Paraît un jour un livre, d'un romancier allemand, qui raconte l'histoire universelle, sagement absurde, d'un homme ordinaire, dans une ville impersonnelle. L'ouvrage passe inaperçu ou presque, jusqu'à ce que l'on découvre, sept ans plus tard, l'existence d´un roman " jumeau ", au titre et à l'intrigue en tous points identiques. Un livre publié à la même époque, dans une autre langue, par un auteur uruguayen. Lequel serait resté dans l'anonymat le plus total s'il ne s'était pas ainsi trouvé, avec son confrère allemand, promu héros d'une vertigineuse coïncidence dont s'emparent vite éditeurs, essayistes, critiques, universitaires... Mais la question demeure : deux hommes, étrangers l'un à l´autre, peuvent-ils réellement avoir écrit le même roman ? Avec une ironie diffuse, traversée d'élans burlesques, Kostis Maloùtas dessine, de fausses pistes en vrais questionnements, un impressionnant réseau de textes " gigognes " où sont soulevés, un à un, les grands enjeux de l'industrie littéraire.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
135
Date de parution
27/08/2019
Poids
170g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791095434184
Titre
Une fois (et peut-être une autre)
Auteur
Maloùtas Kostis ; Pallier Nicolas
Editeur
EDITIONS DO
Largeur
130
Poids
170
Date de parution
20190827
Nombre de pages
135,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Il était une fois une nation dont la destinée prit subitement un tournant bien peu ordinaire. Un beau jour, son roi trouva que la dictature du soleil avait assez duré, et il décida de prendre sa place. C'est ainsi que le calendrier changea de maître : lorsque le roi émergeait des bras de Morphée, une nouvelle journée pouvait commencer, avant de s'achever quand le roi se couchait. Mais lorsqu'un nouveau monarque au sommeil capricieux accède à la fonction suprême, le cours du temps se voit bouleversé comme jamais auparavant. Car si le souverain insomniaque a le pouvoir de donner naissance à un nouveau jour, il ne règne pas pour autant sur le coeur de sa bien-aimée, une source d'inquiétude qui chamboule ses nuits comme ses journées.
Une fois n'est pas coutume, la revue Actes de la recherche en sciences sociales a décidé de publier des articles sans lien thématique. Depuis les transformations de la ségrégation sociale à Athènes, qui jette un éclairage nouveau sur les problèmes vécus par la Grèce ces dernières années, jusqu'à l'analyse des inégalités des différents groupes sociaux face aux accidents de la route, ce numéro maintient cependant un éclairage spécifique sur les problèmes d'actualité. Les difficultés des institutions d'encadrement de la jeunesse, école ou agences d'insertion, sont aussi mises en perspective avec les transformations sur le long terme du professorat. La formation des élites meso-américaines est relue sous l'angle nouveau de la diffusion des doctrines économiques libérales. Du Pacifique au ghetto noir de Chicago, c'est aussi un retour sur le parcours de recherche de Loïc Wacquant qui est proposé pour mieux comprendre la formation, corporelle et intellectuelle, du " métier " de sociologue, dans un lieu plutôt inattendu : une salle de boxe.
Ce livre s'appelle L'Histoire de la littérature, car il y est question d'écrivains. Il aurait pu s'appeler La Littérature à coups de marteau, car il y est question d'écrivains et de bricolage. Ou Panique à Saint-Germain-des-Prés, ou encore Beigbeder en Patagonie, car il y est question d'écrivains plus ou moins célèbres, de bricolage peu orthodoxe et d'une affaire criminelle. Ce livre aurait surtout pu s'appeler Le Peuple des lettres, car il y est d'abord question de celles et ceux qui lisent des livres sans se préoccuper de la coqueluche des médias, et en premier lieu d'un contrôleur de gestion qui voudrait tant être publié. Ce livre s'appelle finalement L'Histoire de la littérature, car c'est une histoire d'amour, l'amour de la langue mais pas seulement. L'humour, un style subtilement baroque et Philippe Sollers y occupent une place tout à fait centrale. Bref, L'Histoire de la littérature est un livre complètement marteau qu'il ne faut pas prendre au pied de la lettre.
Dans des villages espagnols des années 30, trop isolés pour qu´un instituteur y fût nommé, les maîtres d´école étaient recrutés par des villageois au moment des foires. Ils avaient un salaire mais prenaient leurs repas chez les habitants qui les recevaient à tour de rôle. On les appelait catapote, "pique-au-pot" . La Nuit féroce se déroule à cette époque, dans un de ces villages au nom étrange. Le maître d´école est invité à partager une table dans une des maisons du lieu. Mais le terrible meurtre d´une jeune fille fige cette scène et libère la brutalité qui sous-tend ce bourg perdu lorsqu´un groupe d´hommes part à la chasse au meurtrier. Deux innocents fuient, bientôt persécutés par la colère aveugle. Un mal profond, enraciné dans le passé, irréfutable et impassible, gouverne le temps et l´espace dans ce conte noir et métaphysique aux résonances de tragédie grecque.
Au nom du Père" met en scène un vieil homme aigri, égocentrique, qui réfléchit sur sa vie, triste et solitaire. Il cherche quelqu'un d'autre à blâmer pour sa relation ratée avec ses parents, ses deux fils adultes, la rupture de son mariage et la chute de sa femme dans la folie. Son récit est motivé par la vente de la maison où il a vécu avec sa famille, maison construite par un frère mystérieux. Et même si ce narrateur insupportable essaie d'aliéner le lecteur par son nihilisme et son auto-analyse névrotique, il ne parvient pas à le repousser parce que l'écriture est intense et perturbante. Dans cette quête existentielle, elle parvient à donner un sens à cette vie qui en manque absurdement et à transformer le texte en tragicomédie. " Je m'inquiète pour les gens qui aiment mon écriture. Parce qu'il y a généralement quelque chose qui ne va pas chez eux. Il y a manifestement quelque chose qui ne va pas chez un grand nombre d'entre nous." Ces réflexions sont aussi de Balla.
Le livre de l'artiste suisse Stefan Sulzer raconte l'histoire d'une visite à la Dia Art Foundation à Beacon, près de New York, au cours de laquelle la mère de l'artiste s'est sentie si offensée par l'élégante simplicité des peintures de l'américain Robert Ryman, qu'elle a laissé glisser lentement et avec la plus grande concentration sa main sur une de ces peintures. Stefan Sulzer combine cette histoire avec des déclarations et des informations sur le travail de Ryman et crée ainsi un récit poétique sur la réception analytique et émotionnelle de l'art. La conception du livre, qui reprend celle des éditions Taube, emprunte à la démarche de Ryman : l'utilisation excessive de l'espace blanc construit un objet subtil et hermétique, en lien avec un des énoncés du livre : "Mallarmé disait de la blancheur de la page qu'elle agissait tel un vide qui contrastait de manière apaisante avec l'intensité signifiée par la noirceur des lettres imprimées".