Nos maris ont quitté ce village pour en défendre d'autres / Ils se battent dans des ruines qu'ils protègent comme leur peau / Prêts à signer de leur sang les murs de chaque maison / Nos maris creusent des tranchées qui se ferment sur eux lorsque la mort survient / C'est ainsi qu'ils s'éteignent / Ravalés par le sexe de la terre / Parfois vos hommes se perdent et tombent dans ces ventres / de tels sexes ont-ils une patrie / (L'histoire, soldats, les confondra) / Comme la terre confond ses fils / Sur chaque sexe clos pousse désormais une tombe / Les cimetières sont nos temples / La guerre nous a rendu maîtresses dans l'art de les construire / Où sont nos maris / Nos ventres les réclament.
Nombre de pages
125
Date de parution
30/03/2005
Poids
144g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782846811071
Titre
Titsa
Auteur
Malone Philippe
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
125
Poids
144
Date de parution
20050330
Nombre de pages
125,00 €
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Né en 1968, Philippe Malone est écrivain et photographe. Ses pièces sont mises en scène (Comédie de Valence, Théâtre Gérard Philipe-CDN de Saint-Denis, Panta-Théâtre à Caen), en lectures (Mousson d'été, Comédie-Française) et, pour certaines, diffusées sur France Culture. Aux Editions Espaces 34, il a publié Septembres, III, L'entretien, et, avec Lancelot Hamelin, Sylvain Levey, Michel Simonot, L'extraordinaire tranquillité des choses, toutes trois traduites en allemand. Septembres est créé par Michel Simonot au Théâtre d'O à Montpellier, puis à La Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon en juillet 2009.
Bien Lotis se présente sous forme d'interview menée tambour battant entre un journaliste et un couple d'habitants : à fois questions-réponses, quizz, commentaires, flash-back, apartés, il dresse avec humour un tableau intime des quarante glorieuses, de l'arrivée enthousiaste dans les cités au rêve pavillonnaire : la grande épopée périurbaine. A travers ce couple attendrissant, avec Ahmed l'immigré syndicaliste, Carlos le fils et une kyrielle de voisins, Bien Lotis explore l'histoire de l'urbanisation sur les vies, la mémoire d'une époque mais aussi les bouleversements de la notion de travail : usine, chômage, entreprise individuelle. Un regard tendre, drôle, féroce sur les situations de vie et les mutations d'une société, en pleine résonnance avec aujourd'hui. Que reste-t-il des utopies ?
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
Lorsque le père de Tiago Rodrigues était à l'hôpital, il recevait régulièrement la visite d'une femme appelée Teresa. Elle travaillait comme bénévole à l'hôpital et prenait le temps de parler aux patients pour rompre leur solitude. Plus tard, Tiago Rodrigues a découvert que Teresa était une actrice qu'il connaissait bien.Depuis son lit de malade, son père, réalisant qu'il allait mourir, a commencé à écrire un livre. Selon Teresa, il voulait mélanger ses expériences de patient en phase terminale à l'hôpital avec des souvenirs de sa vie, en particulier des histoires liées à son travail de journaliste. Par exemple, il a pensé à l'histoire d'une autre Teresa, Teresa Torga, une obscure actrice et chanteuse de fado, souffrant de troubles mentaux, qui s'est déshabillée et s'est promenée nue, récitant des poèmes et chantant dans l'une des rues les plus animées de Lisbonne, lors d'une manifestation.Après la mort de son père, Tiago Rodrigues a ouvert le carnet. Il ne contenait que quelques lignes et points, quelques gribouillis, comme les dessins abstraits d'un enfant en bas âge.Dans Pas de yaourt pour les morts (No Yogurt for the Dead), Tiago Rodrigues crée une pièce de théâtre pour imaginer ce que son père aurait pu souhaiter écrire dans les derniers jours de sa vie.