictions d'après-guerre. Est-ce parce qu'il avait été assassiné sur ordre d'Hitler en 1944 pour avoir participé à l'opération "Walkyrie", le complot qui visait à éliminer le Führer ? Ou bien parce que les troupes qu'il avait commandées, en Afrique ou en Europe, ne commirent jamais d'actes inhumains ou contraires aux lois de la guerre ? Pour comprendre cet officier hors du commun et éclairer les choix décisifs qui furent les siens au cours du conflit, François Gerber s'est penché sur toutes les étapes importantes de son parcours, à la lumière de ses carnets personnels, de ses écrits techniques et des nombreuses lettres qu'il adressa à sa femme. Le lecteur parvient ainsi à discerner le moment où Rommel commence à passer de l'admiration pour Hitler à un désaccord qui ne fera que s'accroître. L'auteur retrace enfin en détail la mise au point du complot imaginé par Stauffenberg et il apporte des témoignages précis pour mieux cerner le soutien que lui a vraiment apporté Rommel. Grâce à cette enquête hors du commun, la dimension énigmatique qui a toujours entouré Rommel se dissipe et le lecteur découvre tout à la fois le génie tactique du "renard du désert" et la loyauté d'un officier, non pas au national-socialisme mais à la grandeur de l'Allemagne dans laquelle il avait été élevé et qu'il a voulu servir.
6 juin 1944, 4 heures du matin. Une véritable armada s'est postée au large des côtes françaises. A la fin de la journée, des milliers d'hommes seront morts. Moins d'un an plus tard, le III ? Reich aura capitulé. Pour comprendre la plus grande opération militaire de l'histoire, Peter Caddick-Adams a mené des recherches de première main, recueilli des témoignages inédits et acquis une connaissance approfondie des archives. Explorant en détail les préparatifs du combat et la stratégie des Alliés, il plonge ensuite le lecteur dans les barges de débarquement, au coeur du carnage d'Omaha Beach, aux côtés des parachutistes, et même des forces allemandes retranchées derrière l'Atlantikwall. En qualité d'ancien officier, il donne à voir la réalité du terrain et rend hommage aux expériences de tous les acteurs impliqués : les fantassins sur les plages, les marins, les aviateurs, les résistants en France, les femmes sur le front intérieur, les états-majors ou encore les civils. Voici, en somme, l'histoire du Jour J la plus complète et la plus documentée jamais publiée. Un exceptionnel, et indépassable, panorama.
Alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage sur de nombreux champs de bataille à travers le monde, des agents secrets, hommes et femmes, oeuvraient derrière les lignes ennemies, glanant des renseignements, infiltrant des espions, mettant au point des assassinats et des actes de sabotage. De la France aux Balkans en passant par la Birmanie, ce livre, illustré de 180 photos d'archives et d'oeuvres d'art, présente les missions clandestines les plus importantes du conflit et les histoires d'agents peu ordinaires comme Violette Szabo, Patrick Leigh Fermor et Peter Tompkins qui ont mené des opérations très spéciales.